B ES OMBMS PORTÉES ET REFLÉTÉES
Figure 4re. Ombre parlée d’une Console. — Après avoir dessiné votre console, quelque forme que vous lui donniez, il faut diviser son profil en plusieurs points, tels que i , 2,3, 4 » et les reporter sur sa face ; ensuite en faire le plan au-dessous , sur lequel , au moyen du profil , vous marquez les différentes saillies et les points déjà indiqués. Cela fait , vous projetez toutes les lignes par 43 degrés sur le mur lui servant d’appui ; vous les relevez ensuite perpendiculairement ; vous abaissez de même par 45 degrés, sur la face, les points que vous y avez déjà marqués d’après le profil. Où ces mêmes lignes , par leur intersection , viendront couper celles relevées sur le plan , là seront les points qui doivent dessiner votre ombre. Pour celle de la saillie de la volute du bas de la console, nous renvoyons à la figure 8 de la planche ire, où le contour du cercle, qui est dans la même position par son profil , indique les moyens de l’obtenir.
Figure 2. Ombre portée des Modillons. — Comme c’est toujours par les profils des moulures que l’on projette leurs ombres sur les corps qui se trouvent être placés audessous d’eux, il est facile de voir ici qu’en posant son équerre , dont l’angle transversal est de 43 degrés d’inclinaison sous l’angle du larmier A, tout ce qui se trouve sous ce même angle est privé de lumière , et que l’ombre va se reposer sur la frise. Ensuite , la partie du modillon qui échappe à cette ombre par sa propre saillie au-dessous , en porte elle-même une autre qui se lie à la première , et qui présente par sa masse les parties renvoyées par la lumière. ( Proyez le profil du modillon a, sa face b, les coussinets c , la feuille e, d et f , projetés sur la frise , par ces parties frappées de lumière, sur le modillon placé sous le larmier.) Les denticules sous le quart de rond, comme dans la corniche corinthienne, étant naturellement dans l’ombre, il faut que leur teinte unie soit reflétée d une demi-teinte sur leur bord opposé au jour, ainsi que par le bas, comme l’indique la face du fond des modillons, et leurs métochés , d’une autre teinte dégradée de celle du même fond , pour les détacher les unes des autres.
Figure 3. Plan d’un Cylindre, ou du Fût d’une colonne. — L’élévation présente deux exemples : l’un des cylindres , celui du haut , porte un tailloir carré , et l’autre , celui du bas, une moulure circulaire saillante sur le fût. Pour avoir l’ombre portée de ces différentes figures, il faut d’abord tracer parallèlement à la diagonale a sur le plan, des lignes telles que b c d , et les relever sur le tailloir du haut en a b c d ; ensuite , de leur extrémité inférieure sur le tailloir , en projeter des lignes à 43 degrés; relever ensuite sur le plan les points e f g h , et leur point d’intersection vous donnera l’angle du tailloir sur le fût (1), et la courbe de l’ombre viendra se fpndre avec celle même du cylindre
(>) L’angle a, qui porte son ombre au point e sur le fût , et que j’ai exprimé ici par une ligne droite , du point i au point e, forme cependant vers le haut, dans le milieu de son espace, une légère courbe que l’on peut observer dans les détails plus en grand.