‹ Le Vignoble Nord-AfricainChapitre 137 sur 216 · IL. LES TRANSPORTS · texte numérisé non relu

IL. LES TRANSPORTS

La plus grosse partie de la récolte étant exportée, la question des transports maritimes est primordiale en matière de commerce de vin. Et cette exportation étant à destination de la France, donc normalement réservée aux navires français, en vertu du. privilège du pavillon, pour ce qui est de l'Algérie, principal exportateur, il est du plus haut intérêt que navigue sous pavillon français une flotte de commerce bien équipée pour le transport des vins.

Mais avant d’atteindte les ports d'embarquement et pour la distribution à l’intérieur du pays le vin droit emprunter des voies terrestres. Pendant de longues années ces transports se sont effectués en fûts et par chemin de fer. Aujourd’hui ils s'effectuent en très grande majorité par camions automobiles, et la futaille et. de plus en plus remplacée par des citernes métalliques. :

Il y a trente ans l'expédition du vin d’une propriété algérienne Boufarik, Marengo, Randon, ou Aïn-Temouchent au chai de Bercy nécessitait vingt et une opérations, la première était au départ le remplissage dans la cave du récoltant des fûts du négociant, et la dernière était à l’arrivée le transport de ces fûts de la gare ou du port de Bercy à l’entrepôt du destinataire.

Il est inutile en l’instant d’énumérer la série de ces manipulations et transports. Mais notons que les améliorations d'ores et déjà apportées aux errements anciens les réduisent à douze et il n’est pas impossible de les réduire à huit. Nous aurons à revenir sur ce sujet. : \

Les améliorations réalisées et celles que l’on peut espérer prochaines réduisent également et de manière sensible, le nombre des fûts nécessaires au négoce du vin, mais il fut un temps, et tout récemment encore, durant la guere 1939-1945, alors que le pool international réglait souverainement la circulation (des cargos où la question de Ia futaille fut cruciale. On en a manqué partout.

On utilisera encore et en quantité appréciable, les fûts de vieux bon bois, ne serait-ce que pour les vins de qualité, mais pour jes vins courants ils sont de plus en plus remplacés par les bateauxciternes, les camions-citernes, les wagons-citernes ou par les récipients métalliques transportables qu’on nomme containers.

Pour les alcools de qualité il est nécessaire également de disposer de futaille. De jour en jour cependant le commerce se plaint de la disparition de tonneliers qualifiés.

Page 1