ANS PAREIL
Bonnet du grand Thomas, d'après une pièce conservée au cabinet des EsUmpes. (Coslumes et Mœurs, Uuis XV, Oa 29.)
les uns sur les autres comme les perles d'un collier, sa cravate blanche à nœud large et solennel, son épée avec la poignée à têhî d'animal, sa plaque sui' la poitrine, son visage grave, doux et vénérable, orné d'un beau nez aquilin, débitant d'une voix mâle et forte ses éloquentes harangues.
C'était un personnage magnifique en toutes choses, et dans certaines occasions imporlantes il déployait le luxe d'un prince. Un jour qu'il alla rendre visite au roi à Versailles, on le vit défiler par
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les rues au milieu d'une pompe tout à fait orientale. Monté sur un clieval superbe qu'un valet conduisait par la bride, il était coilTti d'un bonnet en argent massif (dont le portrait nous a été conservé par la
Un opérateur... iur les bêtea.
Le marchand de mort-aui-rals (dessin do Gavarni).
gravure), ayant à son sommet un glolie couronné d'un coq; il portait un habit écarlate et un plastron d'arpent, représentant un soleil si lumineux, qu'on ne pouvait le regarder de face, et il défilait au milieu d'une escorte, salué par les acclamations du peuple.
Cet illustre empirique brilla sur le Pont -Neuf au moins pendant
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vingt-cinq ou vingt-six ans, c'est-à-dire sûrement jusqu'en 1737*, et peut-être encore plus tard. Sa statuette en pied, qui porte pour suscription, dans une guirlande : c Je suis de 4734, » semble se rapporter à un évënement célèbre de sa vie. Trois ans après, une pièce de vers, écrite en alexandrins solennels, célébrait encore ses talents et ses vertus sur le ton le plus enthousiaste. Voici ce fragment épifjue, dont nous avons retrouvé un exeni[>laire :