‹ Le vin mauditChapitre 2 sur 20 · SPHINX · texte numérisé non relu

SPHINX

Pourquoi donc tes grands yeux radieux, ma Delphine, S’ennuitent-ils parfois d’un remords du passé ;

Ne mirant plus, alors, le miracle oppressé

De nos deux cœurs battant un, dans l’heure aigreline

Du présent inimitieux?... Crois, ou devine,

Ou recorde — veux-tu — que si te trahissait La vie, au réel bonne, ô c’est, Rêve Offensé,

Que tu ne l’entendis selon sa voix divine !

Ton âme, cette mer d’hystériques candeurs Emue au moindre vent jusqu’en ses profondeurs, Ravale les lichens qu’elle vomit aux grèves ;

Son flux a des santés lumineuses de ciel,

Mais son reflux éploré, en des ténèbres brèves,

La rancœur d’un sang glauque et pestilentiel.

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