SCÈNE III
Les MiÈMES , GOTTE , une lumière à la main ; DOMINI- QUE, sa valise sous le bras.
noMiNiQu E , fredonnant en dehors.
Aimable et belle , Viens, réponds à l'appel...
GOTTE , V éclairant.
Par ici, monsieur le Français !
DOMINIQUE , entrant.
{A Paternick et Bischoff.yEh. bien! vous êtes gentils, vous autres... vous laissez les amis boire tout seuls !
BISCHOFF
Il fallait bien s'occuper de votre appartement.
DOMINIQUE , posant sa valise sur une chaise. Ah ! c'est ma chambre ?
LOUISE , oui^rant la porte du cabinet.
Et là, votre lit...
GOTTE , portant des draps. .
Du linge bien blanc. . .
pAtebnick, entre ses dents.
Oui... j'espère qu'ils seront dans de beaux draps!
DOMINIQUE , regardant.
C'est superbe ..
BISCHOFF
C'est la salle d'audiencedu conseil.
On doit joliment y dormir î Je trouve seulement que vous m'avez place' bien loin de mon général... s'il a Desoin de moi !... j'ai l'air d'une sentinelle perdue !...
PATERNICK.
Oh ! lui , il a la chambre d'honneur. . . celle du grand Souwaroff... [Montrant une porte à- gauche.) Là bas, au bout de ce corridor. . .
LOUISE
Oh! mon dieu... on peut bien vous mettre à côté de lui. {En lui jetant un regard. ) J'ai pensé qu'ici tout seul vous seriez plus tranquille... mais si vous y tenez... DOMINIQUE, la regardant'.
Non, non... du moiment que vau» avez arrangé ça...
pAterwick, bas à Bischoff, Est-elle adroite !
DOMINIQUE , à part.
La petite m'a compris !. . . ( Haut et prenant du tabac dans sa valise qu'il laisse ou(^erte. ) En attendant que mon lit soit prêt , je vais fumer une pipe avec le général.
GOTTE
Et boire un verre de bierre... je viens de lui en monter... Allons , petite fille , faites vite la chambre.
DOMINIQUE , enregardaM Louise, Bonsoir , mes dignes amis.
TOUS
Bonne nuit , mon officier !
PATERNICK.
A demain!..»
DOMINIQUE , gagnant la porte. Oui... à demain... {^4 part.) Compte là-dessus... BiscHOFF , bas à Louise.
Et ce papier...
PATERNICK , de même.
Tâchez de le saisir. . .
(//* sortent, h droite, tandis que Dominique sort a gauche. )