I.K VIRGILE DU VATICAN
Fol. 3'i. U", AqG-ôii; blanc. V", point. : llécubc et Priani ; moit de Priani (II,
Fol. 35. R", 517-537. V", 538-558.
Fol. 36. R", 559-566; blanc V°, point. : Apparition de Vénus ii Enée (II, 58(j
et suiv.) ; 589-595. Fol. 37. I\", 5(j6-6i6. V", 617-637.
Fol. 38. R°, 638-658. V», 659-670; i)lanc.]
Fol. XXII. Il", peinture 16 ( A. wiii, 2 ; M. xxvii) : Creuse siipjdic Euée (fui veut retourner au combat; prodicje sur la léle d'Ascacjne [Aen. II, 67 1 et suiv., ()8i et suiv.). Lne salle comme celle de la peinture \') lais.se apercevoir un ciel rose et des étoiles, A gauche, Enée, portant un casque d'or à panache rouge, part pour le comhat, tenant le l)ouclier à la main gauche. Créase est à genoux, vêtue de hleu [coinpiexa pedes in limine). Au miheu, le petit Ascagne debout en manteau orangé, lunlcpie rouge et hraies \erles. Ses cheveux Ilainhent d'une Ilammc rouge sous son bonnet, et deux grands serviteurs, vêtus à la troyeiuie, nichnent sur sa tête des amj)hores [Nos. . . resluujuere fontibus i(jnes). A gauche de la scène, Ancliisc à chcxcux blancs, de profil et complètement cnlouré d'un pallium jaune , tend les deux mains ouvertes vers le ciel [caelo palnias cum voce letendit). Cella peinture inlerprèlc assez hbremcnl le récit de Virgile. (lha(|U(! personnage a son nom, ANCHISES, AS|CA|N|1ÎVS (en colonne), CREV5A, AEN ; au-dessus des serviteurs, (jui ne sont nommés (pi'au vers 7 1 2 : FAMVLI.
Lacune :
[Fol. 39. I\", 700-720. \ ", point. : Départ d' Enée et de sa Jamille [.\en. Il, 721
el sniv.) ; 72 1725.
Fol. /lo. K", 726-7'|6. V°, 7^7-767.
Fol. /il. R°, 768-770; point. : E'onibre de Créuse apparaît à Enée 771 et
suiv.); 77 1-77 i V°, 775-795.
Fol. V>. IV' 796-80'!. Fin du livre II. V", blanc]
Nous supposons (Iniis ces calculs <ni(' lcj)assage 567-588 nian(|iiail au \ ni iruims , eonuiic il man(|uo au Pcdaliniis cl an Mcdiccus; mais nous
if,'n()rons sur ce point le témoifjnage dos autres manuscrits de premier ordre, (|ui présentent tous une "Tande lacime dans cette partie du li\ . II.
Fol. XXIII. R°, peinture 17, occupant toute la page (M. xxviii) : Lajlotie d'Enée quitte le rivage troyen [Aen. III, 9 et suiv.). Le fond d'eau bleu sombre que le peintre a d'abord placé n'a pas permis aux autres couleurs de se maintenir; aussi distingue-t-on fort peu de chose. Au premier plan est un grand vaisseau, occupé par cinq personnages avec des boucliers, et, au milieu, Enée debout, portant la tunique blanche et le manteau orangé. Un cheniscus est à l'avant du navire; une immense voile blanche se gonfle au-dessus. Un peu derrière, deux autres vaisseaux et, dans l'angle supérieur à gauche, un rivage très effacé et des teintes rouges qui indiquent un incendie [omnis humo fumât. . . Troia).
V". Blanc.
Fol. XXIV ('l R°, Aen. III, 1-12. Les trois premiers vers à l'encre rouge. Blanc de 9 lignes.
V°, peinture 18, occupant encore toute la page (M. xxix) : Enée à la sépulture de Polydore [Aen. III, 19 et suiv.). A droite, Enée, qui serait reconnaissable sans l'inscription AENEAS, se présente devant un monument teinté de bleu, devant la porte duquel est un autel et qui porte les mots TVMVLVS POLYDORI. Il tient un rameau à la main, et d'un grand arbre au feuillage noir qui domine le monument tombent de grosses gouttes de sang rouge [atro liquuntur sanguine gutlae). Au milieu, trois personnages devant un autel; l'un tient un bassin et un autre est vêtu comme le sacrificateur de la peinture 1 3 ; il a une hache sur l'épaule et amène un taureau blanc , qui a entre les cornes l'ornement de la peinture i3, mais rouge; sur la croupe est une large bandelette, rouge aussi. A gauche est un temple de Minerve dont la statue d'or se voit à l'entrée (^^;il est recouvert en tuiles rouges, ainsi qu'une grande construction plate qu'on voit dans le fond et qui rappelle la ville fondée en Thrace par Enée (18). Le peintre a représenté peut-être le moment où Enée, après avoir élevé un tombeau à Polydore, fait des sacrifices en son honneur (62 et suiv.). Dans ce cas, il aurait réuni à cette scène la scène
KKlIIdansTannotationcritlquedeM. Ribbeck. Cette erreur vient de ce que M. Ribbeck a oublié de compter le folio xxii; désormais et jusqu'à la fin, chacun des folios qu'il in-
dique est numéroté d'un chiffre en retard.
C'est bien Minerve; on distingue son casque , et la lance et le bouclier sur lesquels elle s'appuie.
précédente, où Enée, coupant des Ijranches avant son sacrifice à Vénus, voit des gouttes de sang couler de rarl)re. 11 est probable que, par un anacbronisme excusable, il a inséré par avance le tombeau dans son tableau.
Fol XXV. 1\°, i3-33.
Lacune d'un feuillet et d'une peinture :
Fol. A3. I\°, 55-72; blanc. \", peint. : Les Troyens abordent dans l'île de Délos et sont reçus par le prêtre d'Apollon [Aen. III, 73 et suiv.); 73-78.
Fol. XXVI. I\°, 79-99- Empreinte en liant de la page, au-dessus de () lignes.
FoLXXVlI. IV', 12 1-123.
Peinture 19 (M. xxx). Pergamce fondée par Enée [Aen. III, i32 et suiv.). La ville occupe les deux tiers du tableau. On voit , par-dessus les murailles, des édifices à fronton triangulaire assez grossièrement j)eints et couverts de tuiles. Des clièvres sont coucliées sur le premier plan ainsi ([u'un taureau; |)lus liant, deux autres taureaux sont debout près du rivage. Peut-être, par l"ai)sence de tout personnage liumain et la présence des animaux coucliés, le peintre a-t-il \oulu inditpier la contagion (jui ravage la ville à peine fondée'*'. A gauche, dans toute la hauteur de la peinture, s'étend la mer. Contre le rivage sont trois poupes de vaisseaux sans matelots [sicco subdaclac lilorc puppcs). Cinq îlols, occupés chacun par une petite construction à toit rouge et de fonne indistincte, forment une représentation assez naïve des iles côtoyées, en venant en Crète, par la flotte d'Enée [sparsas(iue pcr acquor Crcladas); ce sont |)robal)lemenl les cinf[ iles nominalement citées par le poète : Ortygia, Naxos, Donusa, Oléaros et Paros.
V°, 1 27-146. Blanc d'une ligne.
On pourrait penser à la ville abandonnée par Idoménée (i-îS). Mais les vaisseaux s'expli(|iiei'aiont moins aisément , et ce serait une
exception unique à la rèf;le adoptée par nos peintres de |)laccr la peinture avant les vers ipii lOnt inspii'ée.
Fol. XXVIII. R°, peinture 20 (M. xxxi) : Enée voit en songe les Pénates. ^ Aen. III, 1 /^y et suiv.). Enée dort sur un lit analogue à celui de la peinture 1 5 , mais les pieds du lit, qui ont conservé leur dorure, sont plus ornés; les coussins sont verts et la draperie qui couvre Enée, blanche. La salle est assez différente du dessin que donne Mai; de blanches colonnes corinthiennes soutiennent un toit de tuiles arrondi en voûte surbaissée. Au-dessus et au-dessous de ce toit, on voit le ciel bleuâtre, la lune blanche et quelques étoiles représentées par un point d'or entouré de plusieurs autres points Les Pénates sont deux personnages vêtus d'une longue draperie noirâtre recouvrant la tète [velatasque comas), qui se penchent de chaque côté du lit; le visage est grossièrement dessiné. Au-dessus de la tête des trois personnages, on lit en trois inscriptions : AENEAS, DU PENATES (-1
FoLXXIX. R°, 174-194.
V°, 195-216(^1 Empreinte d'encadrement laissant 2 lignes en haut et 3 en bas.
Lacune probable de 3 feuillets et de 3 peintures :
Fol. /i4. R°, 217-218; peint. : Les Harpies interrompent le repas des Troyens
[Aen. III, 223 et suiv.); 219-221. [V°, 222-252. Fol. 45. R", 253-273. V% 274-276; peint. : Les Troyens, ayant abordé au
rivage d'Actiuni, sacrifient à Jupiter et s'exercent à la lutte (III, 277 et suiv.). Fol. 46. R°, 277-297.] V", 298-299; peint. : Rencontre d'Enée et d' Andromaque
(III, 3oi et suiv.).
Fol. XXX. R°, 3oo-32 0. Empreintes de couleurs sur la plus grande partie de la page.
La disposition des colonnes est une véritable scoiie de 1 52 :
Plena per insertas fundebat luna fenestras.
Les Pénates ne sont point multo manifesli lamine. Cependant il y a une différence entre
cette apparition et celle d'Hector, par exemple (peint. i5), qui est une ombre, et qu'on a représenté sous une forme noire et peu distincte.
Un vers de plus que dans les autres pages , à cause de l'introduction du vers 2 10 dans la marge inférieure.
V", 32 1-34 1. Empreinte d'encadrement au-dessous de 2 lignes.
Lacune d'environ i i feuillets pouvant comporter 6 peintures :
Fol. Ay. R°, 342-343; peint. : Ilélénus et Andromaqae conduisent Enée à travers la nouvelle Troie [Aen. III, 344 et suiv.), 344-348. [V°, 349-369.
Dans les feuillets qui suivent et qu'il est impossible de restituer, se trouvaient sans doute 4 peintures; cette partie de Vfïnéide est la plus propre à fournir des sujets : Enée écoute la prédiction d'Apollon; les Troyens partent chargés des présents d'Hélénus et d'Andromaque; ils aperçoivent la côte d'Italie; Charybde et Scylla; l'Etna, etc.
Fol. 48. R% P-654.] V% peint. : Polyphème (III, 653 et suiv.); 655-659.
Fol. XXXI. R°, 6G0-680 Empreintes en haut de la page, au-dessus de 5 lignes.
Peinture 21 (M. xxxii) : Panorama de la Sicile [Acn. ITI, 6(jo et suiv.). Un des angles de l'île, en terre brune rougcâtrc, s'avance dans une mer hlciie semée de reflets sombres ou blancs. Suivant une coutume du j)cinlre, il a voulu représenter les sept villes ([ue nomment le poète par sept corislructions sur le ])ord de la mer. Il est dillicile de désigner Syracu.se, Camarine, (ïéla, Agrigente, Sélinonte, Lilybée ou Drépane; le peintre n'a eu aucun souci de la vrai.semblance géographicpie. Cependant la ville tout en haut du tableau doit être Syracuse, à cause du voisinage d'une petite pointe qui est Plemmyre et de l'île toute voisine, que nomme aussi le poète, et (pii est Ortygie. A côté a été placé le port de Drépane, dans lecpiel le vaisseau d'Enée est représenté abordant à pleines voiles (707). C'est une construction semi-circulaire, adossée à la côte et s'avançant de cha(pie côté dans la mer'^l
Ce n'est pas le ropislc qui a pu tenter, comme le dit M. I\ibbock ( Prolcg.p. 378), d'introduire riioMiislicbe de. collo Jislula pcndel dans levcrsincoinplot ()G i . I^cgratlaf^c ou M. lUbbock voit le commencement de cette interpolation est beaucoup trop éloif^né de la dernière lettre écrite par le cojiiste, pour qu'on jinisse suppo-
ser (ju'ii allait continuer le vers. L'interpolation a été faite dans le blanc en Iri-s petite minuscule du i\* siècle.
Il ne faut pas so fier aux colonnades données par Mai,(|ui sont à peine indicpiées dans la peinture; il attribue comme d'habitude à toutes Icsconstinclions une précision qu'ellesu'onf pas.
PIERRE DE NOLHAC. [756] Lacune probaljle de 2 feuillets et d'une peinture :
[Fol. àg. R°, 690-710. V°, 711-718. Fin du livre III. Blanc de i3 lignes. Fol. 5o. R°, peinture occupant toute la page et représentant sans doute l'entretien de Didon et d'Anna (IV, 6 et suiv. ). V blanc]
Fol. XXXII. R°, livre IV, 1-21. Les trois premiers vers à l'encre rouge.
Fol. XXXIII. R°, A3-55. Blanc de 8 lignes t^).
V°, peinture 22 (A. xxiii, 3; M. xxxiii) : Le sacrifice de Didon [Aen. IV, 56 et suiv.). A gauche est la façade d'un temple au toit de tuiles rouges, dont les coins s'avancent en pointe sur le ciel; le fronton est triangulaire, orné de triangles concentriques dorés et assez grossiers. Une statue d'or, de Junon sans doute [Jmoni ante omnes), parait sur la porte du temple. Didon (DIDO, au-dessus de la tête), entièremeiit vêtue de violet clair à bandes sombres et le peplum couvrant la partie postérieure de la tête, étend la main sur le plat que lui présente sa sœur au-dessus de l'autel; Anna est reconnaissable au peplum vert qu'elle porte déjà dans la peinture 1 1 ; elle a un collier d'or. Des points rouges sur le plat représentent les entrailles des victimes [spirantia consiilit exta). Deux sacrificateurs, la tête ceinte de feuillage, et l'un ayant la hache sur fépaule, amènent des victimes nouvelles : une génisse blanche [candeiitis vaccae] ornée comme le taureau de la peinture 18, avec un collier de feuillage en plus, et une brebis avec le même collier. Un serviteur tient, tout à droite, un autre plat contenant des entrailles. Plusieurs gouttes d'eau sont tombées sur la peinture.
Fol. XXXIV. R°, 62-82.
V°, 88-92. Blanc de 1 1 lignes. Dans ce blanc, les vers 98-120 écrits sur deux colonnes, en minuscule du xi*^ siècle.
''^ Châtelain, Paléo^r. des classùjves latins, pl. LXlIi. — Ihid.
Lacune :
Fol. 5i. R°, peint. : Entretien de Junon et de Vénus {Aen. IV, gii et suiv.); 93-
Fol. 52. R°, I2i-l35; blanc. V"* peint. : Départ de Didon et d'Enée poar la
chasse {IV, i36etsuiv.); i36-i42.
Fol. 53. R", i/i3-i59; blanc. V°, peint. : L'orage pendant la chasse, Lnée et
Didon dans la grotte (IV, 160 et suiv.); 160-1 65. Fol. 54. R°, i6G i86. V°, 187-205; blanc.
Fol. 55. R°, peint. : Plaintes d'Iarbas à Cautel de Jupiter (IV, 20G et suiv.); 206-2 12.] V°, 2 l3-233.
Fol. XXXV. R", 234-25 1. Blanc de h lignes. Le vers 2/|5 est ajouté au i)as de la page. Les derniers mots de cha([ue vers ont disparu dans ime large déchirure du parchemin.
V°, peinture 23. (M. xxxv) : Mercure apparaît à Kncc occupé à dirùjcr la construction de Carthaçje [Aen. IV, 259 et suiv.). La moitié gauche du tal)leau a disparu. La ville occupe la droite; on lit sur le mur KARTHAGO, et deux ouvriers, avec des bandes et des morceaux d étone violette sur leur vêtement blanc, travaillent au premier plan devant les murailles. Ce sont surtout les temples que le peintre a voulu montrer dans la ville : il y a un temple rond, un autre carré en forme de porti(jue, au milieu duquel s'élève la .statue dorée du dieu. D'autres statues et même im fjuadrigc d'or sont dressés çà et là. Devant une porte de la ville, Enée debout écoute les j)arol('s de Mercure : il ne reste qu'une jami)e d'Enée et un pli de son manteau. Derrière Mercure, le peintre avait dû représenter les mers et les rivages traversés au vol j)ar le messager de Jupiter; c'est d'autant plus probable que la peinture est placée bien avant les vers qui montrent Mercure arrivant auprès d'Énée ''l
Lacune d'un feuillet et d'une peinture :
Fol. 56. R", 258-279'-'. ^ 280-285; point. : lùiéc ordonne aux chefs trojens d'éijuipcr la Jlotle [Aen. IV, 287 et suiv.).
La restitution de P. S. Harfoli est arbitraire. — Kvideinnieat 373 manquait au Vati caniis, connue il manque au P(d(itiniis et au Mcdiccii^.
Fol. XXXVI. R°, [286] 287-30/1(1). Blanc de 3 lignes. Traces légères d'un encadrement noir, au-dessous de 6 lignes.
V°, peinture 2 A (M. xxxvi) : Didon adresse ses reproches à Enée [Aen. IV, 3o5 et suiv.). Les trois personnages sont debout. Didon porte un peplum et une robe violet sombre, qui s'est écaillée; elle lève deux doigts de la main droite, ainsi qu'Enée dont le vêtement est mieux conservé que partout ailleurs. On voit la bande verticale violette qui descend de l'épaule sur la tunique blanche , et le lien rouge et or qui lui sert de ceinture , sous le grand paludamentam rouge orangé. Il porte aussi des chaussures blanches lacées de rouge, et ses cheveux assez courts sont serrés par une bandelette blanche. On lit les inscriptions DIDO, AENEAS, mais c'est par erreur que la femme placée derrière Didon est appelée FAMVLA. La robe d'or et le peplum vert qu'elle porte la font reconnaître pour Anna, de qui cependant le poète ne fait pas mention (^'. A gauche est une porte cintrée à laquelle conduisent quelques marches et qu'un rideau à demi relevé sert à fermer. Sur la colonne de la porte, on lit KARTHAGO en lettres placées les unes sous les autres, inscription que Mai n'a pas aperçue. Toute la scène est sur fond bleuâtre.
3o5-3io.
Lacune de 4 feuillets et de 2 peintures :
Fol. 57. R», 3ii-33i. [V% 332-352.
Fol. 58. R°, 353-373. V°, 374-394.
Fol. 59. R°, 395 396; peint. : Les Troyens équipent leur Jlotte et façonnent des mâts [Aen. IV, 397 et suiv.); 397-401. Y°, 4o2-422.
Fol. 60. R°, 423-436; blanc] V, peint. : Enée reste insensible aux messages de Didon; comparaison du chêne (IV, 437 et suiv.), 437-442.
Fol. XXXVII. R", /i/i3-/i63. Dans la marge de droite, empreinte d'un des côtés d'un encadrement rouge (^).
''^ Le V' 286 est ajouté d'une main postérieure ; il devait manquer au Vaticamis primitif, comme au Palatinus, et il y avait une ponctuation forte après nunc divîdit illuc (sSS).
Ce sont des famulae qui soutiennent la reine défaillante (Sgi).
Qui ne peut provenir de la peinture 24 , aujourd hui placée en face de cette page. La limite inférieure de la peinture absente ne m'est indiquée que par la vraisemblance : on la mettrait difFicilement ailleurs qu'au-dessus de 437. ' , - '-■ ) ,
Fol. XXXVIII. 1\°, /i85-5o5.
V°, 5o6-52i. Blanc de 5 lignes. Empreintes abondantes en haut de la page, laissant aii-dèssous la place de 8 vers seulement. Lacune d'un feuillet et d'une peinture :
Fol. Cx. R", peint. : Tableau de la Nuit, telle qu'elle est décrite aux vers 52 1 et suiv.; mais on y voyait certainement aussi Didon inquiète (329 et suiv.); 522-53o, occupant seulement 8 lignes'''. V% 53i-534, occupant seulement les 2 1 lignes normales de la page
Fol. XXXIX. R°, 555-575.
V°, 576-533. Peinture 2 5 (M. xxxvii) : Didon aperçoit la fuite des Trovens [Aen. l\, 58 A et suiv.). Deux vaisseaux troyens fuient à droite sur une mer très noire; une grande voile se gonfle au vent [aequalis velis)\ nous lisons avec peine le mot TROIANI. La reine, les cheveux épars dans ses bras levés [Jlaventesque abscissa comas), vêtue de rose, apparaît à une sorte de locjfjia [e speculis), au pluteus de bois doré, dont les colonnes supporteul un loit de tuiles. (jCtte loggia surmonte un petit édifice assez sim[)le dont la porte cinlrée est précédée d'un escalier descendant au rivage. Le sable est jaune pâle et fait mieux ressortir l'uidigo nitense de la mer. (j'est une des plus mauvaises {)eintures de la deuxième main.
En supposant que 3''.8 inan(|uàt dans lo Vaticunus comme dans les meilleurs maïuisc rils.
On voit que cette page contiendrait trois vers de trop. Nous sommes donc ohlifjé de proposer la suppression de trois vers entre r)a i et 555, comme n'ayant pu trouver place dans le Valicaniis ou n'y avant i-té ajoutés (pie par une main postérieure. Pour deux vers tout au moins, cette suppifssion serait facilitée par M. l\ibl)eck , <pù a prérist-mciit emprunté à ce passage deux \crs, pour les laire figurer après le v. /| 18 du même livre. Ce sont les vers 548-5/i<) (cf. I\il)heck à 4 18, et le renvoi aux Einvnd. Virgil.; Benoist n'a pas admis celte transposition). Ce seraient deux des vers qui nous niau(pieraicut ici. Pour le troisième, c'est 55'J (pii nous semblerait à sacrifier. Parmi les mami-
scrlls de premier ordre , le l\il(iliiiiis et le .Uc(/i- «■('«.< sont les seuls (pii contiennent ce passa','-e ; ils portent , il est \rai, le \ers et .Scrviiis I expli- (pie; mais le Bcrncitsis i>,dont le lénioi;,'nage a (piei(pie \aleur, surtout dans les c^as comme celui-ci , n'a le vers (|ue de seconde main dans nue rature. Le doute peut donc s'élever sur ce \ers,(pii 11 est pas indis|>ensai)lc au sens du passage. Le troisième \ers à retrancher du Vaticaiiiis pourrait être celui-ci , ,à moins de supposer qu'un vers ait été omis par l'inadvertance du copiste et rétabli dans la première re\ision. Il faut faire connaître aussi l'avis de M. Louis llavet, (jui , mis en présence du petit problème que soulève notre restitution , trou\erait plus simple de laisser 547-5.48 à leur place et d'oler du Vdlicaiiin: les trois vers 55o-552.
HO