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chapelle du Roi de 1772 jusqu'en 1792. 11 a écrit quelques sonates pour violoncelle qui montrent que son mécanisme était assez développé. « Le menuet avec variations de la sonate VI de l’op. I est digne d’étude, » dit Vidal.
Tillière (Jean-Bonaventure). Autre élève de Berteau, lut violoncelliste à la musique du prince de Conti vers 1760. Un des premiers, en France, il publia une méthode sous ce titre : Méthode pour le violoncelle , contenant tous les principes nécessaires pour bien jouer cet instrument (Paris, 1774) : elle fut rééditée plusieurs fois depuis, par Sieber, Imbault et Frère.
Après avoir démontré le mécanisme du manche et du démanché à main levée, sans toutefois aller plus loin que le second ut sur la corde la , l'auteur donne la théorie du pouce jusque dans les registres élevés. Il traite ensuite de la double corde, établit sur la conduite de l'archet de bons principes et termine par une série d'exercices bien adaptés à l'étude : « En somme, écrivait Vidal, cette méthode est le premier ouvrage didactique sérieux que nous connaissions en ce genre. » En 1777, il ht éditer six sonates pour violoncelle et basse et des duos pour deux violoncelles (Paris, Sieber).
Janson (Jean-Baptiste) dit l'Aîné. Naquit en 1742 à Valenciennes, comme Berteau, dont il fut l'élève;
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il se lit remarquer par la sonorité exceptionnelle qu’il tirait de son instrument.
En 1755, à peine âgé de treize ans, il joua une sonate qui, au dire du Mercure , charma toute l’assemblée.
En 1766, il se faisait entendre avec succès aux Concerts spirituels ; en 1767, il accompagnait en Italie le prince héritier de Brunswick : il faisait partout applaudir son talent.
En 1771, il revenait encore à Paris, y restait quelques années, voyageait ensuite en Allemagne, en Danemark, en Suède, en Pologne, pour se fixer de nouveau à Paris en 1789. A l’organisation du Conservatoire, en 1795, il y était nommé professeur.
Compris dans la réforme qui fut faite de cet établissement en 1802, il eut tellement de chagrin, paraît-il, qu’il en mourut, le 2 septembre 1803. On a publié de lui : six quatuors à cordes, six concertos et six sonates pour violoncelle et basse, six nouveaux conpertos avec orchestre.
Parmi les bons élè;ves de Janson, nous citerons son frère Louis-Auguste, I lus Desforges et Baudiot.
Janson (Louis-Auguste), frère et élève du précédent. Né le 8 juillet 1749, acquit sur le violoncelle un talent distingué. Il vint à Paris en 1783, fut a l’orchestre de l’Opéra de 1789 a 1815, il s’en retira à l’âge de 75 ans ; on ignore la date de sa mort. Sans égaler son frère pour la beauté du son, il
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peut lui être comparé pour son mécanisme d’archet et son habileté dans l’exécution des traits. 11 a écrit six sonates pour violoncelle et basse et six trios pour violon, alto et violoncelle.
Cupis (Jean-Baptiste). Né à Paris en 1741, reçut les premières leçons de son père qui était violoniste. A l’àge de onze ans, il devint l'élève de Berteau et fit de tels progrès, qu’à peine âgé de vingt ans, il était considéré comme un des plus habiles violoncellistes de Paris.
11 entra à l’Opéra où il fut placé dans ce qu’on appelait alors « le petit chœur », c’est-à-dire la partie de l’orchestre qui servait pour les accompagnements des airs. En 1771, l’amour des voyages lui fit quitter cette place. 11 alla en Allemagne, se fixa quelque temps à Hambourg, revint à Paris, repartit pour l’Italie, où il épousa la cantatrice Julie Gasparini qui s’appela depuis « Gasparini de Cupis ».
Il a publié en 1768 une Méthode nouvelle et raisonnée pour apprendre à jou^r du violoncelle, où l’on traite de son accord, de la manière de tenir l’instrument avec aisance, de celle de tenir l’archet, de la position de la main sur la touche, du tact, de l’étendue du manche, de la manière de doigter dans tous les tons majeurs et mineurs, etc... (Paris, 1768).
Cette méthode est élémentaire, elle indique les gammes dans le manche à main levée montant
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jusqu'au second ut de la corde de la. Il y a ensuite l’indication de quelques coups d’archet, des arpèges et à la suite trente-cinq exercices élémentaires.
Elle ne vaut pas celle de Tillière, qui parut à peu près à la même époque.
Cupis a écrit aussi : deux concertos avec accompagnement d'orchestre, Airs de l’Aveugle de Palmyre et Menuet de Fischer, variés pour violoncelle avec accompagnement de deux violons, alto et basse, deux hautbois et deux cors. Les plus remarquables élèves de Cupis sont Bréval et Levasseur (Jean-Henri).