SCÈNE VII
Les mêmes , plusieurs OFFICIERS et quelques GRENADIERS.
[Ils entrent précipitamment et se jettent dans les bras de Meunier, de Dominique et des soldats, pendant le chœur suivant. )
CHOEUR
Air : Ah ! quel plaisir, quçl honheui^. Quel beau jour pour la Faancc , Les voilà ! les voilà retrouvés!
Nous perdions l'espérance, Le ciel les a sauvés.
( Se prenant les mains.) Mes amis, mes amis, doux moment pour nos cœurs. Je sens couler mes pleurs!...
Quel beau jour pour la France, çtc.
PATERNICK, regardant à droite.
C'est ma foi vrai!.,, des troupes superbes, des hommes magnifiques!... {Regardant à gauche.) Je doute que les miennes se hasardent I... Oh! non! {Haut.) Vous êtes libres, Français, et même, si vous voulez m'emmener aussi , vous êtes les maîtres... le sort m'a trahi !
Qu'est-ce que nous ferions de vous?
PATERNICK.
Je ne sais pas. {^i'cc dépit.) Alors, il ne me reste qu'à vous souhaiter un heureux voyage.
COEUR GÉIYÉRAL.
Air: Ah! c'est affreux , ah! c'est abominable. (De Jonas.) Partons! partons! Quelle douce espérance , Nous retrouvons des frères , des amis j Nous oublierons notre longue souffrance , En revoyant le ciel de not* pays.
Mon cœur palpit' d'avance , A la seule espérance De revoir notre France.
Partons, mes chers amis.
{Les soldats sont rangés au fond comme pour se mettre en marche ; Meunier est à leur tête, Dominique conduit Louise qui fait des signes d'adieu à Paternick. Le tam^ bour bat dans le lointain. Le rideau tombe, )