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est en Tunisie, presque le double, mais très inférieure à ce qu’elle est au Maroc, presque neuf fois moindre.
2° Lorsque, en 1881, nous avons pénétré en Tunisie, il ex'stait sur le territoire de la Régence 1.100 hectares de vignoble appartenant aux Musulmans; ce vignoble était formé par une infinité de petites parcelles aux environs de Tunis, Bizerte, Le Kef, Gabès, dans le Cap Bon, dans l'ile de Djerba et dans quelques oasis. Dans ces dernières la vigne formait de véritables cordons de palmiers à palmiers. ;
Ces cordons pouvaient atteindre jusqu’à 75 et même 100 mètres de longueur et produire 200 à 250 kilogs de raisins.
A côté de ce vignoble tunisien musulman, il y avait 100 hectares de vignes appartenant à des sociétés françaises.
En 1933, année qui marque le point culminant de l’extension du vignoble, 50.000 hectares étaient aux mains des Européens et 5.000 aux mains des indigènes. En 1936, 42.383 hectares à des Européens, 4.400 à des Musulmans (4).
Nous avons donc le tableau suivant :
Epoque Vignoble indigène Vignoble européen 1881 91,7 % 8,3 % 1933 9 & 91 %
En ce qui concerne la répartition entre grande, moyenne et petite propriété, voici une statistique tunisienne de 1956.
Les vignobles de plus de 20 hectares représentent 30.000 hectares, répartis entre 500 viticulteurs, soit 60 hectares par vigneron (sociétés ou particuliers), Les plantations de moins de 20 hectares représentent 17.000 hectares répartis entre 3.000 viticulteurs, soit 5 ha. 7 par vigneron.
Veut-on quelques détails de plus sur cette situation &e 1936 (5)?
6.275 ha. appartiennent à 2.234 propriétaires, soit 3 ha. chacun.
(4) Camblat, loc. cit. | É (5) Coupin : Communication à la Journée de PAgriculture nord-africaine (9 mai 1947) (La reconstitution du vignoble en Tunisie, p. 36).