‹ Le violoncelleChapitre 11 sur 55 · AMATI (NICOLAS · texte numérisé non relu

AMATI (NICOLAS

Biscaccianti, New-York ; Piatti (Sucession), Londres; Seligmann (Sucession), Paris; Grutzmacher, Allemagne ; Steffen (J.), Paris; Wilmotte, Anvers.

MONTAGNANA ^DOMINIQUE)

Czerwichefï, Saint-Pétersbourg ; David (Félicien), Paris ; Gallay (J.), Paris ; Hekking, Paris ; Küchler, Francfort-sur-Mein ; Lispre (de), Besançon ; Paget (Colonel), Londres.

BERGONZI (CHARLES)

Bonjour (A.), Paris ; Bonjour, Lyon ; Cosnier, Paris ; Cossman, Bruxelles ; Curtis, Londres ;

(i) Extrait de Prontuario y Gui a de Peyrona.

Dognien, Paris ; Godard, Paris ; Jacquard (L.), Paris ; Lebone, Paris ; Libotton, Bruxelles ; Caressa, Paris ; Müller (V.), Francfort-sur-Mein ; Rignault (E.), Paris ; Van Gelder, Tours.

GAGLIANO (ALEXANDRE)

Beneven (de), Lyon ; Bonnet, Paris ; Fleury- Gaillard, Lyon ; Harul (G.), Paris; Verguet, Tours; Munck (de), Londres ; Robatel, Lyon ; Pablo Casais, Paris ; Alfred Larrocha.

RUGGERI

Merlen, Lyon ; Phélip, Lyon ; Piatti (A.), Londres ; Tolbecque, Paris ; Zeller (D r ), Turin.

GUADAGNINI

Dubos, Rouen ; Kulhman (T.), Berlin ; Leuillier, Paris ; Wreck, Lyon ; Yüng (J.), Brême.

GRANCINO

Bonjour, Paris ; Chaponay (Comte de), Lyon :

Poirot, Versailles ; Thomas, Paris ; Wrech, Lyon.

TESTORE

Ferni, Paris ; François, Douai ; Muntz (D r ), Rome ; Rosoor, Bordeaux.

11 y a de nos jours, comme jadis, des luthiers consciencieux qui fabriquent d'une main lente, patiente et habile de bons instruments ; mais la mécanique, qui s’empare de tout, ne devait pas manquer de s’emparer de la fabrication du violoncelle.

SON HISTOIRE

De nombreuses maisons, en France et en Allemagne, se sont spécialisées dans cette industrie et ont atteint des résultats surprenants.

Dans ces importantes maisons, il y a une machine qui, en quelques instants, met au point de régularité mathématique des épaisseurs de fonds et de table. Voulez-vous un Stradivarius, un Guarnérius, dix tables sortent à la fois de ce creuset d’un nouveau genre et toutes sont mathématiquement exactes. Aussi quelle production ! C’est par milliers que se comptent les violons, altos et violoncelles fabriqués mécaniquement et vendus bon marché par ces maisons.

C’est un abus, disent les uns, c’est un bien, disent les autres.

«Quanta nous, dit Vidal, admirateurs passionnés de cet instrument sublime possédant une âme qui pense et qui pleure, qui s’exalte et qui s’attendrit, accordons une large part à tous ceux dont les efforts tendent à le perfectionner et à le mettre à la portée du plus grand nombre. »

Nous serons de son avis.

Que de jeunes gens ont pu commencer à jouer du violon, du violoncelle sur un instrument bon marché acheté peut-être en cachette avec de modestes économies et sont devenus, grâce à ces débuts précoces, de grands artistes.

Peut-être, ces mêmes musiciens seraient-ils toujours restés médiocres ou inférieurs si, n’ayant pu avoir dans leur enfance un instrument cher

et difficile à acquérir, ils n’avaient commencé que plus tard leurs études musicales.

Paganini disait que les luthiers de son temps fabriquaient de bons violons, parce qu'ils prenaient seulement le bois des arbres sur lesquels avaient chanté des rossignols. C’est là une poétique légende, mais ce n’est qu’une légende ; l'habileté consciencieuse de patients travailleurs valait mieux que toutes les roulades des rossignols pour donner la vie et le sentiment au bois inerte ; c’est ce qu’a voulu dire Duiffopruckar en gravant, sur un de ses instruments, ces deux vers latins :

« Vivafui in sylvis , sum dura occisa securi :

« Dum vixi lac ni, mortua dulce cano . »

C’est le bois de l’instrument qui parle et dit :

« J'ai été vivant dans les forêts , la hache cruelle tria tué. Vivant , j'étais muet ; mort , je chante doucement. »

E. NOGUÉ.

Erratum, page 27. Tous les violoncellistes auront su rectifier Taccord du violoncelle marqué mi, si, rc, la, au lieu de do, sol, ré, la.

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