‹ Le Vignole Des OuvriersChapitre 17 sur 29 · TREILLAGE · texte numérisé non relu

TREILLAGE

Du Treillage agreste.

Les treillages dont nous donnons ici quelques exemples sont propres anx jardins irréguliers ; on peut les nommer , eu quelque sorte , des treillages agrestes : on en voit au Jardin du Roi , à Taris , et dans d'autres lieux ; on entoure les prairies , les vergers , les gazons , les parterres et les bassins de leurs formes variées. Les treillages dout on ornait en partie les jardins français autrefois, et pour la décoration desquels on empruntait souvent celles de l'architocture , ne sont plus eu usage aujourd'hui. Outre qu'ils étaient très-dispendieux pour leur construction, leur entretien coûtait aussi beaucoup : nus, leur, aspect régulier était sec et monotone, malgré Ta peine que l'on prenait pour en varier les détails, qui, u'étayt composés que de pièces de rapport , no pouvaient être do longue durée. Les treillages les plus ordinaires que l’on fait aujourd'hui à hauteur d'appui sont à mailles carrées ou en losanges , et ceux en hauteur pour les espaliers n'ont pas changé : ils sont trop connus pour qu'il soit besoin de les détailler ici.

I.es jardins agrestes, anglais ou chiuois , dont ou a adopté le dessin et les formes depuis quelques années, ont pour base le genre pittoresque; les masses d'arbres et d’arbuste* que l'on oppose, leurs allées tortueuses , et parfois enfoncées,' par dessus lesquelles ou passe au moyen d'un pont léger, les monticules, les vergers, les prairies, les rivières, les rochers factices et beaucoup d'autres détails que l'on peut réunir , même dans de petits terrains , ajoutent à tous les agrémens qu’on peut y désirer celui de s'y promener long-tems et toujours arec un nouveau plaisir, lorsqu'ils sont disposés avec goût. On conçoit que pour orner ces jardins , en défendre l'entrée de quelques parties , ou mémo pour en rompre quelques espaces, la forme du treillage ordinaire n'eût pas été propre ; il a donc fallu en imaginer iin qui fût en harmonie avec les jardins même, en se servant d'uu bois brut revêtu de sou écorce, mais souple, tel que le châtaignier, pour lui faire prendre toutes les différentes formes qu'on voudrait lui donner. C'est la figure de quelques-uns do ces derniers, employés avec succès, que nous- mettons sous les yeux..

Fig ■ première. Palissade pour enclore quelques grandes parties , dans l’intérieur desquelles on pourrait renfermer des quadrupèdes. • .

Fig. a. Autre palissade , pour le même objet ou pour enclore un verger , dont les piquets inontan* a sont liés vers le haut pnr des "deini-cc/rss qui sc croisent b et entretiennent en même tums la régularité de leur espacement; ces dcmi-cerre» sont maintenus sur chaque piquet, montant par une espèce de collier c ou de chapiteau formé avec le mêmebois pur l’adresse du treillagcur.

Fig. 3 et 4- Couroimemens variés qui peuvent être adaptés aux mêmes palissades. Ces

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