hectolitres
D'après ces indications sommaires le Français buvait de 1870 à 1900 un peu moins d’un hectolitre par an; le Français, de 1965 à 1925, a bu à peu près un hectolitre 1/4.
Enfin voici quelques chiffres sûrs que nous possédons : ce sont ceux qu'a admis le Ministre du Ravitaillement en octobre 1948 pour établir son plan de répartition :
a) Disponible :
Production France-Algérie .......... 96 millions d’hectolitres
Fünisierel-Marpe}ze net nine Utilisation locale de toute la production.
RÉCOILE ARS DA LIT ES ce Ce RC 56 millions d’hectolitres
b) Répartition :
Vins à. appellationseontrôlée +...
5 > > Distillation mistelles, apéritifs ........ D > > Vins délimités de qualité supérieure .. 5 >» > Consommation en franchise .......... 10 » »
Consommation rasée ec porn) 31 » »
De cette liste sont à supprimer les alcools et les apéritifs mistelles, qui ne sont plus du vin. Tout le reste est du vin à consommer et représente 51 millions d’hectolitres. Nous retrouvons exactement le chiffre de la consommation moyenne 1900-1925. Mais ce chiffre comprend cette fois l'Algérie, la consommation métropolitaine do.t donc être Ge 49 mil:ions d’hectolitres.
Par ailleurs, si nous prenons les récoites correspondant aux années de consommation inscrites dans le tableau, nous tiouvons pour la période 1900-1925, une production moyenne métropolitaine de 58.892.599 hectolitres. Si nous retranchons de ce chiffre les quantités employées en distillerie, vermoutherie, etc, soit environ 6 à 7 millions d’hectolitres et la consommation algérienne près de 2 millions, il reste de 50 à 51 millions d’hectolitres. Autrement dit : la France métropolitaine dispose chez elle très exactement de la quantité de vin dont elle a besoin. Et c’est cette constatation qui, suivant certains, explique J’hostilité dont il a été si Souvent question, de la viticulture méridionale contre la viticulture algérienne.
Tel est le résultat auquel nous arrivons par une méthode de calcul qu’on peut appeler indirecte. Car il est une méthode directe qui consiste à prendre et à analyser les statistiques, soit officielles, Soit privées, établies depuis un siècle pour la consommation du vin en Métropole.
Cette consommation est par an et par habitant de 100 litres de 1880 à 1885; elle tombe à 90 de 1886 à 1890, puis monte à 110 (1891-1895), à 130 (1896-1900), à 144 (1900-1905), à 145 (1906- 1910), dépasse 140 de 1911 à 1913, tombe à 70 en 1915, puis