‹ Le vieux Paris universitaireChapitre 1 sur 72 · A. CALLET · texte numérisé non relu

A. CALLET

Le volume que j'ai l'honneur de présenter au public n'a pas de prétention à l'érudition. Il y eût fallu trop de détails. C'est un recueil d'articles sur la Sorbonne, nos grands Etablissements scientifiques, les Lycées et sur les anciens Collèges inconnus de la foule et qui sont exposés d'un jour à l'autre à tomber sous la pioche des démolisseurs.

De ce qui reste de ces derniers, mon ami Callet a voulu reproduire par l'image l'austère aspect : vieux murs, portails monumentaux, gracieuses chapelles gothiques et autres vestiges matériels des bâtiments scolaires qui se groupaient autour de l'antique Sorbonne. Ce qu'il a voulu rappeler, c'est la vie des écoliers parisiens d'autrefois. Il les a vus sous le côté pittoresque, c'est-à-dire au dehors de l'école dont Montaigne a dit : « C'est une vraie geôle de jeunesse captive. On la rend, desbauchée , la punissant avant qu'elle le soit. Arrivez y sur le point de leur office; vous n'oyez que cris d'enfants suppliciez, et de maîtres enyvrez en leur cholère. Quelle manière pour esveiller l'appétit envers leur leçon, à ces tendres âmes et craintives, de les y guider d'une poigne effroyable, les mains armées de fouet'! »

Le fouet n'était pas seulement un auxiliaire de renseignements Il aidait au lever des élèves. « Il les guidait tout le jour vers la

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