LA VIERGE SLAVE
La neige de sa fleur splendide N’est ce que, d’elle pur, j’élus ; Mais bien ses regards résolus.
Je fus, un temps, sous son égide.
Son front de sagesse candide, Gardant maint pli de livres lus :
Ce, sans plus, fut à quoi je plus.
Son cœur me demeura frigide.
Elle venait du Nord, d’un nord Où, livides, les ours, de mort,
Tachent le drap blanc des campagnes.
Ses vœux, steppes de chasteté,
Loin du potager des compagnes, N'allaient qu’en abstraite bonté.