SCENE II
LA DUCHESSE, seule.
[Elle s'est assise et après un moment de silence elle été son masque de velours. )
Respirons un moment!... Voilà donc aujourd'hui le seul protecteur de la duchesse de Longueville , un enfant!... celui-ci, du moins, n'obéit qu'à la générosité naturelle à son âge... ses sentimens sont nobles, désintéressés... (elle s'arrête en souriant.) désintéressés! je ne voudrais pas trop en jurer ! sa voix était émue... et tout à l'heure... en me donnant la main... il m'a semblé, autant que la frayeur m'a permis d'en juger, qu'il pressait la mienne en tremblant, {changeant de ton et se levant. ) Bon Dieu, suis -je assez folle ? à quoi vais -je penser, quand ma liberté est menacée... Si ce jaloux de Marsillac m entendait... il aurait beau jeu pour me reprocher ma coquetterie, mon inconséquence !. . . Eh bien! il aurait tort... au milieu des dangers qui m'environnent, j'ai déployé un courage digne de mon nom, et je sens qu'il ne m'abandonnera pas...
Ain : De la 'politique de Lise (M. Amédée de Beauplan).
Du sexe qui nous rend hommage Suivons les pas et les drapeaux ; Krnp ru nions le noble courage Oui l'ail les preux et les héros !
Dans <:es temps do guerre et d'alarmes,
De nos dioils il faut nous priver [bis.)
\\\ \ laissons reposer nos armes, Mous saurons huMi les relrouvor.
DEUXIÈME COUPLET
Dans ces combats, mêlés de fêtes,
L'amour en vain lance ses traits;
Car nous , pour faire nos conquêtes ,
Il faut le calme de la paix;
Dès que l'on goûtera ses charmes
Nos yeux pourront vous le prouver.,., (ùis.)
Ah! laissons reposer nos armes,
Nous saurons bien les retrouver.