SCÈNE VI
BATHILDE, LIONEL, Miss HENRIETTE, Plusieurs Officiers.
LIONEL
Que personne ne me suive... Vous, Lechmère, prévenez lord Gage que toute résistance est inutile et pourrait devenir dangereuse. . . qu'il est mon prisonnier , et que , seul , je veux lui parler. . . Pour vous , messieurs , point de désordres . . . point de violence . . . qu'on place des sentinelles à toutes les portes... qu'aucun excès ne déshonore la cause de la liberlé... nous avons pris les armes non pour violer les lois, mais pour les défendre... [Apercevant Ba^ ihilde.) Ah ! Halhilde ! c'est vous que je revois. . . Zambaro in'a tout appris .. . je sais qui vous êtes. . . maintenant vous serez .î moi.
Que dites-vous ? . . . moi consentir à voire honte ! . . . non, la compagne du noble Lionel doit être pure aux yeux du ciel comme aux siens. . . Tenez. . . (JLui montrant miss Henriette.) Regardez.
LIONEL, la voyant.
Miss Henriette !
BATHILDE, à mi-voix.
Oui , miss Henriette... elle est belle, noble, vertueuse... elle est bien heureuse . . elle est digne de vous.
SCÈNEVII.
Les Précédens, ARTHUR, Plusieurs Officiers et Soldats, ARTHUR.
Nous les vengerons I . . . c'est moi qui vous le promets.
Qui s'est permis d'enfreindre mes ordres ?. . . Que voulez-vous 7 que demandez-vous
ARTHUR
Justice... Trois officiers de notre régiment, tombés ce matin entre les mains du gouverneur , ont été amenés sur les murs de la citadelle... et là , en présence du peuplevous ne le croiriez jamais. . . ils ont été fusillés.
LIONEL
Des prisonniers de guerre !
Arthur:
On a pensé que des Américains étaient hors du droit des gens.
LIONEL
Quelle indignité !
ARTHUR
Eh bien ! le sang paiera le sang. . . et voici la victime que nous réclamons.