COUVERTURE
De la Couverture en tuiles et en ardoises.
Use idée do la couverture des combles a du trouver ici sa place , quoique celle partie du bâtiment soit toute de pratique, et que le «ouvreur,* pour l'exécution de son travail, n’ait pas besoin d’un dessin , la charpeute lui en traçant la marche , et la coutume faisant le reste. Cependant , comme la couverture en tuilo diffère , quant à la maniéré do l’employer, de «elle en ardoise , nous en avons offert les deux exemples suivans.
La fitj. première présente le faîtage en coupe , et la fig. a , le même faîtage vu de face. La latte dont on se sert pour la couverture en tuile s’appelle latte carrée; elle doit toujours être de bois de chêne et avoir 4 pieds de longueur. Chaque latte a , pour recovoir le crochet do la tuile, doit .être clouée sur cin(p chevrons b, qui font quatre espaces c, et pour leur ccartemcut, comme il y a plusieurs gTaudeurs do tuilo, il faut que les lattes soient distantes l’une do l’autre, prises chacune par dessus d, du tiers delà longueur de la tuile , qui est la partie qui reste a découvert , et qu’on nomme pureau e. Le faîtage f est couvert par dus tnilos courbes ou faîtières g, dont lo dessous est garni de tuileaux A et de
3o» * COUVERTURE.
plâtre , liant ensemble la faîtière et les premières tuiles », quelles recouvrent dos deux liors , et sont jointoyées ensuite en forme do crête , ou dessus k.
Le bas de ces combles (fig. 3) , au dessus des corniches, qu'on nomme .égout, suivant la portée des combles , est double ou basculé , composé de quatro tuiles , dont une fait partie du comble l ; celles du dcssuus sont scellées avec du plâtre sur la corniche. L’égout plus simple (fig. 4) s’appelle t!gout rtlrouitf ' ou ordinaire, composé de trois tuiles, dont la supérieure in fait partie du comble ; celles au-dessous sont , de même que les précédentes, scellées avec du plâtre. Lu troisième (fig 5) sc dit égout pendant, composé do deux tuiles, dont une. fuit partie du comble n; ou chanlattc o le dessus des chevrons, ce qui soutient cl accroche la double tuile. Celte sorte d’égout convient aux haugars ou aux bâtimens de peu d'importance.
Pour les combles couverts en ardoise , le fuitage est ordinairement recouvert en plomb : la fig. G montre la coupe du faîtage , et la fig. 7 , son élévation, in latte p dont ou se sert pour celle couverture s’appelle volicko; ello devrait être de cliéno, mais aujourd’hui l'on réemploie que de la voliclic de bois blanc ; cette laite doit être clouée , de même que l’autre , sur cinq chevrons q ; elle doit être asscx large et disposée de manière à ce qu’uue. ardoise soit clouée en haut , et celle au dessous , au bas de la même volichu , dans la distance do son pureau r, dont la grandeur est toujours observée du tiers do l'ardoise que l’on emploie. .Le faîtage, que l’un double aussi de lattes, est formé en glacis avec du plâtre », sur lequel on pose la lame de plomb t qui recouvre, avec le faîtage, les premières ardoises r » , laissant à découvert la hauteur du pureau.
Ces égouts au dessus des corniches sc fout de la même manièro que ceux déjà décrits o. -dessus , c’est-à-dire en tuiles, recouvertes par des ardoises.
Fig, 8. Coupe d’un chéneau en plomb , au bas d'un comble , dont le tuyau do descente u passe à travers la corniche : le pied du chevron v et celui de la plate-forme sont garnis de plâtre, pour donner la forme qui convient nu plomb et garantir le bois de l'humidité.* Au dessus de la corniche , au droit du dedans du tuyau , est une dallo x en pierre , formant acrotèrc et servant de bavette au chéneau ; le dehors est entaillé y à une certaine hauteur au dessus de la corniche, pour placer des tuilos : ou des ardoises à recouvrement , scellées en plâlro par dessous et à languette par dessus. Les ardoises ou les tuile» doivent saillir suffisamment nu devant de la corniche pour la garantir de 1a pluie.
j a fig, g représente le bas de- deux combles en retour d’équerre, outre lesquels est une nouo en tuile 1 : un cèlé montre la noue entière, l’autre côté est recouvert par le tranchis U do nouo et une partie des tuiles du comble 3 ; la partio opposée montre les lattes 4 et les chevrons 5 à découvert; la coupe do la noue , placée au dessous (fig. 10), fait voir l’arrangement des tuiles, correspondant à la face delà noue. Pour les combles de cctto façons couverts en ardoises, les noues sont eu plomb, et les tranchis se font de la même manière que pour la couverture en tuiles.
La fig. n montre l’arrangement des tuiles et des ardoisos- à recouvrement les unes au dessus des autres , avec l’observation du pureau 6.
Fig. ix Manière do poser les dalles sur les voûtes pour en former dos terrasses. Cca dalles doivent être posées sur'un mortier do ciment, les unes vis-à-vis des autres, et leurs joints, d’aplomb sur un petit canal * a pratique sur la voûte , afin que si l’eau venait à filtrer
CHARPENTE, • 3
* travers , elle en suivit la direction et sortit par une ouverture ménagée à l'extrémité de la terrasse. Los joints doivent être faits avec du maslio , formaut une espèce de bombement en dessus b.
CHARPENTE
PLANCHE j 3.
Des Cintrât pour la construction des arcades et des toutes de caves , de loir étalement et de celui des planchers.
Fig. i“. Aphks asreir monté les piles ou les murs à la hauteur du centre des arcs , si c'est un piiutiic ou une corniche qui en reçoit la retombée , il faut placer ou dessus , au moyen de cales , l'entrait a qui doit recevoir les autres pièces de bois d'assemblage dont sc Compose le cintre, tels que le poinçon b, les poinçons obliques c et les courbes d , pour recevoir les confins c placés entre l'espace vide du cintre "et la largeur déterminée pour lare. L'entrait est suutcuu par trois pièces d; bois de bout f, ou par le moyen de deux autres pièces inclinées y , qui , avec celle placée de bout au centre , sous le poinçun , présentent les mêmes rapports de solidité : elles sont appuyées sur une autre pièce posée horizontalement sur le sol , quo l'un nomme couche h. Le maçon ou l'apparcillour qui pose les claveaux , avant quo d'y procéder, doit attacher sur l'entrait une planchette , pour v fixer le ccutrc de l'arc avec une cheville , dont le point , au moyeu d'une règle qu'on nomme simblot , I ici sert à placer chaque voussoir formant In circonférence de I arc. .
F hj. 2. Cet arc élaut ou pouvant être d'une plus grande dimension , les poinçons obliques doivent*étrc doubles do chaque côté ; du reste , il oflro les mêmes résultats pour la construction des arcs , et les pièces de bois qui le composent ont lu mémo désignation que le précédent.
• Fiy. 3 . Cette ferme peut egalement servir à la construction d’une arcade , comme en la croisant par une autre fermo ou une demi-ferme cl d'autres demi-fermes dans leur intervalle ; rémSfc- a une enrayurc , et par des liernes en tête des poinçons taillées en courbes. Cette fermo ainsi composée , disons-nous , pourrait servir à former une voûte hémisphérique , ou seulement en cul de four ; elle surcomposé d'un entrait a , d un poinçon b , do deivi Arbalétriers t sur lesquels sont appuyés les poinçons obliques k, tendant au centre, auxquels se lient les courbes d , sur lesquels posent les conclus e. Quoique cette ferme , par sa construction , puisse te maintenir au moyen du son poinçon cl do scs arbalétriers , cependant clic peut èlro soutenue par une ou plusieurs pièces de buis posées de la même inauièrc que nous l'avons indique ftj. i™ , par les lettres"/' et y : cctlo ferme pose sur des couchis l placés au dessus do la corniche.
Fig. I). Cintre pour la construction dos voûtes de caves ; if se compose , comme les deux
CHARPENTE
premiers, d'un entrait o, d'un poinçon principal b, de poinçons obliques c , de courbes d et de supports f et g sous l'entrait, et plus ou moins multipliés suivant la charge qu'il doit supporter. Les eouchis e, que l'on poso le plus ordinairement sur les courbes d, peuvent être remplacés par des planches lorsque l'on ne construit les voûtes qu'en moellons ou en briques.
Fig. 5. Cette ferme , qui ne pciit servir que pour des restaurations ou des reprises sousœuvre , les voûtes' ogives n'étant j>lus en usage, cette ferme, disons-nous, est composée d'un entrait , dont la position est filée par une ligne tangente de l'extrémité de la voûte m sur la ligne perpendiculaire élevée de sn base n. De l’angle o, on fait passer une ligne jusqu'à la lettre p, qui est la base de la courbe , dont les trois angles sont égaux; où le cercle la coupe on doit y placer l'entrait q , lequel est buté par des jambes de force , ou sorte d'arbalétriers r dont les bouts sous l'entrait sont contre-butés par une pièce de bois t , qui double ce mémo entrait dans cette partie. Au dessus ‘de l'entrait est un poinçon droit et deux autres poinçons obliques , auxquels se lient les courbes t; d'autres poinçons obliques u sont appuyés sur les jambes de force , et des moisos c , tendant de même au centre , relient ensemble les pièces de cette ferme. Cette ferme peut être scutonuc par les mêmes moyens que ceux indiqués pour les figures précédentes.
Les étaicmens demandent quelque expérience pour les faire comme il convient et sans y employer une quantité superflue de liois ; il serait cependant difficile de donner auciftie règlo certaine à co sujet; mais.cn principe, il faut qu'aucune pièoe ne tcAdc à contrarier l'effet des autres, et quelles se réunissent toutes pour soutenir et maintenir les parties des maisons qui ont besoin d'être étayées.
Les poteaux ou pièces de bois et celles que Ton nomme chandelles , devant servir d'étaics , ne doivent point être coupées carrément par les bouts , mais avoir une double inclinaison , telle qu'en la fig. 12 ; quand on les met en usage, il ne faut pas les frapper pour les roidir , mais se servir d’une pince , pour produire le même effet sans causer d'ébranlement; et pour assurer et faire poser les élaies dans toute leur épaisseur,, on fait usage do coins , qu'on fixe avec des clous ou chevilles de fer.
Fig. 6. Etrésillonncmcnt d'une baie de croisée, opération qui se répète dau< toutes celles qui sont sur la même ligne , et même dans colles au dessus , suivant lo besoin ou l'impôt* tance de létaicmcut. 1 ctrésillon, 2 couches debout , dans le tableau.
Fig. 7. Etrésillonncmcnt dans la hauteur dos étages. 3 chandelles inclinées, 4 chandelle» debout, 5 couche, 6 sablière , 7 autres chandelles, dans l'étage supérieur, posées à plomb de celles au dessous. #
Fig. 8. Etalement pour soutenir un cintre que l’on veut réparer , ou reprendre en sousœuvre les piod-droits qui le portent;. 8 étaies , 9 entrait, 10 pointais , 11 couchis , 12 cales , 13 couche. On conçoit quo le nombre et la grandeur des couchis au loflg^lu cintre doit varier suivant celle de l are , ainsi que la disposition des pointais. On peut remarquer que l'un des côtés de. ccttc figure diffère de l'autre en quelque point.
Fig. 9. Chevalement do face et 'do profil pour soutenir un mur et le reprendre sousœuvre. 14 étaies, 15 conrre-fichc , 16 chapeau, 17 couche. Ce chevalement , ru de face , pour soutenir un mur dans son épaisseur, pourrait être doublé dan9 son profil, à l'endroit où pose la conlre-ficho %ous le oliapeau : cette contre-fiche serait supprimée.
CHARPENTE
Fig. to. Etrésillonnement pour soutenir les terres d'une tranchée et prévenir leur éboulemeot. 18 couches debout , 19 cirés liions, 20 couchis en planches.
Fig. it. Etajcment pour soutenir un mur. 21 contre-fiche, 22 coucho basse inclinée. Lorsque les murs ne présentent pas assez de consistance , on y incruste des pièces de bois placées perpendiculairement, et sur lesquelles on appuie les contre-fiches.
Fig. 12 . 23 étaio coupée carrément par lo haut, suivant son inclinaison, pour l'appui du chapeau , 24 chandelles , 2Ô coins.
Des Escaliers en charpente.
Les escaliers en charpente , nomme ceux en pierre , se composent de marches , soutenues par des murs ou par des pans de bois , des limons et des noyaux, pour les espaces resserrés, et quelquefois par leur propre coupe ou assemblage, sans limons, ce qui se voit dans les escaliers dont les marches , à découvert, so profilent par les bouts, ou sur d'autres dont les marches , de même apparentos , sont posées sur un limon taillé en crémaillère.
On rencontre peu d'escaliers qui aient la même forme ou conçus sur un même plan : la différence des terrains , celle dans la hauteur des étages , tout contribue à no pouvoir eu donner des règles bien fixes , si ce n'est sur l'entendement général de leur construction , comme- la forme des marches pour les quartiers tournans , celle des limons , et les marches du pied de l'escalier, qui sont celles qui varient le moins. Dans beaucoup de bàtimons , l'emplacement de l'csoalier est souvent lo plus négligé , quoique la partie essentielle d'une maison à plusieurs étages; on no saurait, suivant nous, le trop bien placer dans la disposition d’un plan. 'en rendre les abords faciles, ainsi quo la communication avec les appartemens des différons étages , ce qui ne peut s'obtenir s'il n'est placé convenablement et suivant la destination de la maison.
Fig. première. Nous ne donnons point pour règlo les deux escaliers quo nous présentons dans cette planche , mais seulement pour leur disposition , convenable à beaucoup de maisons et d'autant mieux que leur forme ordinaire peut varier de longueur et de largeur , suivant l’emplacement. Celui fig. première est en quartier tournant a, pouvant revenir sur lui-méme, du même point de centre b, comme de ce même centre, ou former on palier c , ou monter plusieurs marches pour reprendre un quartier tournant opposé au premier d; nous l'avons indiqué vu de face E et de profil F , avec le dessous de son quartier tournant g , ainsi que la coupe de son limon A, et do ses assemblages. Les marches seraient pleines et à recouvrement les unes sur les autres i , et taillées en chanfrein par dessous, de manière à pouvoir rester apparentes ou recevoir un ravalement en plâtre sur un lattis jointif.
Pour obtenir uno bonne division do marches dans les quartiers tournans , il faut loujours la prendre sur une ligne traoéo au milieu do l'emmarchemcnt k , de manière à ce
CHARPENTE
que , sur ccttc ligne , ollcs aient toutes une égale largeur de girond ; et pour que les bouts aux quartiers tournons , no viennent pas trop resserrés vers le centre du limon, on doit prendre sur celles du bas qui en approchent le plus i, pour lu reporter sur les autres , comme nous l'avons iudiqué m, en lus calculant do manière à ce que le limon, tournant toujours de même hauteur au-dessus de l'auglc des marches, monte sans jarctor, co qui s’ohlient au raojen d'une épure eu plan et en profil, sur laquelle on 1ère un calibre qui sert ii contourner son bois et marquer les entailles des marches sur la courbo intérieure du limon.
Fig. 2 , Cet escalier, sur un plan carré ou oblong, ou suivant l'cspaoe que l'on veut y employer , peut conduire 1 son premier palier a par 8 ou g marches, et do là, projeter son limon jusqu'à la hauteur du premier étage , et toujours être exécuté , pour les détails , sur le principe que nous présentons.
Les deux premières marches h cl e pourraient être en pierre , suivant la localité , pour obvier à l'humidité ordinaire dans les rez-de-chaussées , si nuisible à la conservation des bois. Le limon d do cet escalier est arrondi en quart de cercle à chacun de ses angles , pour la facilité de la montée et de sa rampe d'appui (i) ; toutes les marches eu doivent être d'équerre au limon, excepté vers leur bout, à ses angles e, où on les arrondit vers le centre de la courbe f ; et pour que, chaque marche arrivant au premier palier a, et ds co palier montant vers un autre g , leurs extrémités no se rejoignent pas , on s'arrange da manière ù ossujétir leur division sur l'épaisseur extérieure du limon A. Toutes les marches en sont pleiues cl « recouvrement t , emboîtées l une sur l'autre par un joint pendant , ou d’équerre au limon , qui les fait uo former qu'une ligne sous le rampant k , qui peut être ensuite plafonné. Pour obvier a l’inconvénient du relâchement dans leur assemblage , on en réunit toutes les parties , aux deux extrémités, par des clés l entaillées de leur épaisseur dans le joint pendant, cl serrées par-dessous au moyen de chevilles. La partie du limon courbe, ou eu quartier tournant d , telle que nous l’avons indiqué, pourrait se faire .dune ou de plusieurs pièces de bois, suivaut la capacité de celui qu'ou aurait à y employer. Pour prévenir tout relâchement que peut occasionner la tourmente des bois, on doit réunir sous lo limon toutes les parties d'assemblages avec des plute-bandes de fer entaillées de leur épaisseur , et par des boulons placés dans l'épaisseur des marches , à certaine distance , qui relient ces mêmes limons avec les murs ou pans de bois entro lesquels ils sont renfermés.
Cet escalier, vu de face M, montre le développement des premières courbes do son limon, et le profil N. , la base de co même limon ou du paliu, et la première marche A, qui lui sert comme d'cmpatcmcnC Le patin du limuu se termine en volute o, à la hauteur de la secundo marche; la courbe do la première marche est idéale et subordonnée, dans son contour, à l'emplacement do l’escalier. Les charpentiers ont ordinairement des calibres différons, pour les appliquer suivant ht localité.
Parla lettre p, on voit représentée une marche palière à l'arrivée d'un étage, portant avec elle deux quartiers tournans du limon, l'un montant, et l'autre descendant.
(O Cet usure est adopté. Il pourrait aussi bien avoir scs retours en équerre q II serait beaucoup plus f.cüc à cxt’iÿilcr jour beaucoup d'uuvrisrs. On j gnguerait la place et ta hauteur d'une tntrcbc.
Autre s Escaliers.
Fig. première. L'esc.AUER que nous olîrous ici, en forrao de perron pour arriver dan» une pièce plus élevées que le sol , n'est que pour donner une idée do la coupe de ses marches et de la manière dont on les relie ensemble au moyen de boulons, pour n'en former qu’une seule pièce. Toutes les marches en sont à recouvrement, avec joints perpendiculaires à la pente a : c’est dans la hauteur de ces joints que doivent être placés les boulons t (fiy. a) qui les traversent et les réunissent; la tète de ces boulons est carrée c et doit arraser la surface du bois au moyen dune entaille. I-'autrc côté, plus long de l'épaisseur d'une autre marche, porte un écrou roud d , aflleuraut de même l'épaisseur de la seconde marche , qu’il doit traverser. On voit quo cette marche doit porter quatre boulons , dont les deux premiers, traversant une seconde marche, y sont retenus par leurs écrous. Avant cette opération, deux autres boulons doivent avoir été placés comme à la première marche et dépasser aussi la seconde , pour recevoir la troisième et y être assujétis de même par leur écrou. Ces détails indiquent suffisamment quo chaque marche a scs deux boulons particulier» , auxquels cllos sont toutes assujétics par la marche suivante , et liées eutro elles pour ne former qu'une seule pièce.
Outre que l'exécution de.ccs sortes d’escaliers est très-difficile et demande, dans la coupe et l'appareil de scs bois, un soin tout particulier, ils sont aussi très-dispendieux, et ne présentent pas toujours une grande sécurité; cependant, quand leur montée est butée par des paliers habilement disposés, leur effet est agréable et présente une telle légèreté» qu’on ne peut s’empêcher d'applaudir au génie et au goût de leur iuventeur.
Ces sortes d’escaliers s'exécutent également en pierre, dans la hauteur d'un demi-étage» et même d’un étage, sans qu'il Soit besoin d’employer du fer pour les maintenir, la pierre notant pas sujette à aucune variation comme le bois ; mais il faut que la coupc des marches soit bien faite, que les premières, à la base, lui servent de culée, et que les paliers soient faits eu forme de voûte , maintenue par des platc-bandes ou des tirans de fer.
Les rampes do ces sortes d'escaliers (/y. t”) doivent toujours être légères ; chaquemarche doit porter deux barreaux e f isolés en dehors de son profil y , le premier droit » et l’autro recourbé en forme de col de cygne, venant par en bas joindre ce premier : ils se Gxeut à la marche au moyen d'un boulon A, dont l'écrou qui les relient forme une sorte d’ornement La main do la rampe k doit être recouverte de bois entaillé et façonné » au lieu de la plate-bande de fer dont on fait usage ordinairement.
L’escalier fuj. 3 est un de ceux qu'on nomme escalier/ dérobes ; sa conslrnction doit être l’œuvre du menuisier. Avec un limon tournant, il peut être de mémo établi dans une partie carrée. Sa révolution sur lui-même est de 17 marches , ce qui donne 8 pied» d'échappée , en comptant les marches ù 6 pouces de hauteur, les 6 pouces de plus étant pour l'épaisseur de la dix-septièmo marche. Le limon , coupé et assemblé sur chaque quart de son diamètre, porterait deux pieds de longueur, pris» haut et bas, en dehors de si»
Diqitiz ed by G oogle
CHARPENTE ET MAÇONNERIE, joints, sur une hauteur de 9 pouces, perpendiculairement à sa courbe, et deux pouces d’dpaisscur. Son diamètre, pris du coté des marches, serait do 18 pouces; mais, soit que sa hauteur de deux pieds puisse être prise dans une seule pièce de bois , ou assemblée de parties , pour obtenir son quart de diamètre , nous pensons que son assemblage aYCC la partie supérieure qui doit sy ajuster doit comporter cette hauteur : ce limon serait donc de quatre morceaux , dans sa révolution , et comme son épaisseur est peu considérable , il pourrait être maintenu dans ses assemblages au moyen de clés et do fiches, et d’une plato* bande de fer reliant chaque joint sous son rampant.
La fuj. 4 présente l'escalier à son point de première montée jusqu'à la neuvième marche , où il so trouve en coupe ; l'autre moitié , ponctuée comme sur le plan jusqu’à la scizièmo hauteur, où lo limon, sc trouvant coupé de même, laisse voir la dix-septième. Nous avons numéroté le cours de chaque marche sur le plan et sur la coupe , pour en faciliter l’intelligence.
La fuj. 5 montre le développement des marches sur le plus grand cêtc, et comme elles doivent être entaillées, soit dans le mur, soit dans le bois qui doit les recevoir.
La fuj. G indique le développement du limon sur une ligne droite , avec lo tracé des marches , leur assemblage et celui du limon.
Fig. 7. Coupe du limon, do l’épaisseur d’une marche, de sa hauteur, do son incrustoxnoat dans le limon ot do son recouvrement par dessous.
MENUISERIE
Du Trait t des diverses Emboitures , et des Moulures ou profils .
La décoration extérieure des bâtimens ayant etc beaucoup simplifiée , celle de l'intérieur a du l'être nécessairement. On ne pratique plus , comme on le faisait il y a prés d’un siècle , ces ornemens bizarres dont la menuiserie était surchargée , ces formes singulières de panneaux , de lambris et d’cncadrcmens chantournés a la fois sur le plan et dans l’élévation, dont la diflicultc d’exécution était tout le mérite; ces* voussures et arrières-voussures , et ces plans hérissés d'angles saillaus et rentrans. Toutes ces recherches affectées d’un goût sans principes ont fait place enfin à la simplicité des formes et h la régularité des rapports , devenus plus convenables à la décoration intérieure, depuis que le style de l’architecture extérieure s’est amélioré. Les principaux ouvrages en menuiserie qui décoreut l’intérieur des bâtimens , comme les portes , les croisées , les lambris , les cloisons , etc. , sont devenus plus faciles dans leur exécution et plus agréables dans leurs effets. Les moulures ont aussi subi ces changomens ; leur chantournement forcé a disparu , pour faire place à des moulures simples , coulantes et de bon goût, qui se rapprochent autant que possible des principes reçus actuellement. Nous disons autant que possible, parce que souvent ou est obligé d’en adoucir les formes , do les dégager meme de celles qui les couronnent, non pas seulement par rapport a l’épaisseur des bois , puisqu'on peut les rapporter sur les bâtis , mais parce que ces ornemens n'étaut que secondaires pour l'architecturo intérieure , leur trop grande saillie produirait uu mauvais effet.
L’architecture intérieure des bâtimens est susceptible de beaucoup de modifications ; le goût raisonné doit seul cri diriger la décoration : on doit la mettre en rapport , en quelque sorte , par sou caractère , avec la destination du lieu que l'on décore. Les ordres mémos ne peuvent y être employés qu’avec discrétion , et modifiés dans leurs proportions. Nous ne parlons pas ici des grandes pièces , comme les galeries , les salons , ou autres pièces d’une grande étendue \ l’architecte en règle toutes les proportions. Les boiseries propres à recevoir des peintures ne sauraient être disposées comme celles pour lo simple lambris , dont l’effet consiste en de grands , moyens ou petits panneaux qu’on nomme pilastres , séparant les grands panneaux. Les portes mémos cessent d être assujctics à la règle do leur proportion, qui est de deux fois leur largeur en hauteur, puisqu’elles ne peuvent avoir moins de six pieds de hauteur sur une largeur quelquefois do deux pieds et demi ; ce sont des exceptions à lu règle ; et dans d’autres cas , comme les choses rapprochées ont une tendance à so raccourcir dans la hauteur par rapport aux plafonds , on peut , sans craindre de blesser les convenances des proportions , leur donner , ea hauteur, quelques pouces de plus que deux fois leur largeur. Les chambranles
MESSmSEIlMC.
mômes , soit à grands cadres, soit en façons de bordures ou de canal, peuvent varier du sixième au septième , suivant la position des portes ou de leur emplacement. En général , il faut, autant que possible, que tout soit en harmonie avec la grandeur des pièces à décorer. 11 en est de môme pour les corniches volantes en menuiserie , qui peuvent se faire d’une seule pièce de bois , comme d’autres être composées de plusieurs.
Le bois que l’on emploie pour la menuiserie doit être celui de chôno de la meilleure qualité, sec, avoir au moins cinq ans de coupe. II doit être do droit fil, c’cst-à-dirt sans nœud ni aubier. Le plus beau bois croit dans les terres fraîches , un peu sablonneuses.
Comme ce n’est point ici un cours de menuiserie que nous avons voulu établir , mais seulement une connaissance préliminaire de cette partie du bâtiment, nous non détaillerons que celle dont nous avons donné les figures. L’ensemble de la menuiserie se compose de bâtis et de traverses ; les cadres et leurs traverses pour les portes, ou autres parties de menuiserie, s’assemblent à simple ou a double embrèvement dans les bâtis. Ces butis , scion leur emploi, varient d’épaisseur, depuis quatre pouces jusqua deux, et de douze à dix-huit lignes pour les portes. Les moulures dont sont ornés les chambranles des portes, ou attires encadremens , sont élégis ou pris dans l'épaisseur du bois, ou rapportés d'une ou de deux pièces cnibrévccs l’une sur l’autre, suivant l'ensemble ou la distribution des moulures.
Fig. i r0 et suivante. Les divers assemblages les plus usités dans la menuiserie sont l'assemblage carré a pour les poteaux debout , soit dans des sablières ou toutes autres pièces de bois placées horizontalement, à tenons et mortaics b , en fausse coupe c, h clé d, à onglet simple e, à queue d’aronde ordinaire f; l’assemblage simple à rainure et languette g , à embrevement simple h , à embrevement double i , à queue d'arondc recouvert et d’onglet k, à rainure et languette à clé /, à cnfourchemeut simple m f à trait de Jupitor ordinaire «, à trait de Jupiter avec reufort au collet o, à cufoiirchcment double et à barre alongée p ; l’assembla go d’onglet à doubles languettes pour des retours d’équerre q , à doubles tenons et à cnfourchcmens carrés d’un côté et d’onglet de lautre r, à tenons et à onglet pour les charnbraulcs s; l’assemblage à doubles silllcls pour enter les pièces do bois, vu sur l’épaisseur t , le môme vu de face w; l'assemblage à tenons et à doubles onglets pour les traverses du milieu des portes portant cadres r.
Fig. 2 et suivantes. Plan d’un lambris ordinaire assemblé à bou veinent simple 1 bâtis 2 , pilastres 3 et panneau 4. Plan d’un autre lambris assemblé à grands cadres 5 , embréve dans les bâtis 6, formant pilastres 7. Plan de la feuille d’un volet, le panneau 8 affleurant les deux bâtis 9 du volet. Autre plan de volet à double parement, le panneau 10 assemblé à glace.
Fig. 3. Plan d’un ébrasement assemblé à bouvement simple 1 1 , pour couvrir l'épaisseur d’un mur dans lu profondeur do la baie ou entre deux portes.
Fig. 4* Plan d’une porte à un vantail, à deux parcmcns J2; idem 13, assemblée à grands cadres 5.
Fig. 5. Plan d’une porte à deux vantaux , assemblée à bouvement simple et à deux pareincns 14.
Fig . 0. Idem à grands cadres 5 embrévés dans les bâtis 9. Dans la jonction des deux
ME.NUISERI E.
battans, il faut avoir soin do couper eu chanfrein 16 l'épaisseur d« leur recouvrement, en raison do leur cercla d'ouverture pour leur àcliappcmeui.
Des Croisées et des Persiennes , des Portes à chambranles , des Parquets et Bordures de glaces, et des Corniches volantes.
Fig. première. Pi.A.n d'uno croisé» à grands carreaux, a dormant , battant h. battant meneau b » , et battant de gueule de loup c , volet brisé d.
fig. 2. Coupe sur la hauteur do la mémo croisée, indiquant, par le haut, la traverse du dormant e, les petits. bois dans la hauteur f, le jet d'eau g et l'appui par le bas A.
Fig, 3. Plan d’une persionne , châssis battons pour recevoir les lames i, d’un coté ouvrant sur le mur k, et de l’autre, sur un bâti donnant I.
Fig. 4. Coupe sur la hauteur de. In persicnnc, traverse des battons m du haut, celle du milieu n, feuillures 0 et figure do lames p.
Fig. 5 et suivantes. Plan d’un lambris ù grands cadres élégis dans les bâtis g pour dégager les cadres r, panneaux assembles ù glace t; idem, » gTands cadres, embrévemens simples dans les bâtis t, panneaux ù tables saillantes u; autre plan de lambris à double parement et à double embrèvement », panneaux ù tables saillantes .r. Ces truix lambris se composent alternativement de pilastres et do panneaux ( voyci la PL précédente); on fait aussi des lambris d’assemblage sans moulures, composés de pilastres, entre lesquels • assemblent des panneaux à glace sans plato-handes.
Fig. 6 cl suivantes. Plan d'uuo porto llottéc dans scs cadres et scs panneaux, à simple embrèvement I, à grands cadres, d'un côté 2, et à petits cadres, de l'antre 3, et avec chambranles 4. Cette porte à un vantail but sur un ébrasement saillant 5 pour la recevoir. Idem , d'une porte it deux paremctis assemblée ù grands cadres embréves 6 , bâtis 7 , entrant dans une feuillure 8 pratiquée dans le chambranle 0. Autre plan d'une porte à deux paremens, moulures 10 rapportées sur les paremens élégis sur les bâtis 11, et pour masquer les joints du panneau dans les bâtis , chambranle 12 élégi de moulures. Plan dune porto à grands cadres 13 rapportés, élégis comme ci-dessus, saillante sur le chambranle 14, ayant feuillure pour son battement : le clambrnnle est fait de deux pièce» embrévées l’uno sur l’autre 15. Plan d'uno autre porte faisant avant-corps sur lo chambranle , mémo renvoi. Plan d'une porte a grands cadres 16 et à doubles paremens , et à simple embrèvement, la porte affleurant le chambranle 17, qui est formé de trois pièces embrévées à simples et à doubles languettes. Autre, d'uno porto à double parement et à grands cadres 18 non embréves : la porto est faite d'assemblage, et les panneaux, llottés sous les cadres et embrévés à vif dans les bâtis 19; la première partio des cadres 20 est élégie sur les bâtis , et la deuxième 21 embrévéc dans la première. Toutes ces portes peuvent egalement se faire â deux vantaux, en modulant leurs moulures sur la largeur
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des batlans et celle des bâtis. 22 Plan d'un parquet do glace arec sa bordure , do deux pièces embrévées, portant double filet 23, cavet 24 adouci, baguette 25, frise 26 , filet 27 et talon 28. 29 Deuxième plan do parquot : sa bordure est composée d'un filet 30, d'un talon 31 dégagé sous le filet, d'une baguette 32, aussi dégagée sous le tulon , d'une frise 33 et d'une baguette saillante 34 : on dégage ainsi les moulures pour gagner do la saillie. 35 Troisième plan de parquet avec sa bordure , de deux pièces ombrévées l'une dans l'autre, portant filet 36, doucinc 37, au dessous uno baguette dégagée 38, frise 39, filet 40 et talon 41. 42 Profil d'une corniche volante pour plafond, faite d'une seule pièce, portant doucine , filet , et talon embrévc d une frise. 43 Autre profil do coruicho , faite de mémo d'une seule pièce, portant douciue, baguetto et larmier : le plafond du larmier est orné de filets dégagés; au dessous, sont un quart de rond, une baguette et Son filet, et uno frise embrévée. 44 Troisième profil de corniche, portant double filet, cavet alongc , quart de rond et baguette. 45 Deux différentes moulure * d'architraves , avec frises embrévées par dessus 46, cl face d'architrave, par dessous 47, ou d'un porte-tapisserie. Nous avons cru inutile de mettre des renvois pour les moulures des corniches , qui toutes , par leurs formes, ont des rapports avec celles déjà nommées plus haut, si co n’est pour les quarts-de-ronds 48.
Des Cloisons légères , des Lambris de hauteur et d'appui , et divers autres détails.
Fig. i re . Plan et élévation d'une cloison légère ou à claire-voie. Ces sortes de cloisons n'ont que deux pouces et demi à trois popccs d'épaisseur ; elles sc composent de coulisses , par le bas a et par le haut h, qu'on assemble uux poteaux d'huisserie c et que l'on scelle des autres côtés dans les murs , ou (pion assemble dans d'autres poteaux il qu'on v fait joindre; ces coulisses reçoivent des planches brutes e, quo Ion maintient au milieu de la hauteur par des barres à queue darunde f; on latte ensuite sur les planches, et l'on ravale à l'affleurement des poteaux, de la barre et des coulisses. La moitié de celte cloison est décorée dune tenture en papier ou en tapisserie; la porte, à uu vantail , présente trois panneaux égaux ; elle est ornée d'un chambranle , sous le plafond est une corniche ou volante en menuiserie, ou tramée en plâtre.
Fig. a. Pièce décorée d’un côté d'un lambris de hauteur et d'appui , à petits cadres g, et de l'autre côté décorée de même, mais par un lambris à grands cadres h. (Voyez, les Planches précédentes pour les plans et profil , et même Planche , sous cette figure , pour les lambris d'appui.)
Fig. 3. Plan d’un bâti t de tenture devant rester à découvert et recovoir ou du papier tendu sur toile, ou do lutoffe , avec feuillure oblique k pour fixer l’étoffe : le bâti est elegi sous sa bordure l pour sou embrèvement; cette bordure est composée de deux filets, de deux talons, le milieu formant frise m pour recevoir un ornement, et d'un plus fort talon affleurant la tenture «.
MENUISERIE
Fig 4- Autro plan de bâti de tenture à double élégissomont o : sa bordure est composée d'un filet , d'un quart do rond , dégage ainsi que les baguettes , formant cadre ou canal , au pourtour , pour placer un ornement , d'un autre filet et un talon allleurant aussi lu tenture.
Fit). 5. Diverses sortes de lambris d'appui: h premier , simple, portant pour ci niaise ua talon p et un socle q par le bas ; le deuxième , portant quart de rond r et baguette , et un listel t embrévé vif dans le bâti, le socle portant filet et quart de rond I; la troitième , cimaise à talon u et baguette , astragale v au dessous , formant cbainp ou frise : le champ du panneau serait au dessous , le socle x orné de deux filets et d'une doucinc renversée ; le quatrième , cymaise à talon simple 1 , filet et baguette formant cadro au panneau 2, socle avec filet et tore 3 ; le cinquième , cj niaise portant filet , doucine 4 et baguette , champ du panneau 5 et filet saillant au dessous , et un talon 6 formant son cadre , socle avec talon renversé 7.
Fit). 6. Divers cadres rapportés sur des panneaux embrévés Tifs dans les bâtis 8 : doux* de ces cadres 9 et 10 sont composés do deux pièces, dont lune 11 est embrévéo à languette bâtarde dans les moulures supérieures 12.
Fit), y. Détail d'un bâti pour une alcôve qui serait composée de deux pilastres 13 et d'une traverse cintrée 14 , les moulures 15 seraient rapportées et embrévées vif sur les pilastres , la traverse embrévéo dans la corniche 16 , et à rainuro et lunguctle sur le pilastre 17.
Fit). 8. Autre lrnti pour servir de cadro à une glace : même assemblage pour les moulures que pour celles de falcove.
Fig. g. Deux demi-croisées cintrées à châssis battans : ce cintre est supposé avoir 4 pieds de base.
Fig. io. Autres demi-croisées k châssis dormans , dont le cintre peut avoir un plus grand diamètre.
Application des détails de Lambris et de Portes. Autres détails de Corniches
et de Chambranles.
Fig. i n . Plan a et élévation b par moitié d'une porte à un vantail , avec panneaux c à petits cadres d , ornée d'un chambranle à pilastre c ou à bordure. Frise f, et corniche au dessus g , coupe do la porte h et de son battement sur la traverse du chambranle i.
Fig. a. Autre porto à un vantail et i grands cadres k , les panneaux à tables saillantes , la porto ouvrant k fleur du chambranle l, dans 1 épaisseur duquel les moulures sont élégies. Plan de la porte m et du lambris n : la porte forme renfoncement dans l’autre pièce , l'ébrasement est assemblé i bouvement simple o , le retour d'équerre du chambranle p formant parallèlo au bâti opposé q , le panneau est k glace. Elévation du lambris r , assemblé à grands cadres i , et les panneaux à tables saillantes t; ceux des pilastres sont à
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glace u et encadrés d'un petit talon v. Coupe * de la porte , do la traverse du chambranle y et du lambris au dessus z.
Fig. 3. Corniche de plafond composée de cinq pièces avec la frise ; la première pièce , celle du haut 1 , portant doucine , baguette et lilet; le larmier 3, portant languette et rainure , et un cavct 3 formant renfoncement sous le larmier. La pièce 4 dans laquelle sont taillées les dcnticules 5 et portant filet au dessus 6 s'assemble « double embrevement dans le sollitc du larmier 7 ; cette pièce 4 porte talon, baguette et filet, sous lesquels la frise 8 est embrévéc.
Fig. 4- Autre corniche , composée de quatre pièces en comprenant la frise : celle du haut 1 , portant caret , filet et talon , est assemblée à clé 3 sur lu pièce portant larmier 3 ; ccttc pièce s'assemble du même à clé 4 avec ccllo du dessous 5 ; le larmier 6 forme une soflite à double filet; la pièce au dessous 5 se compose , pour les moulures, d'uu quart de rond , d'une baguette , d'un filet et uu cavet , sous lequel la frise 7 est embrévée 8 , et par le bas sur l'architrave 9 , portant filet , talon et baguette.
Fig. 5. Grande coruicho avec modillon sculptés , composée de sis pièces y compris la frisa : celle du haut 1 est une planche mince portant petit et grand renfonccmcus , ou canal propro à recevoir des ornements peints ou sculptés ; colle au dessous 3 , élégie sur son filet supérieur , porte doucine , filet et talon ; elle est assemblée a clé 3 avec celle du larmier 4, qui porto renfoncement sous le sollile 5 pour placer uno rosace ; ce larmier 4 s'assemble à double clé avec la pièce portant talon 6 et servant de couronnement aux modifions. La face 7 formant le fond des modifions 8 est taillée par dessous d'un quart do rond, d'une baguette et d'un filet , sous lesquels la frise 9 est embrévée , et par le bas sur l’architrave ; l’architrave 10 peut être couronné des mêmes moulures que celles sous la corniche au dessus de la frise. 1 1 Plan du plafond de la corniche pour la disposition des modifions aiu angles des pièces.
Fig. 6 . Quatre dificrens profils de chambranles à pilastres.
Des Portes-cochbres.
Les portes-cochèrcs sont susceptibles d'une grando variété , quant à leur disposition et à leurs proportions en hauteur relativement à leur largeur. L’importance des bâtimens , la huutcur des rcx-dc-chnussées , dans laquelle est souvent comprise celle d'un entresol , la latitude d'un coté , l’cxiguité de l'autre empêchent d'assigner des formes directement applicables à cette partie de décor du bâtiment ; c’est pourquoi , dans celles que nous proposons , nous n'avons voulu présenter que des exemples d'encadrement dont on puisses modifier ou simplifier les moulures et leur saillie , comme l'indique le second plan, placé au dessous de ceux des portes que nous figurons. L'ouverture de la baie de celle-ci est do 8 pieds de largeur sur iz do liuulêur ; les deux battans sont composés de cadres différons
MENUISERIE. 43
et applicables à toute espèce de bàtimcns, en ce qu'ils sont susceptibles d'être enrichis d'omemens ; le premier côte se compose de trois panneau): carrés a et de deux oblongs ou panneaux de frise b; le gros bâti de rive e porte une moulure tl et sert d'encadrement au second bâti de guichet e, auquel sont joints les cadres f par un double embrèvement, et les panneaux aux cadres par des rainures et des languettes g ; ces panneaux sont à table saillante h , portant rosace au miliou i et à doubla parement, aussi saillant, mais uni k; le bâti de rive porte une noix / d'un côté , et une gueule de loup m de l'autre; un pilastre « en masque le joint dans toute la hauteur. Chacuu des bâtis porte des feuillures 0 pour l'ouverture des guichets. Ou peut aiusi changer la figure do ce battant de porte en laissant le panneau carré au milieu, et n'en faire qu'un seul en bas et en haut du panneau de frise et du. panneau carré , ou bien laisser encore les deux carrés haut et bas comme ils sont disposés , et ne faire qu'un seul panneau des trois du milieu.
L'autre côté de battant a un aspect plus riche par ses moulures et sa composition. Le bâti de rive porte aussi une moulure 1 qui sert d'cucadrcnicut au guichet, et par sa même traverse au panneau de frise 2 placé au dessus. La table saillante de ce pauncau est coupée en pointe do diamant 3; le grand panneau du milieu 4 pourrait être à jour daus sa forme hexagone alongéo 5, et remplie par un ornement fait avec du fer ou du bronze, comme on peut aussi laisser eo panneau plein, sans autre ornemeut que d’être coupé en pointe de diamant comme celui du haut, et au milieu duquel ou pourrait placer une sorlo de patère 6 comme nous l'avons iudiqué dans le panneau d'appui du bas 7. On voit', par les deux coupes et les deux plans particuliers do chacun do ces battons , leurs profils et leur assemblage, ainsi que lo battement des guiohets 8.
Les autres plans placés au dessous présentent deux dispositions de battons plus simples , mais qui peuvent comporter le même système d'ajustement dans leur élévation.
L'on ferme aujourd’hui les battans des portes-cochères par de grandes et fortes espagnolettes au liou de balanciers.
Ensemble de Menuiserie moderne.
D'APRÈS les détails d'ensemble et de profils de menuiserie que nous avons donnés dans les Planches précédentes , nous avons dû eu montrer l’application avec les ornemens dont elle peut être enrichie , tels que les chambranles ravalés en pilastres , les portes à deux vautaux, les lambris de hauteur et ceux d'appui à grands cadres. Les architraves , les frises, les corniches , et l'application même d'un ordre d'architecture , sans s'astreindre , dan» cette sorte de décor , aux règles prescrites pour les ordres même , tel a été notre but , et l'indication que nous en donnons élaut susceptible d'ètrc variée et modifiée , nous allons essayer de lo démontrer.
Fig. première. La porte a pour chambranle un de ceux que l’on nomme chambranle ravalé en pilastre o, formé d'un canal propre à recevoir un ornement; le vantail ou le
MENUISERIE
battant de la porte a doux panneaux carres b, un oldoug c et deux petits de frise d. Si, au lieu do cet ajustement , tous mettez un chambranle ordinaire, c'est-à-dire composé de moulures, en conservant les deux panneaux carrés de la porte, 'ainsi que le panneau de frise du bas, cl réunissant celui du haut au grand panneau du milieu, vous aurez obtenu un changement très-applicable et qui peut également bien faire; ensuite, passant au pilastre à côté du chambranle , en lui douuant moins de saillie avec uu peu plus de largeur , il deviendra un simple pilastre de lambris sans base ni chapiteau , et son lambris d'appui ayant la même largeur que le pilastre et la même saillie , vous y ménagerez, sur l'un comme sur l'autre , la même disposition d'orneraens ; ensuite , diminuant la hauteur de la frise , vous pourrez en changer l'ornement, puis encadrer le grand panneau par des moulures en harmonie avec celles du chambranle , vous aurez ainsi une décoration qui no sera pas la même qno celle que nous offrons , et qui cependant en dérivera.
Fit), a. De ce côté, laissez, si vous voulez, subsister la disposition des panneaux des battans de la porte, qu'il serait peut-être difficile d ajuster plus simplement , le chambranle c de la porte de mime, mois saus saillie par le haut f, supprimez le tableau qui est au dessus de cclto même porte, remplaccz-lo par une friso et une corniche, ou faites courir à leur place le même ornement g que sur le panneau , avec un autre camée h au milieu. Au dessus du lambris d'appui », laissez , outre ce dernier et le cadre du pauncau, le mémo espace qu'il y a du chambranle au cadre du panneau k, et vous y ferez passer la même partie d'ornement g qui est entru le cadre et le camée du haut. Vous aurez donc encore , par ces moyens , une décoration différente et dérivant toujours de celle que nous offrons. Ces idées peuvent en amener d'autres. Les panneaux pouraut varier de grandeur , les portes , au lieu d’élre placées au milieu des pièces , peuvent être eu peudant de chaque côté, do sorto qqunc môme décoration ainsi refondue, pour ainsi dire, suivant remplacement ou la grandeur d'une pièce , peut cependant , avec le même ensemble de détails , ètro toute différente par sa disposition.
Fig. 3. I.es plans tracés au dessous de chaque décoration indiquent suffisamment lassemblagc de toutes les parties qui Ig composent. Chambranle ravalé en pilastre 1 , pilastre de l'ordre 2 , cadre des grands panneaux et de ceux d'appui 3, panneaux à glace 4, bâti d'un vantail, les moulures prises dans son épaisseur et le panneau à glaco S, cadre sailhmt sur lo bâti 6 , panneau à glace des deux côtés 7-
Devantures de Boutiques.
Autrefois les devantures de boutiques consistaient on châssis vitrés de petits carreaux maintenus par de simples poteaux. Les portes d'entrée , tout aussi simples , étaient même souvent rapportées pendant le jour k la place do la Traie porte qui , étant pleine , devait rester ouverte. Les châssis do ces boutiques étaient fermés la nuit par des ais assujétic
MENUISERIE. 4 S
au dehors par une platc-bando do fer posée horizontalement sur des supports et traversés cnsemblo par des boulons que maintenaient des clavettes en dedans. Aujourd'hui peu do boutiques en vue sont faites de cetto manière. Une sorte do luxe , au contraire , préside ù leur décor , et si cliaquo état pouvait avoir pour II sienne une physionomie qui lui fût propre , la variété en serait mojns grande et lo caractère plus exact. Les marchands de vin et les boulangers ont adopté des grilles do fer placées à hauteur d'appui; les bouchers , dans toute la hauteur du rez-de-chaussée. Pour les autres marchands , les uns ont besoin de grandes ouvertures pour leurs montres , d'autres du moins grandes , n'ayant besoin que de jour. Ces sortes do boutiques sont du ressort dos menuisiers ; leur décor tenant de près à l’Architecture , il doit, lo plus possible , se rapprochor do scs règles ; et quoique , do quelque manière que l’on s’y prenne , on puisse rarement en former un enseniblo avec la masse du bâtiment , lo plus simple et lo moins discordant doit toujours être préféré.
Les quatre exemples que npus présentons , et que nous croyons être les plus raisonnables , se voient dans quelques rues do Paris exécutés ù peu près de cette sorte.
l.a figure première présente quatre pilastres do fuco d’uno proportion plus que corinthienne en élévation , ils sont couronnés d’un cntablcmcut du cinquième environ de leur hauteur et dont l'architrave a so prolile sur chaque saillio des pilastres pour laisser la placo nécessaire au nom du marchand et à l'indication de son commerce. Ces pilastres sont posés sur un stilobato h dont la proportion , relativement ù l'ordro , peut varier suivant la hauteur d’appui que souvent même le marchand détermine pour que la montre do la boutique soit plus ou moins en vue ; mais , autant qu'il sa peut , il faut lo mettre on rapport aveo l'ordre. Entre les pilastres des côtés sont deux grandes croisées et une porte vitrée au milieu , dont le dessus est aussi vitré et défendu par deux croisillons de fer. Celte boutique serait élevée de six pouces au dessus du sol , tel que l'indique la marche sur le plan c. Les deux arrières-corps d pourraient former des espèces d’armoires dans lesquelles on plucerait , pendant le jour , les ais servant à clore les croisées pendant lu nuit. La construction de cette devanture est très-simple ; les pilastres e serviraient do dormons sur lesquels les battons dos châssis s'ouvriraient. Les deux pièces de bois f, sur la môme ligne dus pilastres en dednus , sont pour servir do supports au poitrail. Cetto devanture do boutique peut étro répétée en pendant de l’autre côté , étant séparée par uno portc-cochèrc y , comme nous l’indiquons sur le plau. Pour les profils convenables, on peut avoir recours , pour le choit , à ceux de menuiserie donnés dans les Planches précédentes , et , pour ceux do l’ordre , aux ordres mêmes du Vignolc des Ouvriers.
Fig. a. Cetto devanture do boutique est un pou plus composée que la précédente , relativement à son ensemble pour l'architecture. Elle peut être décoréo d’un porche à quatre colonnes « (voyez le plan), si l’emplacement lo permet; et, dans lo cas contraire , on pourrait obtenir la même élévation en donnant un pou plus de saillie aux pilastres b qui sont derrière les colonnes qui ceux des côtés. L'entablement est dans les mômes rapports avec l'ordre que celui de la prcccdento ; seulement la oorniche en est plus légère , pour laisser dans la hauteur do la frise la placo ucccssaire à l'enseigne de la maison do commerce, Tout lo fond des entre-pilastres est vitré, et les châssis à de-
MENUISERIE
inourc , excepté celui du milieu destiné à la porte d'entrée. Los deux entre-pilastres c de» «étés formeraient des armoire» pour lo mémo usago quo pour la précédente devanture, l.c stilobata ou l'appui est au tiers de l'ordre, et le» poteaux intérieurs d serviraient de supports au portail. Cette devanture conviendrait pour un café, un restaurateur, ou à tout autre établissement qui demande d'être eu vue.
Fig. première. Devanture de boutique en arcades : elle comporte tuute nue façade de maison. Un des côtés a en est l'entrée , et celui opposé b celle de la boutique. Nous en avons pris lidéo sur une semblable . aux proportions prés, puisque nous ne l'avons pas mesurée. Dans celle que nous offrons , les proportions de J architecture sont eu rapport de largeur et do hauteur tant pour l'ordre quo pour les trois arcades du milieu. L'architrave c , que nous avons supprimée dans la partie entre les deux avant-corps , peut être aisémeut rétablie, si un plus grand champ était nécessaire pour désigner l'emploi du lieu.
Fi<j. 1. Autre devanture en arcade» sur des pilastres, l'entrée de la boutique au milieu. L'intervalle des pilastres accouplés sur les côtés a peut être employé pour serrer les ais , en les écartant un peu plus , et la sûreté de la boutique pour les cintres b serait prévue par des grilles légères placées dans l'intérieur. La curuiclic de couronnement est posée sur une architrave c destinée à l'enseigne du marchand. L’interval d, entre l’architrave et les chapiteaux, pourrait être orné de bas-reliefs ou do pciuturcs relatifs au commerce de la maison.
Des V utiles et des Coml/Ies en menuiserie , et détails d'une des Fermes
qui la composent.
I.ESPÈCP. de combla on de voûte en menuiserie, inventé par Philibert Delorme, a de grands avantages dont la routine seule a , jusqu'ici , empêché le fréquent usage. Elle ne charge pour ainsi dire point l'édifice, et laisse un grand espace au dessous, dans lequel on peut aisément pratiquer des lugemeus. Son poids est peu considérable en raison do celui de la charpente ordinaire. La première notant sujette à aucune poussée, elle n'a besoin que d'appuis et jamais ne fatigue ni ne tend à écarter les murs.
Pour en fairo usage, quand vous eu avez déterminé l’espèce dans lequel vous voulez employer ce moyen de couverture, soit de forme dcmi-circulairc , soit elliptique, droite ou ogive, il faut d'abord en tracer l’épure A sur une aire ou une place uuic quelconque, sur laquelle vous tracerez la forme que vous aurez adoptée et de la grandeur do l'cxécutiou ; vous y marquerez par division b , jusqu'au milieu du haut de l'espace à remplir,
MENUISERIE. 4
celles dont vous croirez avoir besoin , on raison do la grandeur de votre ferme et des planches que vous devrez y employer. (Delorme les fixe de 3 à 4 pieds de longueur sur le plus do largeur possible et leur épaisseur, do 12, i 5 et i8 ligues, suivant leur plus ou moins grande portée.) Apres les avoir toutes coupées carrément cl de même largeur, vous les posez sur votre épure , do manière que les deux extrémités intérieures c touchent à chaque angle «le votre division, comme le milieu opposé touche sur la courbe extérieure </, ensuite vous les couperez do nouveau daus la direction au centre, comme dans la figure A , b , c. Chaque division «le la ferme sc compose de deux planches l'une sur l’autre, vous les posez en liaison , c'est-à-dire que l’extrémité b de l'une se trouve au milieu do l’autre e: vous les fixerez alors euscinhlc au moyen do chevilles f , et, après les avoir percées dune mortaise <j parle milieu (ressortes do fermes devant être espacées «le trois pieds Tune de l’autre), vous les reliez toutes ensemble de trois en trois par échelons h (voyez le plan) avec des licrnes i passant à travers des mortaises , que lou cheville ensuite k (coupc eu grand) contre chaque ferme pour les serrer exactement. Les licrnes doivent avoir au moins l'épaisseur des planches do la ferme, ainsi que les chevilles ou clavettes, sur une longueur triple de cette épaisseur pour ccs mêmes clavettes.
Pour établir ccs sortes de combles , on forme uuo retraite à l’intérieur î , au dessus de l’entablement, sur laquelle on pose une sablière m. On creuse dans cette pièce des entailles pour y recevoir le pied de chaque ferme. Le prolongement de la surface du comble jusqu'au nu extérieur du mur sur la coruichc se fait en ajustant des bouts de planches en forme de coyaux « , fixés par le bas dans Une entaille pratiquée au dessus de la corniche ou sur une petite sablière o ; ensuite on prolonge le sommet en forme de comble ordinaire p, et par lo même principe «pie sa courbe, et l’on ajoute après une sorte de chevron entre chaque travée pour recevoir le lattis , sur lequel on attache l'ardoise- ou bien l'on pose la tuile.
Les détails à côté de cette ferme, à laquelle ils so rapportent par lo» mêmes renvois, et qui y ont rapport, démontrent sufiisammnt la liaison indiquée de toutes les pièces, ainsi que la manière dont on ajoute les planches les unes sur les autres, au moyen de l’épure, soit avant, soit après les avoir taillées.
Fig. 2. Celte figure présente un autro moyen, par M. Rondelet, c’est celui d entailler les liernes par dessus tj et par dessous r, au ;nilicu de chaque partie de planche, en les y fixant avec de forts clous, et les continuant ainsi dans touto la longueur du comble (voyez le Plan), Ce moyeu produit autant de solidité avec moins d'ajustement et do dépense, et empêche en quelque sorte le jeu des bois, occasionne également par 1 humidité et la sécheresse; ce qui, tel soin qu'on y apporte, peut arriver par l’emploi «les licrnes traversant le milieu des planches. Mais ces deux moyens sont également bons comme légèreté et solidité; et la manière do les mettre en œuvre étant la même, nous renvoyons à ce que uous avons dit pour l'autre comble. L’épure <*, le plan et les détails places près de la figure à laquelle ils sont relatifs , et les mêmes lettres de renvoi feront juger de le fiel eu particulier de chacune «lo ccs manières; le comble s de ccttc figure est droit depuis la corniche jusqu’à son sommet.
46 MENUISERIE
Autre méthode de former un comble, par Lacas c. — Détails d’une des Fermes,
Fig. 3. Ayant une largeur déterminée A B et C, sur laquelle on voudrait faire usage de cette autre sorte de comble, il faudra porter par le haut la moitié do l'espace A B , pour eu établir la hauteur D ; ensuite il faudra tirer une diagon de E do l'axe de la base B , passant au milieu de la tangente F, puis après avoir divisé cette tangente en .sept parties égales, en porter une au dessus G sur la diagonale E; du ce point G. au point D faire passer une perpendiculaire indéfinie II, répéter la même opération du point G au point A , et la rencontre des deux lignes eu I sera le centre de la partie courbe voulue , qui , réunie par la mémo operation répétée de l’autre côté , formeront une ogive.
Ces courbes a peuvent avoir de 5 à 6 pouces de largeur sur champ par le haut et do 8 jusqu'à îo pouces par le bas , sur un tiers de moins en épaisseur (mesure cependant qui doit ètro calculée suivant leur portée); elles sont espacées de deux pieds et demi et posées sur une sablière h, et réunies par des liernes c, entaillées à mi-bois k , et alternativement u tenons et mortaises i, l (voje l f ig . 6) , placées ù des distances en raison de la portée des courbes, comme de 4 à 5 pieds plus ou moins. Les espaces formés par l'intersection des liernes et des courbes seraient subdivisés par des entre-toises ou des fausses courbes d, afin do servir de soutien au lattis extérieur pour recevoir la couverture, et à l'intérieur pour un lambrissage en plâtre , ce qui donnerait à cette charpente une grando fermeté.
Les cintres d'une certaine grandeur, que l'on exécute en charpente ou en menuiserie, ne peuvent s'obtenir qu'au moyen de plusieurs pièces de bois réunies. Ceux formés par cmboiteinenl, tel que l'offre le trait de Jupiter , remplissent les conditions désirées, qui sont la force et la solidité.
Fig. 4- Celte ligure indique le trait de Jupiter, pris sur l'épaisseur du bois a, serré aveo une clé f, pour l'assemblage des pièces qui forment les courbes; lo mémo trait sur la largeur i/ et les deux pièces détachées l'une de l aulro h.
La fig. 5 est l’assemblage d'une partie des courbes , des liernes et des entre-toises. (Voyez, le plan placé auprès de cette figure.)
La fig. ti représente les bouts des tenons • , les entailles k cl les mortaises l, par lo moyen desquelles toutes les parties de cette charpente sont réunies et consolidées.
SERRURERIE
La serrurerie a été, comme la menuiserie, ramenée à plus de simplicité pour le décor tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bùtimons. On no fait plus prendre à cette sorte d’ornement , pour les rampes d'escaliers, les balcons ou les grilles, toutes ces formes bizarrement chantournées , ce mélange de lignes courbes et de lignes , ou droites ou obliques , qui souvent tic so rattachaient à aucun motif apparent et montraient seulement l'adresse do l'ouvrier , sans présenter à l'œil rien do déterminé ni de satisfaisant. La plupart des grilles pour les grandes parties, soit de panneaux ou de travées, étaieut surchargées d'ornemens sans choix, et souvent eucoro mal ajustés ou disposés d'une manière grêle et sans effet. Le style et les formes do l'architecture que l'on a voulu fairo concourir à la décoration des grilles d'entrée des palais ou des maisons n’ont jamais produit qu'un médiocre effet, eu ce que l’œil pénétrait sans cesse au travers des masses, ce qui en rompait l'harmouio : l'architecture soumise à ces sortes de décorations netant jamais qu'artificielle , perdait sou caractère propre et donnait à ces ouvrages de fer un aspect lourd qui ne leur convient point. Los grilles , en principe . n’ont été inventées quo pour clore des parties d'habitations ou d'autres lieux sans an intercepter la vuo ; les balcons , pour servir do barrière aux appartenions dont les croisées descendaient au niveau du sol , ou en place d'appuis on balustrades , qui ne peuveut être construits en porte-à-faux , tandis que les balcons se posent sans inconvénient à lcxtrcmité saillante des corniches. Plus ils sont légers et peu garnis d'ornemens , et mieux ils conviennent à la décoration d'un bâtiment , dont ils no sont qu’un accessoire , ulilo à la vérité , mais qui ne doit masquer en rien les proportions de ses diverses parties. Ainsi , pour les grilles , los barreaux peuvent être droits, carrés ou ronds cotre les traverses desquels, formant frises, on peut ajuster d'autres petits barreaux croisés, des anneaux, ou des losanges , pour en ôter la monotonie; les balcons , les rampes d'escaliers et les grilles d'appui ou de séparation peuvent avoir dos barreaux de formes variées sans les coutourncr , soit en les croisant en forme d'X , en losanges, eu courbes d'un seul jet et croisées dans leur hauteur, et de diverses autres manières, telles que nous les avons indiquées. (Voyez les Planches suivantes.)
Les grilles pour los intérieurs demandent plus de recherche ; nous en avons offert des modèles , avec des détails différées et applicables suivant les lieux.
Ferrure de Bâtiment.
Quoique cette sorte do ferrure soit bien connue, nous avons cependant pensé que la figuro des différentes pièces dont elle est composée ne serait point ici déplacée. La première a est celle d une bande do trémie ponr les êtres de cheminées ; elle se fixe de chaque
Sa SERRURE IUE.
côté sur les solives d'cnchcvètrurc , h indique sa largeur ou sa formo , vue de profil, c Chovêtre en fer carré pour recevoir les abouts des solives : le clievétrc de celle forme sc placo au devant d’un être, cl lorsqu'on l'emploie sur les côtés au lieu de clievétre de bois, «i qui arrive quand les totaux de cheminée , trop rapprochés les uns des autres, ne permettent pas de faire usage do bois, on le coude alors par un bout, comme le précédent , sur la solive d'cnchcvètrurc et de l'autro bout on le forme en queue de carpe, pour étro scellé dans lu mur et recevoir de même les abouts des solive . d Manteau de cheminée, e corbeau, f plate-bande en équerre sur le profil pour la charpente , <j antre équerre sur le plat pour le même usage, A plate-bande avec talon pour consolider l'assemblage do doux pièces do bois , » profils do talons, A barre de languette cintrée pour soutenir un arc en briques sur le manteau d'utic cheminée , l étrier pour soutenir les lambourdes sur les côtés des poutres , m étrier à boulon , ou bride pour lier un poinçon à feutrait , n profil du même étrier, a autre étrier, ou bride avec plate-bande et écrous, p queue de carpe ù scellement pour la charpente , (j étrier vu de face , qui sert k retenir les chevétres et les lambourdes aux solives d'cnchcvètrurc, r profil du mémo étrier, i queue de carpe à doublo scellement pour le support de corniches et des égouts, t tinin portant oeil d'un bout pour le passage do l'ancre , et à talon de l'autre , u profil du tirait et de son ancre , r ancre à talon, x liarpou avec crochet d'un eôto et talon do l'autre, pour la charpente , y harpon a boulon et k ccrou d'un côté, et k talon do l'autre, pour une sablière haute de pau do bois , et servant de liran k l'entrait , * chaîne k moufle en fer carré , servant k prévenir l'écartement de deux murs parallèles, portant mil aux deux bouts pour le passage des ancres, et serrée dans le moufle par des coins pour la roidir; 1 ferrure de porte-coohère pour le bas do lu porto , avec congé et crapaudine k goujon, fixée au bâti par des clavettes plates goupillées on avec des vis k tètes fraisées ; 2 môme ferrure , pour le haut do la porto , avec tourillon et buurdonnièrc ; 3 équerre double embrassant les bâtis soit des portes, soit des fenêtres; 4 té «impie, mais quo l'on fait double pour les traverses des portos, et même des croisées , cl que I on entaille dans les petits bois lorsqu'elles dépassent la grandeur ordinaire; 5 équerre portant penturc et sa charnière; 6 pivot k moufle; 7 patte en tô et k scellement pour fixer les dalles eu pierre, posées en revélisseroent, 8 chaîne k traits de Jupiter en fer plat, pour le moine usage que celle ci-dessus; 9 la même chaîne , vue sur l'épaisseur du fer.
Des Balcons de divers genres pour les croisées et les terrasses.
Les sortes de fer que l'on emploie pour les balcons sont le fer carré pour les angles montons qu'on nomme pilastres, auxquels s'assemblent les châssis haut cl bas. Le fer de carillon pour les balcons ordinaires et leurs barreaux de remplissage ajustés de différentes manières. Celui dit do bandelettes pour les formes contournées , comme cercles , ogives , losanges et antres , et d'une dernière forme enfin que l'on nomme ptate-tmnde , qu, tcil de uxiio pour les rampes , connue d'appui pour les baloous. Le premier balcon a
SERRUHERIE. . 5.
est à barreaui droits , ronds ou carrés , dans un châssis simple ; il peut également servir ch: grille d'appui comme de balcon. Les barreaux sont ornés d'astragales, de chapiteaux et d'embase en cuivro ou en fer tourné. Le suivant b, avant un châssis double , est h baiTeaux droits ; les deux traverses du second châssis sont liées au premier par des anneaux, c Balcon à châssis simple, avec pilastre : les losanges, dans la hauteur, sont réunis au milieu par des patères en cuivre; d autre, à châssis simple, traverse d’angle eu angle par deux barreaux réunis à leur croisement par une patère; il porte un double châssis, formant encadrement; retenu au premier par de petits barreaux au milieu de leur c-paoc. j Barreaux à losanges réunis au milieu par des patères, cl les demi-losanges par des boutons, dans un châssis d cncadremcut simple et dégagé de son appui par le bas , f en forme do tuiles antiques ou en arcades : l'uxo do chaque demi-cercle est pris à la hauteur du sommet de chacun d'eux; elles doivent être façonnées en fer du bandelettes. Grand balcon à double châssis d'encadrement, avec un petit châssis en hauteur sur les cotés , traversé de même par deux barreaux réunis an milieu ou à leur croisement par des patères , ou balcon à c roisillotu alotige's. h et « Deux formes de grands balcons difterens de détails , portant duuble châssis formant encadrement u chaque compartiment , lesquels sont traversés d'angle en angle par des barreaux : les uns à leur croisement portent des patères ou des rosaces , et les autres sont intercepté» par des ronds ou des carrés auxquels ils se rattachent , ou balcon à croisillons carres, k Balcon simple avec llèchos croisées et à double barreau , châssis haut et bas ; l balcon dont les barreaux sont .en portions do cercles croisés vers les deux tiers, et réunis par le haut sous la hurro d'appui; m balcon à colonnes et à arcades eu ogive : les fuseaux ont pour ajustement un chapiteau et une hase en cuivre; n autre balcon à colonnes réunies de deux en deux par des demi-cercles, qui forment ogives sur chacune d'elles; meme ajustement pour les fuseaux que ci-dessus, ou à arcades entrelacées, o Balcon formé de plusieurs châssis l'un dans l'autre , et liés au principal par des barres placées diagonalcmcnl à lu rencontre de leurs retours d'équerre. Tous ces balcons doivent être recouverts, pour l'appui, du la plalobaudo dont nous avons parlé plus haut; elle est façonnée en portion do cercle par dessus , et plate par dessous ; elle doit avoir depuis i pouce et demi jusqu’à deux pouces de largeur, sur quatre cinq lignes d'épaisseur.
Rampes d' Escaliers.
Le premior barreau dos rampes d'escalier, qu'on nomme pilastre n, celui que l'on pnss sur la volute du patiu b ou sur la première marche d'un escalier à l'anglaise c, est assez ordinairement nmd , en forme de balustrc , de colonne ou d'un ajustement pris de l'un et de l'autre, ajustement tout idéal, et qui n'a d'autre règle que le goût.
Fig. première. Celte rampe ost à barreaux droits et en fer de carrillon : le bas de chaque barreau , qui ost terminé eu pointe d , s'enfonce dans le limon de 3 h 4 pouces ; ils doivent être marqu a dans cette huutctxr par une cspèee de talon qui les empêche d'aller plus
SERRURERIE
avant. Ces barreaux sont assomblés et rires par le haut à une barre de châssis a recourcrte d'une plato-bande. Beaucoup de rampes d'escaliers n'ont point de barres de châssis , les barreaux sont rivés à la plate-bande qui sert de main courante.
Fig. 2 . Rampe à barreaux ronds portant des chapiteaux et des embases en cuivre : ils sont assemblés dans un châssis haut et bas et à pointes par dessous dans le limon; le châssis du haut est recouvert par nue plate-bande.
Fig. 3. Rampe à double châssis par le haut , formant frise traversée do petits barreaux figurant des losanges avec le châssis. Les barreaux de la rampe sont ronds et ornés do chapiteaux d'crabascs , ils peuvent être fixés de mémo au limon au moyen de pointes , comme ceux des figures précédentes.
Fig. 4 Cette rampe est formée de losanges et do demi-losanges , avec des boutons ou des rosettes à leur croisement f, elle est à double châssis par le haut , formant frise , dont la hauteur est ornée de postes en regard ou symétriques. Le premier barreau qui sert d'appui aux losanges doit être carré ; il peut être même répété double , par intervalles de la largeur prise au milieu d’un losange, co qui formerait des panneaux : des pointes ajustées sou» le châssis du bas la fixeraient au limon.
Fig. 5. Rampe à l'anglaise sans châssis par le bas. Les marches sont ajustées sur un limon à crémaillère et profilées en retour déquerro; les barreaux sont vissés ou rivés sur le bord de chaque marche , dans un patin g entaillé d'épaisseur et vissé sur le giron ; les liarrcaui sont ronds , portant chupituaut et embases, et sont terminés eu ogives parle haut; la baudo de châssis en fer de carillou qui la couvre est disposée pour recevoir une main courante en bois , cest-ù-dire percée de distance en distance dans son épaisseur pour fixer 1 a main courante
Fig. 6 . Autre rampe à l'anglaise : l'escalier est sans limon , les marches sont apparentes et profilées en retour d'équerre et ajustées â recouvrement l’une sur l'autre, et liées ensemble par dessous , au moyen de clavettes ou de boulons masqués duns leur épaisseur ( voyez PL 14 et i5). Les barreaux do cette rampe sont ajustés , de deux l'un, eu dehors sur le liane dos marches, et celui d'intervalle se réunit au premier en formo de col decygue par le bas h ; une rosette ou une patère t eu recouvre l'assemblage. Ces barreaux , faits eu forme de fuseaux, sont ornés do chapiteaux; la maiu de la rampo est ajustée commo celle de la précédente.
Fig 7 et 8 . Grille d'appui de jardin ou de grand balcon , l'une h croisillons séparés par dos pilastres , dans un châssis simple; l'autre à doublo châ-sis, formant cadres ou panneaux, dans lesquel-, sont de doubles ronds maintenus par dos croisillons.
PLANCHE as.
Grilles moyennes de séparation , Armatures et Contreforts.
GlUU.ES de cour on de jardin, et même de fermeture , pour intercepter la communication du dehors au dedans, commo sous les galeries du Palais-Royal, à Paris.
Fig. i'°. Cette grille est à barreaux de fer roud , portant lances a et pontons b; ils
SEUIUÎREUin.
*onl liés en haut par deux traverses, et par le bas par un châssis portant au sommier crapaudÎDo à goujon c pour le pivot. Lo battant est retenu dans la distanco des deux traverses du haut par un doublo oollicr d à scellement, ajusté à tourillon avec le montant do rivo e.
Fig. l. Cette grille, commo la première, est & barreaux ronds, avec chapiteaux fc t embases g en cuivre ou en fer. Les deux traverses du haut , formant frise , sont croisées éntro les barreaux par de petites barres do fer do bandelette , ainsi que celles du châssis du bas , avec ou sans bouton, ou tète de clou à leur croisement A, au lieu de lances; des culots t , sorto d'ornement , sont dégagés de la traverse du haut par des astragales dont lo dessous peut être évasé en congé, et porté par un filet. Du reste , pour les colliers et les tourillons du bas au sommier , voyez la figure précédente.
Fig. 3. Diverses sortes de courocRcmens pour les pilastres servant de bases aux rampes d'escaliers. Ces sortes d'ornemens sont 'ordinairement en cuivre , et places sur le pilastre d une manière pyramidale au dessus de la main do la rampe : 1 une boule placéo sur un piédoucho , 1 uno pomme de pin , 3 un gland , 4 un vase , et 5 uuc sorte de prisme terminé en poiulo par le haut, et tronqué par lo bas pour, sa jonction au piédouchc.
Fig. 4- Diverses sortes d’ornemens pour les barreaux ronds , tels que chapiteau 6 , astragale 7. embases S, et embases de pontons 9.
Fig. 5. ProGl d’une armature pour une grande grille isolée. Le montant de rive a , doublé dans son épaisseur b, a d'un côté un arc-boutant en forme do console e , et celui opposé en forme do grecque d , assemblés à un patm « à crampon scellé dans la pierre qui lui.scrt do base; /'plan do la charnièro du bas, nommée à tète de compas , fixée au montant de rive g, auquel le sommier à charnière A vient s'ajuster; >' console, A borne.
Fig. 6 . La mémo armature vue do face , et partio do la grille-, ajustement des charnières l , avec les traverses m dans la hauteur , fixées au montant do rive n , sommier o , borne p.
Fig. 7 . Armature pour une grille posée sur un mur d'appui; patin q, avec crampon -de scellement dans le bahut r,-. barra de traverse t.
Grande Grille, et Grilles de séparation.
Fig. i”. Grande grille, aveo traverses par le haut a formant frise, et surmontée de culots b, desquels sortent les bouts des barreaux terminés en pointes. Les barreaux sont ronds jusqu'au dessus de la deuxièmo traverse d’appui c, au dessous do laquelle ils doivent ètro carrés jusques sur le sommier d. Ils sont terminés , à la manière des pontons , par un double astragale , dont celui du haut porte la traverse qui est au dessus du sommier «. Entre chaque barreau est plaoée une espèce d’ornement f en cuivre ou en fonte, A facettes concaves se terminant en pointe, qui peut avoir trois pouces de
54 SERRURERIE
hauteur sur un pouce do largeur pris au milieu de sa hase. Co mime ornement est répété au dessous d'une traverse du haut, ainsi qu’au dessus do la deuxième traverse d'appui. Le battement de l'un des battans do cette grille est recouvert par un pilustre g fixé sur l'autre battant. Le pivot ou les ebarniéres seraient adaptées par derrière au montant de rive A. ( Voyez les détails sur cette partie des grilles, dans lu Planche précédente. ) Si cette grille était placée entre deux murs d'appui, il faudrait subordonner la hauteur \lu dessous de la deuxième traverse » à la hauteur du mur, de manière que les deux traverses formant. frise régnassent sans interruption d'un bout à l'autre, ainsi que le corps de la grillo dans toute sa hauteur.
Si vous supprimez celle grille la partie du bas jusqu'au dessous de la première traverse »' , vous aurez uuo grille que vous pourrez mettre en œuvre pour la fermeture des boutiques, telle qu'on les pratique aujourd'hui pour les boulangers et les marchands de vin; elle peut aussi étro employée dans son entier pour la fermeture d’un étal de boucherie, eu rapprochant un peu les barreaux les uns des autres, et en leur donnant en même tems plus do légèreté.
Fig. a. Grille do séparation pour les intérieurs , .avec pilastres a h barreaux carrés b; les barreaux qui forment la grille seraient ronds , avec chapiteaux par le haut et astragales par le bas. Les chapiteaux sont surmontes d'ogives entrelacées , et supportant la bande de châssis du haut. Entre les ogives est placé un ornement , ainsi que sur la traverse de châssis du bas, fait de la même manière que ceux indiqués plus*haut; o plate-bande recouvrant la grille.
Fig. 3 . Autre grille de séparation , ayant doublo châssis montant formant pilastre a ; les traverses du haut, celles d'appui et du bas, forment frises b : dans les panneaux du haut, les barreaux sont ronds c, avec chapiteaux et embases; les pilastres sont ornés do rosaces, de culots et autres ornemens. Les ‘panneaux inférieurs, ou d'appui d, ont une rosace ou une patère , du contour extérieur de laquelle partent dos rayons « aboutissant â un autre cercle , et liés entre eux par d'autres portions de cercle , en sens inverse de œlui qui les rétiforme f. Les frises sont formées de divisions correspondantes à l'aplomb des barreaux , et remplies dans le milieu par des rosaces , et dans les côtés par des bandes transversales réunies ù leur croisement par un boulon. Tous ces uruemens peuvent être de cuivra ou de fonte , et dorés ensuite.
Grille courante , Grilles ornées et Frises.
Fig. première. Grille ordinaire pour être placée sur un mur d'appui : les barreaux en seraient ronds ou carrés, portant lances a et pontons b , ou des pommes de pin c au lieu de lances. Les barreaux sont liés par deux traverses en haut d, et par deux autresen. bas a , dont l’une est encastrée do son épaisseur sur l'appui du mur f.
Fig. a. Divers ornemens de frises , tels que parties d'ogives se pénétrant a , de eerolcs
SERRURERIE
St
ou d'anneaux formant chaîne b , de bâtons rompus ou de grecques e, et do divisions carrées traversées diagouulcmeut par de petites barres ornées d'une patère à leur croisement d. Ou nomme aussi cette dernière fri*a à croisillons et patères.
Fig. 3. Battant d'une grande grille à double châssis, fermaut frise au pourtour, entre lesquels sont trois panneaux, celui du milieu a oblong, et celui du bas b carré, ainsi que celui du haut c. Ces panneaux portent des croisillons d, auxquels se rattachent deux autres châssis e en fer de carrillou ; ces croisillons sont ornés , à leur rcncoutre* au milieu des panneaux, par des patères f, cl lo grand panneau, d'une patère à l'autre , est rempli par un barreau dont la distance aux autros barreaux rend la division régulière. Les frises sont remplies par des ronds et par des losanges alternativement- i elles sont aussi variées de formes dans quelques parties, pour lo choix qu’on eu voudra faire. ,
Fig. 4- Lo second battant, de même que le premier, est à double châssis formant frise a, un panneau carré b haut et bas : celui du milieu o eu est séparé par deux petits panneaux oblougs sur le travers d, et par une autre frise e dépendante de ces mêmes panneaux. La friso de pourtour de la grille et les traverses de frise servaut do cadres aux panneaux du haut et du bas sont remplies par des arcades f ornées de feuilles et de culots , desquels les demi-arcades g paraissent sortir. Dans chaque panneau du bas et du haut sont inscrits • des ronds A traversés de croisillons », et le centre orné d'une rosace ; lu panneau du milieu porto un mufle de lion , auquel se rattache un ornement dont les contours peuvent être faits en fer de bandelette et de carrillon : on peut, avec lu lime et le poinçon, en dégager les contours ; lus deux frises, qui sont l'uuc au dessous et l’autro au dessus, peuvent s'exécuter de la même manière-, et les rosaces, le mufle et les' autres prnomens être coules eu foute. On voit que l’ensemble de ces grilles se rapporté a celui des portes d'appartemens et des portes-cochères, et do même qu'à ces dernières ou peut en varier les panneaux; mais nous pensons que les grilles ajustées simplement sont préférables ù toutes celles dont la composition offrirait trop de détails , soit par leurs orueraens, soit par la complication de leurs barreaux. .
Des Grilles cintrées.
Figure premun. GltlLLF.s cintrées pour les arcades, do sept modèles différons , numérotés de i à 7 . La première avec flèches et barreaux intermédiaires fixés sur la traverse du milieu par des patères ; la deuxième est à rayons coupés et dos patères sur la traverse du milieu, auxquelles les barres du haut viennent se joindro ; la troisième est formée par de» dards et d'un ornement au centre; la quatrième porte des dards et des barreaux on pointes d'étoiles; les cinquième .et tixièmt sont composées do rayons inégaux, formes de dards et de barreaux réunis à la seconde traverse par des patères ; la septième est ex» pointes d'étoiles séparées par des dards.
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SERRURERIE
Des Planchers , des V otites et des Combles en fer.
l’OUR beaucoup de fabriques ot do manufactures où le résultat des opérations no peut «obtenir qu'au moyen du feu, la construction des bâtimens deviendrait trop dispendieuse s'il fallait en . voûter toutes les parties. La force nécessaire des murs pour contrebutor les voûtes et ces voûtes mêmes entraîneraient, suivant l'importance do ces étabüssemens, dans des dépenses considérables. Les voûtes en briques présentent bien quelques avantages pour lcoonomie et pour lu sûreté contre lo feu, mais il faut y joindre des chaînes do fer pour obvier à l'écartement des murs qui en reçoivent la retombéo , co quuno trop forte charge posée dessus pourrait quelquefois occasionner. Quoique oe.tto construction soit bonne , ou a imaginé un moyen plus économique , sous beaucoup do rapports, et qui ne charge aucunement les murs sur lesquels il porte, ce sont des formes ou des armatures en fer pour des planchers, des voûtes et des combles.
Fig. î. L'armature que nous présentons pour un plancher , est posée entra dons murs distant l'un de l'autre do n pieds et de 18 pouces d'épaisseur. Elle so compose de deux barres de fer , dont l'une est courbée en arc a , et l’autre au dessous b est droito et paraît en former la corda. Ces barres de fer sont posées sur champ, celle du bas servant de corda a a pouces et demi do hauteur sur 8 lignes d'épaisseur, et celle de la courbe a pouces un quart sur 8 lignes également d'épaisseur. La barre droite doit avoir plus do hauteur à ses extrémités que dans son cours intérieur, pour y pratiquer des crans o qui reçoivent la oourbo et lui seryent do' butée. L'espace entre ces deux crans est recouvert par uuo bride d qui maintient les deux barres ensemble. Une autre bride est placée au milieu du centre c, et une de chaque côté f , dans leurs intervalles ; ces brides servent à maintenir l'arc et empêcher les barres de s'écarter plus quo la courbo ne lo demando , et pour obvier à l'effet contraire, on place au milieu des brides, dans la distance des barres, des cales ou potelcls de fer, que l'on fait entrer de force pour que l'armature ne puisse changer de formo en aucune façon. Ces barres sont distantes de 7 pouces l'une do l'autre , au milieu de l'arc ; l'écartement de ces fermes entre elles dépend do la grandeur des pot» ou des briques creuses faites exprès , que l’on emploio pour former l'cpaisscur du plancher. Ici co sont des pots de G pouces en carré par le haut et arrondis sur les angles, et do 5 pouces et demi par le bas, les angles de mémo arrondis, sur 10 pouces do hauteur. Tour six de front (voyez le plan, (üj . 3 ), il faut écarter les armatures l'une de l'autre do 40 pouces et un quart, pris au milieu de leur épaisseur, les pots devant avoir entre eus un intervalle au moins d'un demi-pouce. Ceci déterminé , ces armatures doivent être reliées entre elles par des entre-toises de la distance de deux en deux pots; ces entretoises sont terminées par des crochets qui embrassent les barres formant la corda, les pots qui posent dessus ont exprès une entaille par le bas pour les y placer à cheval. Les courbes sont pareillement entretenues par des entre-toises placées par dessus , mais en moins grand nombre. Il faut , pour maçonner les pots , placer sous la barre de corda et à l'affleurement des brides , un faux bâti en planches, comao pour les autres plafonds , et prendre toutes les précautions d'usage pour obvier au gonilement dont lo plâtre est susceptible, si c'est du plâtre dont on fait usage.
SERRURERIE
Fig. 3. Plan pria à la hauteur des barres droites ou de corde a et des entre-toises b.
I. arrangement des pots c et des demi-pots d placés lo long des barres droites ou des corda qui no doivent faire corps avec les pots que par l'épaisseur do l'Iiourdi.
Fig. 4. Plan pris dessus la courbo a; les entre-toises qui les maintiennent , placées alternativement d'un côté et do l'autre dos brides. Aux extrémités de la karro do corde , est pratiqué un œil b pour y placer un ancre «« à l'extérieur du mur ( vovez fig. 2).
Fig. 5 . Profil de la brido du milieu a, coupc des barres b, place des potclcts c, fixés par un petit bouton d le traversant ainsi quo la brido. Profils des eutre-toises e et do leurs crochets f, ajustement des pots g, figure de l'entaille A dans l’un d'eux , pour être placé sur l’cnlre-toise.
On peut construire de ces sortes de planchers sur uno largeur de 20 "pieds dans œuvre, sans que les murs pour cela aient plus do x8 à 20 pouces d'épaisseur. Il faut seulement donner aux barres principales , celles de l'arc et de la corde , de 34 à 36 lignes de largeur sur xo à 12 lig. d'épaisseur; le même espace entre les deux barres au milieu qu'à l'armature précédente ; neuf brides en y comprenant celles dos extrémités pour la jonction des deux barres; les entre-toises dans la mémo proportion et la mémo distance, et pour le reste suivre la mémo marcho de construction indiquée ci-dessus.
Fig. 6. Moitié d'un comble en fer , posé sur champ , sur uno largeur de 20 pieds dans œuvre. Ce comble serait recouvert de plomb ou de cuivre do rosette; les fermes, distantes les unes des autres de 3 à 4 pieds, seraient reliées et entretenues par des eutretoises auxquelles s'adapterait un grillage pour recevoir la couverture. La courbe a et l'arbalétrier b auraient 3 o lignes de largeur sur 10 à 12 ligues d’épaisseur ; c poinçon, d oontrc-fiche , e brides ,f faux entrait. Si l’on voulait faire un enduit k l’intérieur , on pourrait former des pas do vis dans les courbes, ou y adapter des crochets auxquels on fixerait das triangles do bois qui les recouvriraient, et dans les intervalles on ajusterait des fausses courbes; ou lattcrait sur le tout et l'on enduirait ensuite. La contro-fichc d et lo faux entrait f porteraient à chaque bout un œil coudé dans lequel passerait l'arbalétrier b, do mémo quo la barre g, posée au long du mur, servant d'ancre k In semelle ou le patin A qui reçoit le pied de la ferme.
Fig. 7. Profil du poinçon et de la bride qui embrasse la courbe et l’entrait ; le poinçon serait en fer carré , d’un pouoc à un pouce cl demi , do mémo que l'ancre et le patin , et les autros en fer plat comme la courbe.
Fig. 8 . Autre ferme en plein cintre sur uno largeur de 14 pieds dans œuvre , de mémo en fer plat, do 3 o ligues do largeur sur 10 lignes d'épaisseur, posé sur champ. Cette ferme serait retenue dans la distance de deux cintres par des barres a formant des cordes do segmens réguliers ot reliés par des brides b, entre lesquelles seraient placés, des potelots au milieu de chaque corde de segment c. Les fermes peuvent être posées de 3 pieds et demi à 4 pieds de distance d'oxo en axe , et maintenues entre elles par des entre-toises , ensuite être garnios en poterie dans leur intervalle, ravalée à l'intérieur et couverte en plomb à l'extérieur.
Ensemble du Grillage adapté aux deux combles pour recevoir la couverture.
Fig. 9. Eutre-toises a, posées au dessus des brides b, liant les fermes c cutre elle».
SERRURERIE
Elles seraient croisées parallèlement aux fermes , dans leur distance , par des fausses courbes d pour la ferme , fig. 8 , do même que pour la ferme du comble , fuj. 6. Elles seraient fixées aux entre-toises , au moyen de crochets e , ou par des entailles faites sur la même barre f, à mi-épaisseur et à l'affleurement des entre-toises. C'est sur cette sorte de grillage quo serait appuyé le plomb ou le cuivre dont on formerait la couverture.
Nous observerons que toutes ces différentes fermes doivent être établies en fer forgé et non en fer coulé.
MARBRERIE
Des Cheminées et rie leurs lie vête me ns en marbre .
JL ES cheminées que l'ou vuit encore aujourd’hui dans los anciens palais , les châteaux , les maisons ou les hôtels , sont en quelque sorte une espèce do monument dans chaque pièce qui les renferme. Elles sont ornées de figures do ronde bosse , de bustes ou do médaillons . de guirlandes et do beaucoup d’autres ornerneus qui indiquent les recherches et le goût du temps. La richesse de leur décor est en raison de celui qu'on a adopté pour former l'ensemble do la pièce. Leur traverse ou leur manteau est ordinairement trèsélevé et souvent de manière à pouvoir s'y tenir debout ; mais ce goût a passé depuis l'invention des glaces , dont la transparence et le reflet magique centuple les objets lorsqu'elles sont mises en opposition. On ne pouvait les placer avec plus davantage que sur les cheminées , dont il a fallu alors changer les formes en les simplifiant et les enrichir par d'autres moyens. C'est alors que l'on a dû employer les marbres précieux , orner les unes do sculpture , rapporter sur les autres des bronzes simples ou dores et quelquefois des peintures. Les plans et les élévulious de celles dont nous donnons le trait , et qui sont suivant le goût d'aujourd'hui , sont plus ou moins susceptibles de tons ces ornemens , comme elles ont l'avantage de pouvoir rester tout-à-fail simples. Elles peuvent être exécutées également en pierre , que l’on peint ensuite à l'imitation des marbres , ou être revêtues des tables ou de tranches de marbre même pour les jambages , les traverses et les tablettes , avec marbre plein pour les colonnes. Ces revètemens se font sur des noyaux construits en pierre , eu plâtre et plâtras ou en briques , suivant leur dimension. Toutes ces tranches de marbre so fixent aux noyaux et aux marbres mémo dans leurs retours d'équerre, au moyen d’agrafes et des goujons en fer; et pour los revètemens à l'extérieur, comme les piédestaux ou autres tables rapportées sur les murs construits en pierre ou en moellons , le cuivre de rosette est préférable , n'étant point sujet à soxider comme le fer.
Fig. Première. Cheminée unie ayant simplement deux patères a sur sa traverse , chacune d'aplomb sur le milieu des jambages A; ces patères sont faites eu creux dans l'épaisseur du marbre ; la tablette c est unie comme le reste ; socle d ; la cheminée, vue sur un de ses retours d'équerre e , indique l'épaisseur des tranches de murbre f, qui composent son revêtement sur sa face ; le revêtement sur ce côté est uni , ou peut être figuré et peint sur la pierre ou le plâtre , en raccordement avec le ton du marbre de la cheminée.
Fig . a. Plan d'un des jambages g avec son revêtement h , où l'on voit dos trous t disposés pour lier les marbres entre eux et les fixer au noyau en pierre au moyen des agrafes; être k ; plan du foyer l , au devant de la cheminée, pour les pièces qui doivent être par-
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quetécs. Lorsque ce foyer est de marbre m , il doit être double dessous par une dalle d» pierre n do même épaisseur , sur laquelle on ajoute et l'on fixe les compartimcns.
Fii/. 3. Autre cheminée dont les jambage* a so nomment à pilastres ou à la capucine , parce quo les pilastres sont couronnés d'un chapiteau b ; traverse unie o; tablctto d, portant un congé sur son bord ; socle e ; coupe de la cheminée f et du passage g de la fumée. Sa disposition est la même pour toutes celles qui vont suivre. Plan de la tablette A et do la traverse do la cheminée par dessous, indiquée en ligues ponctuées i; agrafe A, vue en plan et de profil l. Il faut observer que le marbre ou la pierre doivent être entaillés un peu plus que do l'épaisseur des agrafes pour ne point nuire à la finesse des joints; goujon rond m. Il sert à tenir les tranches de marbre posées verticalement les unes sur les autres , comme les pilastres sur les socles qui les supportent, les chapitaux sur les fûts des colonnes et des pilastres , et pour toute autre sorte de revêtement en marbre , pâte à scellement n pour le même usage.
Fig. 4- Chambranle à pilastre a avec un chapiteau b , composé d'un filet et d'un talon ; la tablette c est de meme ornée de moulures ; la première est un réglet qui couronne une doucine sous laquelle règne un filet , retour d’équerre d’un dos côtés d et des moulures , socle e , plan du pilastre f et de son revêtement sur le noyau g , ligne ponctuée A indiquant une entaille pour placer des plaques de fonte qu'on peut faire régner au pourtour intérieur de la cheminée. Il est même des maisons où l'on pose seulement une plaque de fonte de la largeur du fond de la cheminée et les côtés sont garnis de carreaux de faïence Vernissés , blancs ou de couleur dont il est facile d'entretenir la propreté. Ces carreaux renvoient encore mieux que la fonte la chaleur du feu dans les appartemens; détail de la moulure de la tablette I et du chapiteau du pilastre K , moitié do leur exécution.
Fig. 5. Autre chambranle ù pilastres a, dont les moulures du cliapitcau b se composent d'un filet, d'un quart do rond et d'un filet au dessous, et de plus, d’un astragalo double c ; la tablette d porte des moulures du mémo genre que celles du chapiteau , avec cclto différence quelles ont plus de saillie; la traverse e est cintréo on arquée par dessous et degagéo du chapiteau ; profil des moulures du chapiteau f et de celles de la tablette g ; la tablette vue par dessus A , ligne ponctuée i du levunt de la traverse ; A socle.
Fig. C. Autre sorte de chambranle a pilastro a , portant un chapiteau orné de feuille* d'eau b, ayant un tailloir c , composé d'un quart do rond et d'un filet et do deux astragales d , séparés l'un de l'atitro. Outre son pilastro et sa traverse , ce chambranle forme un arrière-corps e , cintré ou arqué par dessous f\ plan du pilastre g et de l'arrière-corps A. Ce pilastre peut être fait avec des tranches do marbre comme les précédens , et le chapiteau nôtre figuré quo sur sa face ; profil de la tablette ■' , de la moitié de son exécution.
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Suite de* Cheminée*, variée* de forme*.
Fig. première. Chambranle dont la traverse a est portée par des colonnes b : celles des côtés c (voyez la coupe A) portent .ou s'arrêtent sur des pilastres d placés derrière les colonnes pour les recevoir. Les pilastres sont diminués par le haut comme les colonnes ; ils sont appuyés , aux côtés extérieurs , sur un arrière-corps e élevé perpendiculairement à leur base f et portant la traverse y en saillie , en forme d'architrave : et au dedans de la cheminée , sur un autre arrière-corps h plus grand , formant cadre à la cheminée. La hauteur du retour d’équerre sous la traverse est iixéo par celle des astragales » des chapitaux des colonnes prolongées sur ce môme arrière-corps. Les colonnes b en marbre doivent être d'un seul morceau , ainsi que les socles k qui les supportent ; le reste peut être rapporté en tranches de marbre , tels que l'arriéro-corps , les pilastres et les côtés , sur un massif do linteau construit suivant l'usage , soit avec des briques sur champ, portées par un liutoau de fer , ou parle même moyen, bandé en plâtras et plâtra en raison de l'épaisseur de la traverse. Les proportions que nous présentons relativement à leur échelle sont susceptibles d'être augmentées, les cheminées devant être' mises en rapport avec la grandeur des pièces dans lesquelles elles seraient construites.’
Fig. a. Plan de la cheminéo a, colonnes b, place dos goujons o, pilastre d, arrièrocorps intérieur « , côté f , foyer y. Plan pris sous la traverse do côté A ; la saillie de l'arrièrecorps intérieur s' et le plafond des moulures de la tablette k.
Profil des moulures de la tabletto 1 , du chapiteau 2 et de l'astragale 3 , de la moitié de leur exécution.
Fig. 3. Autre chambranle à colonnes , le mémo , pour le plan , que le précédent , mais dont l'arrièro-corps a porte un plein cintre. L'axe du cinlro , pris au milieu de la largeur de la cheminée , donne la hauteur du stylobate b qui reçoit sa retombée. La traverse c est saillante sur la colonne du quart do son diamètre , et la tablette d se profile sur cetto même saillie. (Voyez, sur le plan au dessous , la saillie de la traversée, celle de la tablette f et celle de son retour d'équerre g, tracées en lignes ponctuées.)
Fig. 4- Chambranle avec des pilastres à tables renfoncées a , de même que pour la traverse 6 , et un arrière-corps cintré c comme le précédent , que l'on nomme ordinaire • ment contre-chambranle à bouche de four : les angles d sont ornés de patères ou remplis par d'autres ornemens , et les tables reufoncées des pilastres et de la traverse peuvent encadrer de mémo des ornemens tailles en marbro ou rapportés en bronze. Les pilastres de ce chambranle pourraient offrir le même aspect sur les côtés en le faisant d'un seul morceau de marbre , tel que nous lavons indiqué en lignes ponotuées sur le plan e. Plan du chambranle f et du foyer g.
Fig. 5. Chambranle à eonsoles a pour les cabinets ou petites pièces. La traverse b est taillante sur la face dos consoles , ainsi que la tablette c , telles que nous les avons indiquées sur le profil en lignes ponctuées d ( fiy . fi) , les consoles a doivent être d'un seul morceau,
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ainsi que la partie des socles sur lesquels elles posent ; pour lo reste , on doit observer la môme construction que pour les chambranles précédons.
Fig. 7 et 8. Chambranles de cheiniuée pour les grands nppartemens : ocs chambranles sont susceptibles d'étre décorés , soit par des ornemeus en bronze rapportés sur les jambages et les traverses , ou. sculptés en saillis sur le marbre môme. Les moulures a qui servent d'encadrement au foyer, ainsi que celles des tablettes b, peuvent également être taillées do rais de cœur , de porles ou de chapelets , les douciucs et les ouvets par de* feuilles do persil ou autres omemens. Ces sortes de chcmiuoos conviennent mieux aux grands appartenions quo toutes celles que nous avons offertes précédemment ; on trouve mémo ces dernières toutes faites ; on les emploie quand oiitient plus au goût habituel qu'au style propre on en harmonie avec les lieux auxquels on les destine.
Profils , moitié de l'exécution , des deux différentes tablettes c et de la moulure dos chambranles d. Plan des jambages c et de leur revêtement f, entaille g pour la place des fontes ou des carreaux vernissés..
Des Comparlimens de Carrelage.
I.ES comparlimens de carrelage ajoutent beaucoup 4 la richesse et à l'ordonnance des bàtimens ; on les emploie pour les portiques , les vestibules , les églises et leurs chapelles , pour les paliers d’escalier, les antichambres , les salles à manger, les terrasses ou les galeries , et pour tontes les pièces on général qui ne sont que pour le décor. Les chambres à coucher , les cabinets et les salons sont ordinairement carrelés en carreaux do terre cuite il huit pans et enduits ensuito d'une couleur rouge ou jaune , ou bien leur plancher est recouvert de compartimens de menuiserie qu'un nomme parquet. On peut imiter avec le bois les mêmes dessins que ceux adoptes pour la pierre ou pour le marbre, ou les variant de même par diverses sortes de nuances de bois , ce qui produit également uu agréable effet. II faut éviter dans les comparlimens do carrelage d'entremêler la pierre avec le marbre , car l'un venant à s'user plutôt que l’autre , il s'ensuit des inégalités avec lo toms qui forcent à des réparations toujours dispeudiouses et difficiles 4 bien faire. Pour les oompartimens de marbre ou de pierre , il faut choisir des espècas à peu prés do la mémo dureté et les fairo tout en marbre ou tout en pierre. Les différons compartimens de carrelage que nous présentons sont ceux que l’on exécute le plus ordinairement. Il suffit de trois ou quatro sortes de marbre , et la plus grande partie peut êtro faite avec deux sortes , ou l’être do même en pierre de liais et en carreaux do pierre noire de Caen ou de Sentie. Tous cos oompartimens sont toujours encadrés par des plates-bandes posées auprès des murs et d'une largeur plus ou moins grande et proportionnellement à la pièce. Ou les fait mémo ressauter suivant les saillies quand il s'en rencontre, et souvent elles
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traversent les pièoes quand elles répètent des arcs doubleaux ou d'autres parties du plafond.
Figure première. Carreaux carrés on en échiquier , qui peuvent être également de marliro ou de pierre.
Fig. ». Carreaux posés en losange do mémo.
Fig. 3. Carrelage de carreaux octogones, faits le plus ordinairement de pierre do liais et de pierro noire pour les petits carreaux.
Fig, 4 Carreaux avec bandes 4 joints droits, remplis par des petits carreaux Ce carrelage peut être composé do trois espèces, différentes de couleur, tel quo celui au dessous a ou deux couleurs seulement comme en b. Les bandes qui encadrent les carreaux y sont jointes à pointes de diamant c; ces trois sortes de carrelage peuvent également se faire comme dans la ligure ; ou bien les carreaux , au lieu d'être comme ici posés en losanges , peuvent l'étro parallèlement aux côtés de la pièce.
Fig. 5. Compartiment fait de demi-carreaux formant pointo de diamant par leur assemblage de deux couleurs.
Fig. C. Carreaux hexagones ; dont les aDgles remplis par un marbre de couleur furmeut des étoiles.
Fig. 7. Compartiment formé de bandes ot de petits carreaux.
Fig. 8. Carrelage de trois sortes de marbre , formé par des carreaux losanges figurant des dés en perspectiro , posés angle à angle sur un fond.
Fig. 9. Autre carrelage de trois sortes de raarbro, formé do même par des carreaux losanges figurant des degrés sur tous les sens.
Fig. 10. Compartiment de losanges tranchés do deux couleurs.
Fig. it. Carrelago fait par des demi-earreaux noirs et blancs réunis, et formant des bandes en longueur et des losanges penchés eu travers.
Fig. 13. Roses do compartiment pour êtro plucêcs correspondantes à des voûtes ou plafonds de formo sphériquo , variées de quatre façons différentes. La première « et la seconde h sont à losanges curvilignes, quo les marbriers nomment à pointe perdue. Les premiers carreaux sont de deux sortes do marbre, les seconds peuvent cire de carreaux * noirs et blancs. Cette sorte de compartiment ne peut guère êtro composée du plus de carreaux quo la figure n'en présente , autrement ils se réduiraient à rien vers le centre ; et pour l'obtenir ainsi , après avoir divisé la circonférence extérieure c eu vingt-quatre parties , vous prolongercx des lignes au centre en partant de ces points ; ensuite pour avoir le centre do chaque ligno courbe, formant vos losanges, vous rediviscrcx la même circonférence en dix-huit parties, dont vous portex une partie au dedans de votre premier cercle c en d pour eu décrire un second plus petit, et chaque point où les lignes des vingtquatre premières divisions coupera ce second cercle, sera le centre do chaque courbe, que vous texminerez sur la baude « tracée sur la pointe de votre cinquième carreau. Rose du milieu f.
A. Etoile oonfuse et pointes de lances formées par des couleurs variées et tranchantes.
TL Etoile plus simple, dont l'opposition des couleurs du marbre doit fairo toute la richesse. Grande p'Iate-bauJo g pour l'encadrement ; autre plato-baudc à cadre h .
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Fig. i 3 . Deux compartimcns pour être placés sous des arcs doubleaux; leurs platesbandes d'encadrement , leurs champs et leur remplissage sont en marbres do couleurs differentes.
Fig. 14. Foyers pour être placés au devant des cheminées, variés de deux manières, ot qui, dans le même encadrement, sont susceptibles de l’être encore par la forme des oarreaux et des coulours du marbro.
Fig. i 5 . Deux différons foyers pour être placés au devant des cheminées à colonnes; plate-bande a de la largeur du socle , divisée en compartiment do carreaux et par des bandes de panneaux; le milieu présente des étoiles 6 d’un côté, une rosace 0 et un panneau orné de l’autre côté d. Ces quatre dessins de foyers sont faits sur l'échelle des cheminées gravées sur les planchos précédentes.
Les autres compartimens de carrelage, figurés dans celle-ci, ne sont soumis à aucune échelle, leur division devant êtro en raison de la grandeur des pièces dans lesquelles on los emploie.