SIGNES CRITIQUES
Un signe extrêmement frécjuent est composé de deux traits légers, l'un transversal et tracé de bas en haut, qui commence quelquefois par une courbe assez prononcée, l'autre horizontal avec un petit crochet au bout qui coupe le premier trait dans le haut (/^ ^\
Ce signe est placé dans la marge de gauche à la hauteur de l'interligne , et le trait horizontal s'avance au-dessus de la première lettre du vers. Toutefois il ne se rapporte pas au vers qui le suit, mais au vers qui le précède. Par exemple, au fol. lui v°, le vers 676 du livre VI termine la page et termine aussi le développement ; le signe , au lieu d'être placé au-dessus du vers 6 7 7 , à la page suivante, est ici dans la marge inférieure, au-dessous du vers 676^^1 Ajoutons que lorsque le signe se rapporte manifestement aux mots du milieu d'un vers, il n'est pas placé au-dessus du vers, mais au-dessous.
Il est de première main ou du moins de première époque , à ce qu'on peut conjecturer de la couleur de l'encre et du trait de la plume. Il ne figure pas dans les Géorfjiques , soit parce que les marges sont souvent en trop mauvais état pour qu'on y puisse rien distinguer, soit parce que les Géorgiques n'ont pas subi la même revision que \ Enéide. Remarquons aussi que les discours, indiqués ordinairement par ce signe , y sont beaucoup moins fréquents que dans Y Enéide. Je ne trouve à signaler de première main, dans les dix premiers feuillets, que l'obèle en face de Georg. III, 1 65
Voici la liste des vers de VEnéide après lescjuels on trouvera placé le signe spécial au Vaticanus '^^^ :
Fol. XI. I, 197. Commencement du discours d'Enée.
XI v°. I, 207. Fin du discours d'Enée.
xn. I, 2I11. Séparation, dans un même développement, du discours de Vénus,
XII v°. I, 2 53. Fin du discours de Vénus.
Cf. fol. Liv, Acn. VI, 718. liste des signes critiques beaucoup plus va-
Cf. sur ce vers le commentaire de Philar- ries que RiJjbeck a relevés dans le Mediceus
gyrius. [Proleg.,^. i58 et suiv.). Cf. Hoffmann, hc.
Cette liste peut être rapprochée de la cit., p. xviii-xix.
LE VmGILE DU VATICAN. 17