SCENE XIL
LES MÊMES , KOKMANN , BLOUM , CATHERINE , GEORGES , toute (a noce.
FINALE
CHOEUR , accourant.
• ^ ATÉt'f^Five"'F^7ta'/[d. ( Deuxième final de Léocadie. ) Ils sont unis.
FERDINAND, furicUX.
Qu'ils craignent ma vengeance.
CHOEUR
lis sont unis.
FERDINAND
Je punirai l'audacieux !
{Les mariés arrivent entourés de Kokmann, de Bioum et précédés des 'paysans et des jeunes gens armés de fusils et portant des ruéans à leurs chapeaux.)
CHOETJR.
Ah ! quel beau jour pour eux commence,
Ils sont unis , ils sont heureux !
Du bonheur la douce espérance
Se lit dans leurs traits, dans leurs yeux.
{Ferdinand se trouve en ce moment près de Catherine qui arrive en sautant» )
FERDINAND , has à Catherine,
O perfidie i Recevez donc, mon compliment.
GEORGES, te reconnaissant ^ à part.
C'est lui!
CATHERINE , interdite.
C'est lui, c'est monsieur Ferdinand.
FERDINAND
Est-ce ainsi que votre ame oublie Mon amour et vos sermens?
CATHERINE, baWutiant.
Mon Dieu, ce n'est pas moi 1
KOKMANN, à Ferdinand.
Monsieur.
FERDINAND
Silence!
LA BARONNE
Allons donc... calme-toi 1 FERDINAND , avcc une colère concentrée.
Voyons du moins l'heureux mari que l'on préfère.
GEORGES, à part.
.Te tremble , hélas !
Quel embarras !
FERDINAND, s' appTochant de Georges.
A ma colère, On ne pourra Le dérober.
CATHERINE, timidement.
Mais le voilà 1
{Ferdinand regarde Georges^ fme utt mêmmt dUtàitméi^
et recule tout trouhié. )
FERDINAND, IVOublé.
Dieun 1 qu'ai-je vu ?
Ccfl traits!... que. mon cœur chI ému!
( Silence. Le trouble de Verdinaml augmente , il re-
(jmmàt sans quitter Georges des t/eux, lout te mo nde ic regarde avec étonnement. )
Aia : Mais au salon t j'irai demain. ( Une Foiic. )
CATHERINE, à part.
Comme il s'est apaisé soudainl
GEORGES, à fart.
Dieux, quel trouble agite mon sein!
CATHERINE , à fart.
Qui peut donc causer son chagrin ?
FERDINAND , à fart.
Dieux 1 quel trouble agite mon sein l
ENSEMBLE
LA BARONNE, CATHERINE, KOK.MANN, BLOUM, à mi-voix.
Mais quel mystère 1 De sa colère Le voilà revenu.
Voyez comme il est confondu; 11 tremble , il parait tout ému.
Quel est donc ce mystère?
FERDINAND, à fart.
Sachons nous taire.
Que mon cœur est ému !
D'honneur, je reste confondu ; Ce regard , je l'ai reconnu ; Quel est donc ce mystère ?
GEORGES , à fart.
Ah 1 ce mystère Me désespère.
Le voilà 5 je l'ai vu ; 11 tremble , il reste confondu.
Grands dieux ! que mon cœur est ému D'amour et de colère!