‹ Le Vignoble Nord-AfricainChapitre 149 sur 216 · NET E · texte numérisé non relu

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remonte sans arrêt pour atteindre 120 litres en 1919, dépasse ce chiffre en 1920, fléchit à nouveau en 1921 et remonte en 1922, en dépit de la guerre 1914-1918, cette période peut être considérée comme normale, À partir de 1923 au contraire une série de secousses fait des années 1924-1948 une période quelque peu anormale : crises économiques d'ordre général, crise de surproduction du vin, puis brutalement les conséquences de la deuxième

. Suerre mondiale, qui ne permettent plus au Français de boire

autant qu'il le désire,

En bref de ces statistiques se dégage une conclusion un peu différente de celle à laquelle nous sommes arrivés précédemment, et qui se formule ainsi : la consommation métropolitaine a toujours été supérieure de quelques millions d’hectoiitres à la production (1 au minimum, 7 au maximum, 4 en moyenne) (1). Et c'est ce besoin de vin que satisferait chaque année l'exportation algérienne. ;

Cette seconde conclusion est-elle différente au fond de la première? Constatons qu’il ne s’agit que d’un écart de 3 à 4 millions d’hectolitres, ce qui, pour la récolte moyenne de 50 à 52 millions, représente une variation du quinzième seulement. Et peut-on vraiment être plus précis quand on sait dans quelles limites évolue la consommation en franchise? Quand au surplus il faut tenir compte de l'exportation métropolitaine qui a suffi plusieurs années durant à mettre d’accord les deux conclusions.

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