‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 365 sur 367 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les MEMES , .PATERINICR , "oetu en eosaque , la lance à la main , et poussé par les soldats.

PATERNICK.

Pas de violences, Français. . . j' vous dis que je m' rends , n'ayez pas peur...

Air : Qu'il est flatteur d'épouser celle. Malgré la lance que je porte , Je n' veux pas vous faire de mal.

Rassurez-vous, brave cohorte, J' viens parler à votr' général.

DOMINIQUE, l'examinant.

Cest p't-étr' un espion qui se cache...

METJKIEH.

On va bientôt savoir cela 5 [S' avançant. )

Il faut lui couper la moustache.

PATERNiCK, Votant et la lui présentant.

C'est inutile... la voilà !

LOUISE, étonnée.

C'est Pateriiick.

MEUNIER

Il tombe du ciel.

PATERWICK.

Non , je tombe de cheval.

DOMINIQUE

Notre ami d'hier soir, qui est en cosaque ce matin.

PATERNICK.

C'est un petit costume de campagne que j'ai pris pour arrriver jusqu'à vous... car... Ne confondons pas, Français, je suis cosaque, mais je suis honnête, et c'est pour vous ramener votre alezan que vous aviez oublié. . .

DOMINIQUE

Est-il possible!...

PATERNICK.

Oui! nous pourrons faire un e'change... (// aperçoit Louise.) La voilà!... ma timide Louise!... la colombe au milieu des vautours!...

MEUNIER

Un échange !...

Que voulez-vous dire?...

PATERNICK.

Que dans le trouble de votre départ... vous vous êtel trompé, bon jeune homme, et ce n'est pas votre excellent coursier que vous avez emmené...

DOMINIQUE, auec ironie.

C'est pour cela que vous avez couru après nous?...

PATERNICK.

Uniquement!...

MEUNIER , ai^ec déjiancc.

Hum... je me défie de ce luron-là...

(/Z emmené Dominique de côté , ainsi que plusieurs soldats, et parait se consulter avec eux. Il envoie quelques éclaireurs dans dijférenles directions. Paternick se trouve seul avec Louise. )

PATERWICK , s' approchant de Louise.

Chère amie... je vous revois enfin... je vous ai bien pleurée , allez !...

LOUISE

Quelle imprudence à vous... de venir ici!...

PATERNICK, bas.

Ce n'est pas ma faute... c'est ce maudit cheval... que j'avais pris, pour courir au-devant de mes gens, et qui, au lieu d'aller à droite, a voulu absolument aller à gauche... il les avait flairés!... La bête est entêtée ; moi , j'ai du caractère... J'ai dit : Ma chère, un moment!... Nous nous sommes pris de mots!., j'avais beau le rouer de coups, ces chevaux français ça n'entend pas le russe ... il a pris le galop la tête entre les jambes , et en arrivant il m'a jeté les quatre fers en l'air ! ...

[Pendant ce récit, il y a beaucoup d'agitation dans le srouppe de Meunier ; plusieurs soldats accourent et lui parlent virement , en montrant la gauche , comme s^ils attendaient quelque chose d'extraordinaire.)

LOUISE

C'est une nouvelle manière de faire des prisonniers.

PATERNICK.

Prisonnier ! du tout ... je ne le suis pas î ... ce sonteux au contraire! j'avais donné mes instructions! mes douze cents hommes me suivent, et dans cinq minutes...

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