LK VIRGILE DU \ ATIGAN
i3 lignes, aurait pu être de n seulement, au cas où les deux premiers vers du
livre VI, comme le veut M. l\il)beck, eussent été rattachés à la fin du livre V. Fol. 70. R°, peinture occupant toute la page, comme frontispice du livTe VI:
Les Troyens abordent au rivage de Cames (Aen. IV, 3 et suiv. ). V% blanc] Fol. 71. R°, Aen. \ I, i (ou 3)-l9; blanc. V°, peint. : Scènes représentées sur les
murs du temple d'Apollon (VI, 20 et suiv.); 20-20.
Fol. XLV. K", 2(j-/if\. Le l>lanc de 2 lignes porte les traces d'un grattage important; mais ce n'est point une écriture anli([ue (jui a été grattée. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 6 lignes.
V°, peinture 3i (M. XLiv)^'' : La Sibylle conduil l'Jnce el Acliates au temple d'Apollon [Aen. VI, 45 et suiv.). La peinture se rappoiie-t-elle au moment exprimé par le vers f\ 1 ou j)ar le vers 4>>? On trouvera peut-être ici l'opinion de l'antiquité sur un point (jui a divisé les commentateurs modernes. Le passage est en efiet assez obscur, et les mois alla in tenipla ont paru slgnilior l'antre même de la Sibylle. Mais le peintre prend Icinpluni au sens étroit, et c'est dans l'édifice consacré à Apollon, sur le seuil duquel se voit la statue du dieu, ([ue la Sibylle conduit d'abord les deuv Troyens; il était adossé à la colline et pouvait comnumiquer avec l'antre par des passages creusés dans le roc. Quoi qu'on veuille conclure, la Sibylle est debout entre ses deuv Inlcrlocuteurs, vêtus de leiu" costume accoutumé, et le temple (TEMPLVM APOLLINIS j. l'Jle est en blanc avec une bande n lolelte (|ul descend du liant en bas de la robe, et elle tient à la main un rameau (pil parait orné iVinJulae. A droite, le temple de marbre blanc, au fronton doré; de\ant le grand escalier est l'autel pour les sacrifices, élevé au-dessus de ([ualre petits degrés; une llannne rouge et or brille sur l'autel. La laçade est décorée de guirlandes de feuillage vert et or. Le fond, cendré sur les premiers plans, devient rose à la hauteur de l'horizon et vert au-dessus.
Aô-âo.
Lacune :
[Fol. 72. I\", r)i-7i. \", 72-()2.
Fol. 73. U", ()3-i i3. V", 1 i4-i3.'i.
Palœographical Society, pl. (]\\ il. Mrlanges d'urch. et d'hist.. I\ , pl. \ III.
Fol. R°, 1 35-1 55. Y", 1 56- 159. Peint. : Mort de Misène ; préparatifs de son
hacher [Aeii. VI, 162 et suiv.).
Foi. 75. R°, 160-180. \\ 181-200; blanc.
Fol. 76. R°, peint. : Enée découvre et caeille le rameau d'or (VI, 201 et suiv.), 201-211]. V°, peint. : Fancrailles de Misène (VI, 212 et suiv.), 212-218.
Fol. XLVI. R", 219-235. Blanc de 4 lignes. Empreinte en haut de la page, au-dessus de 7 lignes.
V*", peinture 32 (IM. xlv(')) : Sacrifice d'Enée et de la Sibylle avant la descente aux Enfers [Aen. 2/^3, et suiv.). Dans le fond, une étendue d'eau et une rangée cVarbres sur le bord; c'est une interprétation très adoucie du lacu nigro nemorumque tenehris (238); les flots ont été repassés à l'encre par une main postérieure. A gauche, Enée plonge son épée dans le cou d'une brebis noire, sur les reins de laquelle il pose le genou [atri velleris agnam. . . ense ferit). Un enfant vêtu de blanc paraît recueillir le sang qui jaillit abondamment. A côté, un grand feu, rendu par du rose et du vermillon, flambe sur un autel. De l'autre côté de l'autel est la Sibylle , dans le même costume qu'au tableau précédent, mais le bras droit nu et orné de bracelets et le front couronné de feuillage. Auprès de la robe, SI|BIL|LA. Elle verse le vin sur la tête d'une vache (sôi) et d'un bélier noirs, qui occupent le premier plan à droite. Derrière sont trois serviteurs vêtus de blanc et portant couronne. Derrière encore , quatre taureaux noirs [quattuor nigrantes terga juvencos), couronnés de fleurs et d'infalae et portant un collier de feuillage. La scène, très bien ordonnée, comme on le voit, malgré la monotonie de la couleur brune des animaux, a une réelle majesté.
Fol. XLVII. R°, 2 43-2 63.
Peinture 33 (A. xxiv, 3; M. xlvi) : Entrée d'Enée et de la Sibylle aux Enfers [Aen. VI, 273 et suiv.). Au premier plan, à gauche, Enée et la Sibylle débouchent d'une caverne. Enée tient à la main son épée, plus longue et
Mélanges d'arch. et d'iiist., IV, pl. IX. Le vers 2^?, est ajouté au-dessous de 2/1 1 par une écriture du xiv' siècle, qui a subi un
grattage; on lit pourtant : unde lociim graii. . . iioé aorauni. M. Ribbeck n'a pas vu cette ligne.