‹ Le violoncelleChapitre 37 sur 55 · ANGLETERRE, BELGIQUE, HOLLANDE, HONGRIE, POLOGNE, RUSSIE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE, BELGIQUE, HOLLANDE, HONGRIE, POLOGNE, RUSSIE

un Anglais, mais nous l’aimons, et nous attirons chez nous les musiciens des autres pays. »

Il faut reconnaître que les violoncellistes étrangers qui se sont fixés en Angleterre y ont reçu le meilleur accueil.

Johnson (Barthol). Doit être né en 1710. C’est le plus ancien violoncelliste anglais. On fêta l’anniversaire de sa naissance en 1810 dans une belle fête où l’artiste centenaire joua un morceau qu’il avait composé soixante ans auparavant.

Hebden (Jean). Vivait à la même époque; il jouait de la viole de gambe, mais Gerber le mentionne aussi comme très bon violoncelliste.

Paxton (Guillaume). Naquit en 1737, vécut à Paris où il fit graver diverses pièces pour violoncelle : six solos pour violon, 12 leçons faciles pour violoncelle, etc .. Il mourut en 1781.

Cervetto (James). Fils de Jacques (voir page 68),, fut un des meilleurs violoncellistes de son temps. En 1783, il était attaché aux concerts de lord Abington et à ceux de la reine. La fortune considérable dont il hérita de son père lui fit abandonner l’exercice de son art. Il est mort à Londres le 5 février 1837. 11 a laissé six trios pour deux violons et violoncelle.

SES VIRTUOSES I ANGLETERRE

CROSDILL

Crosdill (Jean). Naquit à Londres en 1751 ou 1755. Il reçut les premières notions musicales de Robinson et de Benjamin Cooke à l’abbaye de Westminster. En quittant cet établissement il commença l’étude du violoncelle et devint très habile sur cet instrument. Fétis dit que Crosdill vint à Paris quelques années, vers 1772, recevoir des leçons de Janson l’aîné, mais c’est là une erreur, dit Grove, car, à cette époque, Crosdill était membre de la Société royale des musiciens et l’année suivante premier violoncelle à la réunion des Trots Chœurs, position qu’il occupa jusqu’à sa retraite. Il est donc très probable que si Crosdill habita à Paris, ce ne fut que pendant quelques mois et non pendant quelques années.

En 1778, il succéda à Nares comme violiste de la chapelle royale ; il lut aussi membre de la troupe musicale du roi. En 1782, il fut nommé musicien de la chambre de la reine Charlotte et, vers le même temps, professeur du prince de Galles (plus tard Georges IV). Vers 1788, il épousa une dame fort riche et ne cultiva plus la musique qu’en amateur. Il mourut à Esrick, dans le Yorkshire, en 1825, et laissa à son (ils, le lieutenant-colonel Crosdill, une fortune considérable. On n’a aucune composition de ce violoncelliste.

Reânagle (Joseph et Hugues). Etaient les fils d'un professeur de musique allemand. Hugues, le plus jeune, fut peut-être le plus habile. Né en 1766, à Portsmouth, élève de Crosdill, il alla à Lisbonne, •en iy&p rétablir sa santé et y mourut de consomption le ic>mars 1785, Agé seulement de dix-neuf ans. 11 a publié six solos pour violoncelle (Londres, Preston) et six duos pour deux violoncelles (id.).

Son frère aîné Joseph, né à Portsmouth en 1762, •destiné à la marine, fut admis d’abord sur un vaisseau, alla chez un joaillier à Edimbourg, mais •cessa cet apprentissage pour apprendre la musique avec son père. Il fut trompette de la maison du roi et devint très fort sur cet instrument qu’il dut abandonner pour raison de santé.

Il étudia le violoncelle avec Schetky, son beaufrère. Voyant son jeune frère Hugues le surpasser sur le violoncelle, il abandonna momentanément cet instrument et ne recommença qu’à la mort de Hugues. Il joua à Edimbourg, fut engagé à S l - Cecilias-Hali de cette ville, joua aussi à Londres et à Oxford, où il mourut en 1836. On a publié de lui plusieurs duos pour deux violoncelles (Londres,' Preston) et six quatuors à cordes. Il a laissé plusieurs morceaux en manuscrit ; on a de lui une méthode de violoncelle intitulée : Concise introduction to the art of playing the violoncelle — « Brève introduction à l’art de jouer le violoncelle. » Il y eut quatre éditions de cet ouvrage.

SES VIRTUOSES : ANGLETERRE

Hardy. On ne sait rien de ce violoncelliste, si ce n’est qu’il a publié vers 1800, à Londres, une méthode qui a pour titre : « Violonccllo preceptor wilh scales for Fingering un the varions Keys — « Le maître du violoncelle, avec gammes doigtées dans les divers tons. »

Gunn (Jean). Naquit à* Edimbourg vers 1765.

On ignore son professeur. Gunn enseigna d’abord à Cambridge. En 1790, il se fixa à Londres comme professeur de violoncelle et publia quarante airs écossais en trio (violon, flûte et violoncelle). Il possédait une vaste instruction non seulement dans la musique, dit Fétis, mais dans les lettres, et a donné une preuve irrécusable de son savoir dans l’ouvrage qu’il publia sous ce titre : The theoiy and pratice , etc... La théorie et la pratique du doigté du violoncelle », contenant des règles et des leçons progressives pour atteindre à la connaissance parfaite de cet instrument (Londres, 1793).

Cet ouvrage, divisé en deux parties, est précédé d’une excellente dissertation sur l'origine du violoncelle et sur les instruments à cordes anciens et modernes en 32 pages, suivies de planches. 11 fut pendant longtemps ce qu’on avait de meilleur sur cette partie historique.

En 1801, il publia une Méthode de flûte allemande; en 1806, un savant ouvrage sur la Harpe et le jeu de cet instrument en Ecosse. Il épousa un professeur de piano, M lle Anne Young. Il mourut en 1824.

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