‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 348 sur 367 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

PATERNICR, BISCHOFF.

(/Z5 entrent par la droite; Bischoff pousse la porte en faisant signe à Paternick de garder le silence. )

pAterwick, étonné.

Pourquoi donc ces précautions?

BISCHOFF

Chut, M. Paternick ! ( Baissant la voix. ) Nous sommes perdus I..

PATERNICK.

Perdus !..

BISCHOFF

Que saint Nicolas nous protège !.. mais je crois que vous avez fait une bêtise!...

PATERNICK.

C'est pour me dire cela que vous me faites quitter le souper î

BISCHOFF

Apprenez que les F rançais ne sont pas si abandonnés que nous le croyions!...

PÀTERNICK.

Qu'est-ce que vous dites?

BISCHOFF

Le corps d'armée dont ils parlaient, va arriver...

PATERNICK.

Le gros corps I...

J'en ai les preuves ; ils viennent de commander vingt mille rations de pain , de foin et d'avoine. . . Ensuite , vous savez, ce tapage qu'il y a eu dans la rue ?

PATERNICK.

Ah! oui... Kornischoff , le charron... à qui j'avais échauffé la tête. . .

BISCHOFF

Et qui se permettait des propos contre eux... Le vieux est sorti , Ta pris par l'oreille. . .

PATERNICK.

Un Russe !. . . par l'oreille !. . . ah ! ça fera crier !. . . Est-ce qu'ils s'imaginent nous mener par le bout du nez?...

BISCHOFF

En disant... conduisez ce drôle en prison !... A la pointe du jour , il passera au conseil de M. le maréchal.

PATERNICK.

Du maréchal !... un maréchal ferrant?

BISCHOFF

Eh! non... le maréchal de France qu'ils attendent...

PATERNICK.

Diable!...

Air : J^audeville de Turenne.

Pour avoir une telle audace, Il faut qu'ils soient sûrs de leur coup.

BISCHOFF

Ils vont nous condamner en masse

A la schlague ou peut-être au knout, [bis. )

Laissez donc !

Ils sont barbares à l'extrême j Ils n'en connaiss'nt ni l'usag', ni le nom....

BISCHOFF

Ils appell'nt ça des coups d' bâton; Mais ça r'vient tout-à-fait au même !

pAternick , froidement.

Oh! non... ça ne vaut pas le knout! du reste, c'est votre faute , mes enfans.

BISCHOEF.

Notre faute!...

PATERNICK.

Je vous disais d'aller doucement... Je les connais ces guerriers indomptables, ces phalanges victorieuses !... Aussi je m'en lave les mains. . . Je ne me suis mêlé de rien ^ et je m'en vais î

[Il fait un pas pour sortir.')

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