‹ Le Virgile du Vatican et ses peinturesChapitre 21 sur 30 · V", 3o3-3i3; blanc · texte numérisé non relu

V", 3o3-3i3; blanc

Fol. 17. R°, peint. : Apparition de Vénus à Knée 1, Z\k et suiv.'; 3i4-320.

Fol. 18. R", 342-362. V, 363-383.

Fol. 19. R", 384-4o4. V°, 4o5-4i8; blanc]

Fol. XIII. I\", peinture 10 (M. Mx)'" occupant toute la |)age : Ence cl Achates aperçoivent (^arthafje en construction [Aen. I, /j 1 (j cl .sui\.). Ils sont sur une hauteur rocheuse, à gauche 'janxiue asccndebanl coUcm). Enée a les clu!veux retenus par un(! haiideietle hianclie; il est vêtu d'une tuiu({ue blanche à bandes et d'un paludamenlani roiig(; orangé, au\ plis dorés, (pi'il relève sur le bras gauche. Achates, ([ui a un manteau j)lus sombre, le laisse entièrement relom])er. Leurs chaussures, (pii montent jusrpi'à moitié du mollet, sont bleuâtres avec des lacets ou courroies rouges [calccus nmllcus?]. Tous deux portent la lance. Au-dessus de la tète, les noms ACHATES, AENEAS. Les rochers ont des taches vertes, noires, jaunes, blanches, placées sur un fond primitivement bleu; le peintre a utilisé la |)artie inférieure j)Our y mettre une grotte et y faire travailler des forgerons. Ils sont surveillés j)ar un homme, dont la robe blanche, flottante comme ime dalmali(pie, porte deux bandes verticales violettes du h;iMl en bas; il a un long scej)tre à la main. Sur le premier plan, à droite, sont deux lailicins de pierre, le niaiilcaii lc\é, dirigés par un second surveillant au manleau rouge. Derrière eux csl iiiic |)arlie de

Mélançjcs d'arcit. et d'iiixt., IV, pl.

la ville, avec une large porte cintrée sur le devant, sovitenue par des colonnes doriques. Sous la porte, dans le fond vert des premiers plans, on lit CAR- THAGO, que Mai n'a pas aperçu. Deux ouvriers y sont occupés; l'un d'eux enfonce un coin dans une- pierre de taille et un surveillant vêtu d'une dalmatique jaune à bandes de pourpre lui indique de sa baguette la besogne à faire. Un chapiteau corinthien, grossièrement indiqué, git sur le sol^ avec des fûts de colonnes [immanesque columnas) et divers matériaux; une échelle, un mât brun rehaussé d'or, la roue d'une grue se voient dans l'intérieur de la ville et achèvent d'indiquer, malgré le petit nombre des personnages, la multiplicité des travaux. Le fond des premiers plans est vert; à la hauteur d'Enée il devient gris, et le haut, qui a moins tenu, est rose. Les murs sont rougeâtres ou verts, de la couleur du fond; des taches carrées, parfois sans ombre , figurent les fenêtres. Dans le haut semble fuir un mur circidaire , couvert de tuiles rouges ainsi que l'édifice de l'intérieur. Les pierres sont bleues avec de larges traits blancs pour indiquer les arêtes éclairées; certaines faces sont même entièrement revêtues de blanc.

Fol. XIV. R°, 440-460.

Fol. XV. R°, 482-502.

V°, 5 G 3-5 2 1. Blanc de 2 lignes. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 5 lignes.

Lacune de 2 feuillets et d'une peinture :

Fol. 20. R°, peint. : llionée et les naufragés troyens devant Didon [Aen. I, 52o

et suiv.); 522-526. V°, 527-547.

Fol. 21. R°, 548-^68. V", 569-585; blanc.

Fol. XVI. R°, peinture i 1 (M. xx) : Énée devant Didon [Aen. I, 586 et suiv.). A gauche, la reine est assise, diadème d'or sur la tête et long sceptre en main , sur une estrade de bois. Son siège a des coussins blancs et le dossier, blanc aussi, est soutenu par des baguettes de bois doré formant carré, avec deux petits croissants aux angles comme ornement. Anna, debout sur

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l'estrade derrière sa" sœur, porte une rol)e rose et un pépluui xerl. La reuK; est vêtue d'une robe Ijlanc et or et enveloppée d'un pé[)luni violet foncé; elle lève l'index et le médius de la main droite; Enée, debout devant elle, en l'ail autaiiL II a le même costume (pi'au lableau précédent; il licnl une lance de la main gauche ainsi (jue les deux compagnons (jui sont à ses côtés, (leux-ci ont les longues braies, la califja et le bonnet phrygien. Derrière ce groupe, Achate, téte nue, en tunicjue verte et la lance sur l'épaule, pari pour le rivage [rapidum Achalen, et l'on aperçoit dans une baie, à droilc, dciiv navires

garnis de leurs rameurs et portant l'apluslre rouge. On iil trois inscriptions: ACHATES, THOIANI et, sur l'estrade, DIDO. De nond)reuses taches d'humidité ont altacpié le fond bleu.

Lacune d'un feuillet :

Fol. 22. K% G12-G32. V°, G33-6:)3.

Fol. XVII. U°, G5/i-65G.

Peinture 1 2 (M. x\i) : Vénas envoie vers IJidun i [inour sous la joi inc d' . {scaijne [Acn. I, 65 y et suiv.). La déesse est assi.sci à gauche, sur un lr('»ne de forme semblable à celui de Didon, mais au dossier orangé; au j)i(!(l de la |)clite estrade est un dauphin, attribut de Vénus. Elle |)()rt(ï \v. scej)tre cl le diadème d'oi" et un péplum blanc couvrant une partie de sa robe rose. 1/ \mo»ir, vélu d'une liniicpie rose, d'iui bonnet roug(î et d'iiii j);iiil;il()ii moIcI, ;i 1;i maniric (lesTroyens, part d'un pas pressé, .son arc à la main. Le côté droit du liibleau, séparé du groupe précédent par ime rivière d'un bleu très noir, niontre le véritable Ascagiu' endormi sur des fl(Mirs, devant un petit temph* et un bosquet [Idaliae lacos ubi mollis amaracus.. ., Gc).'^). Ses vêtements sont les mêmes que ceux de l'Amour. On lit les inscriptions ASC ANIVS, CVPIDO; CYTHERHAO au-dessus de la déesse; au-dessous d'elle, siu- l'estrade, VENVS, d'inic encre très paie. Tout h; tableau a été peint sur un fond bleu, connni! le précédent.

Mai, à toil : CITHEREA.

Lacune.

1° Fin du livre I :

[Fol. 23. R", 681-696; blanc. V°, peint. ; Le repas aa palais de Didon [Aen. I,

697 etsuiv.); 697-702.

Fol. 2à. R°, 703-723. V°, 724-741. Blanc.

Fol. 25. R", peint. : Chant d'Iopas (I, 7^2 et suiv.); 742-746. \°, 747-756. Blanc. Fin du livre.]

2° Début du livre II : Les sujets des peintures, réparties sur 6 feuillets environ, pouvaient être : Enée racontant son histoire [Aen. II, 1 et suiv.), frontispice; Le cheval de bois et Laocoon lançant son javelot (II, 27-53); Sinon parmi les Troyens (II, 77-145). On restitue le dernier sujet par la place qu'il occupe :

Fol. 26. R°,?-i6i. V, peint. : La statue de Minerve dans le camp des Grecs (II, 162 et suiv.); 162-169(1'.

Fol. XVIII. R°, 170-190. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 7 lignes.

Peinture i3 (A. xxii, 1; M. xxiv)'-': Mort de Laocoon [Aen. II, 201 et suiv.). Il y a en réalité deux tableaux. A gauche, deux temples doriques; dans l'un (cf. 226), la statue de Minerve; dans l'autre, celle de Neptune, très reconnaissables l'une et l'autre, quoique indiquées par de simples traits d'or. Devant un autel auprès du second temple, un popa nu jusqu'à la ceinture conduit un taureau blanc, qui a un ornement d'or singulier entre les cornes. Il tient la hache sur l'épaide, et au-dessus de sa tète on lit l'inscription LAOCOON, mise pai' erreur sans doute à cause du mactabat ad aras. Plus haut, dans une mer très sombre [tranquilla par alla), les deux serpents s'approchent du rivage (ANGVES). Les temples et les autels sont d'un bleu grisâtre, avec du blanc pour les arêtes éclairées et de l'indigo pour les arêtes sombres; les tuiles sont rendues de la même manière. La mer est bleu indigo; les serpents sont noirs , ayant sous le ventre une ligne de points blancs qui les

La place de la peinture est certaine à une ponctuation forte qui est ici avant 162; d'autre part, la hauteur de fempreinte de l'encadrement ne laisse place qu'à 163-169. Il ne semble

pas cependant qu'aucun déplacement puisse être proposé dans ce passage.

Mélanges d'archéologie et d'histoire. IV, pl. VII.

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fait apercevoir. Dans la composition de droite , Laocoon , les bras étendus, le genou droit sur un autel, est enlacé par les serpents, ainsi que ses deux fils soulevés de chaque côté de lui et mordus chacun par un serpent. Derrière Laocoon, complètement nu, flotte une grande chlamyde rouge orangé, agrafée sous le cou. Le personnage principal a des proportions gigantesques; les enfants, au contraire, sont tout petits. On lit, vers le haut du groupe, l'inscription LAOCOON et, de chaque côté, une moitié du mot NA-TII [sic) Les divers plans sont ainsi traités : jaune pâle sur le devant, puis gris de cendre, rose et enfin bleu.

Lacune de 2 feuillets et d'une peinture :

Fol. 27. R°, 199-219. V", 220-233; blanc.

Fol. 28. Il", peint. : Le cheval entre dans les murs de Troie [Aen. II, 23 'i et suiv.); 234-2i4o (?).V°, adi (?)-253; blanc.

Fol. XIX. R", peinture 1^ (A. xxii, 2; M. xxv) : Surprise de Troie par les Grecs [Aen. II, 254 et suiv.). Une déchirure du parchemin a enlevé l'angle du haut à droite, mais rien d'essentiel ne parait avoir disparu. Les remparts occupent le premier plan et le dernier. .V l'angle de gauche, un coin de mer avec une proue de navire, et dans le ciel le croissant blanc et trois étoiles [per arnica silenlia lunae). A gauche le cheval de bois, j)eint en jaune, sur la machine à roues qui a permis de le transporter. La planche ([ui sert de porte est levée par Suion; un Grec passe la léte dans l'ouverture; un autre descend au moyen d'une corde. Les corps sont beaucoup trop grands pour les dimensions du cheval. Tout le reste du tableau est une scène de carnaj^e. Des Trovens sont surpris et égorgés sur deux lits semi-circulaires entourant des tables [arhem somno vinoijue sepullam); ils portent pour la j)lupart une tuni(pie rose et un bonnet rouge orangé. Les Grecs sont jambes nues et ont des boucliers rouge orangé et des cascjues dorés à panache rose. Un sifjma est rose, l'autre vert , et tous deux sont coupés de bandes dorées. Les murs de l'enceinte au premier plan sont verts, au second, bleus; le sol est vert, marqué de flacjues de sang. Cette scène ne compte pas moins de vingt-deux personnages et ne

Peut-on voir ici une alléialion do nuit duo (NAT. II)?

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manque pas de mouvement; mais le défaut de perspective y est plus sensible (ju'ailleurs.

V°, 259-267. Une partie des vers 260-263 a disparu entièrement dans la déchirure, ainsi que 259, dont il ne reste que la syllabe finale.

Peinture i5 (A. xxiii, 1 ; M. xxvi) : L'ombre d'Hector apparaît à Enée [Aen. Il, 268 et suiv.). Enée endormi est étendu sur un lit de repos, enveloppé jus- (juà mi-corps d'une draperie rouge. Au second plan, le mur de la salle est percé de larges ouvertures, par lesquelles on voit le ciel bleu; Mai donne une architecture inexacte. A droite, très près du lit, l'ombre d'Hector toute brune, et dont le pallium ne se distingue qu'aux traits d'or marquant les plis. Il est impossible de savoir si le peintre avait voulu représenter Hector couvert de sang et de poussière, tel que le décrit le poète; cette même teinte brune enveloppe aussi Déiphobe dans la peinture 35. Les noms d'AENEAS et d'HECTOR sont inscrits près des personnages.

Fol. XX. R°, 268-288.

V", 289-309. Empreinte au bas de la page, au-dessous de 8 vers. Lacune :

Fol. 29. R", 3 10-3 17; peint. : Rencontre cl' Enée et de Panthiis [Aen. II, 3 18 et

suiv.). [V°, 3 18-338.

Fol.3o. R% 339-359. V, 36o-38o.

Fol. 3i. R", 38i-/ioi. V" peint. : Cassandre prisonnière des Grecs (II, /io3 et suiv.) ; 4o2-4.og.

Fol. 32. R°, 4io-43o.] V", 43i-/i36; peint. : Les Grecs assiégeant le palais de Priam (II, 438 et suiv.) d'.

Fol. XXI. R°, 437-457. Empreintes au bas de la page. Y°i 458-468. Blanc de 10 lignes. Légères empreintes.

Lacune :

Fol. 33. R°, peint. : Pyrrhus attaquant la porte du palais [Aen. II, 469 et suiv.);

La place de la peinture indique la ponctuation forte à adopter. Le vers 4^7 est le début d un récit nouveau.

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