SPHINX
Pourquoi donc tes grands yeux radieux, ma Delphine, S’ennuitent-ils parfois d’un remords du passé ;
Ne mirant plus, alors, le miracle oppressé
De nos deux cœurs battant un, dans l’heure aigreline
Du présent inimitieux?... Crois, ou devine,
Ou recorde — veux-tu — que si te trahissait La vie, au réel bonne, ô c’est, Rêve Offensé,
Que tu ne l’entendis selon sa voix divine !
Ton âme, cette mer d’hystériques candeurs Emue au moindre vent jusqu’en ses profondeurs, Ravale les lichens qu’elle vomit aux grèves ;
Son flux a des santés lumineuses de ciel,
Mais son reflux éploré, en des ténèbres brèves,
La rancœur d’un sang glauque et pestilentiel.