CHAPITRE IlL
99 vmnrnoiPiom 9«s nirisiin» nwkew
^ MAi^nvAmqw nom avoua ¥ii 1^ »itributioiiftdas éSév^nie» classes da visiteurs» il nw» reste à moutrer wmmeiit elles ddyeat être euroées dans ohacpie catégorie d'écoles.
Les fbuotioas qu'il s'agit d'acoomplir sont variées eooifae les attributions.
Quelques visiteurs qui s'attendaient à trouver dans leurs tournées I non pas une grande sinaplicité seules ment , mais une sorte de monotonie ^ sont bientôt revenus de cette erreur; ils se sont convaincus que leurs devoirs ) qui varient d'ordinaire de conmiune
à commune , varient souvent dans la même ville de quartier à quartier et d'école à école.
^instruction primaire embrasse une grande variété d'institutions , telles que la salle d'asile , l'école élémentaire , l'école supérieure , l'école industrielle, l'école normale 9 les écoles de garçons, les écoles de filles. H n'est donc pas aisé au même inspecteur d'apporter à la visite d'établissements si divers le mêmedegré d'aptitude.Tel inspecte parfaitement une institution supérieure , par exemple l'école normale où il s'agit d'examiner des études un peu supérieures et d'interroger des élèves d'une intelligence assez développée ; mais il n'a plus la même facilité de parole ni la même sûreté de jugement quand il est question d'une simple école élémentaire , et il se trouve embarrassé dans une salle d'asile. Tel autre est dans des dispositions opposées.
Rarement la même personne possède une égale capacité pour la visite de tous les genres d'écoles. Ce n'est donc qu'à force de dévouement et d'études qu'on doit se flatter d'acquérir l'aptitude nécessaire.
n importe, pour l'adquérir et pour la conserver, de se préparer avec soin pour chaque genre d'inspection, de bien embrasser l'ensemble des choses qu'on y doit examiner , de se tracer à soi-même des questions bien nettes , et de bien savoir, non-seulement en quel état doivent se trouver les parties du service qu'on doit toujours améliorer en venant le contrôler, mais encore quels sont les meilleurs moyens de porter remèdeauxdéviationsetauxabus.Yisiteursdesécoles, s'il est une partie de ce service sur laquelle vous vous
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cachiez faibles, appliquez-vous-y spécialement. En donnant le spectacle de votre insuffisance sur un seul point , vous compromettriez tout le bien que vous seriez en état de faire dans tous les autres.
Nous allons parcourir successivement les divers genres d'écoles, résumer en questions précises les points principaux d une inspection , et donner sur chaque objet des directions spéciales. Nous suivrons ici pas à pas les instructions de l'autorité , et nous conserverons le plus souvent i^es propres paroles.
$ II. DE l'inspection DB LA SALLE D* ASILE.
La salle d'asile est le degré le plus élémentaire de l'instruction primaire ; c'est l'institution consacrée aux enfants trop jeunes encore pour fréquenter l'école proprement dite, et exposés à toutes sortes de périls de Fàme et du corps, pendant que les parents se livrent , loin de leur habitation ou absorbés par leurs travaux , à leurs occupations journaUères.
Directions pour la fondation de salles d'asile.
Ces institutions étant nouvelles et même beaucoup trop rares encore parmi nous, le visiteur devra s'appliquer au même degré à faire fonder des salles d'asile partout où il en manque , qu'à faire prospérer celles qui existent.
Pour amener la fondation de salles d'asile^ c'est aux conseils municipaux et en particulier aux maires que doit s'adresser le visiteur des écoles. Il doit faire ap-
preoier l'utilité de ces institutioiiSi et aider à vaincre les difficultés qui i^oppôsetit commuDément aur choses nouvelles.
Le chiffre de la population et ses occupations journalières devront d^ahord fixer son attention et par lui celle de l'autorité loeale. On a calculé que, sur une population de mille âmes , il y a cent enfants dans le cas de suivre une salle d'asile. Dans une commune de six mille Ames , il y en aurait six cents; dans une commune de quinze cents, il y en aurait cent cinquante. Il y en aurait trente jusque dans le hameau qui ne compterait que trois cents habitants.
Les sommes nécessaires pour la consU^uction du local , pour l'acquisition et l'entretien du mobilier , pour le traitement des surveillants et des surveil*lantes , devropt être demandées d abord aux conseils municipaux , soit qu'ils en fassent directement les fonds , soit qu'ils concourent à cette dépense av«c les bureaux de bienfaisance et les administrations des hospices. Lorsque ces premières subventions seront insuffisantes , on invoquera l'assistance des conseils généraux des départements ; et enfin, puisqu'il s'agit d'établissements qui soulagent le père de famille indigent et l'ouvrier laborieux, en même temps qu'ils instruisent et élèvent l'enfance , on aura recours aux fonds généraux mis par le budget de l'état à la disposition, soit du ministre de l'intérieur , soit du mi* nistre de l'instruction publique, chacun pour ce qui le concerne.
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Qqeitîoiii pour llmpection de$ Mlteti d Vil^.
Aux devoirs des visiteurs relativement à la fondation de salles d'asile , se joignent ceux de l'inspection des établissements existants. Ils sont nombreux et méritent d'être étudiés ; peu de petsonnes, parmi les hommes surtout , en ont l'habitude et possèdent l'expérience nécessaire pour bien les remplir.
Voici les principales questions que présentent l'inspection d'une salle d'asile.
i^ Le local e9t-*il bien choisi et bien disposé ?
Les salles destinées aux enfants doivent toujours être situées au rez^le^baussée, planchéiées, ou carrelées, ou airées en salpêtre battu. Elles doivent être éclairées des deux côtés par des fenêtres qui aient leur base élevée à deux mètres au moins du sol ; une partie des chAssis en vitraux doit être mobile afin de favoriser la ventilation des classes et des préaux.
Iiorsqu'il y aura des enfants des deux sexes dans la même salle , il faudra , autant que possible , les tenir séparés pour le travail et pour les récréations.
On doit disposer à l'une des extrénpiités de la salle destinée au travail , et en quantité proportionnée au nombre des enfants, une suite de gradins immobiles sur un plan incliné. Au milieu, et sur les deux côtés, on pratique des passages au moyen desquels les enfants exécuteront leurs inouvëments avec facilité.
Nulle salle d'asile n'est considérée comme publique qu'autant qu'un logement et un traitement convenables ont été assurés à la personne chargée de tenir rétablissement.
2^ Le mobilier est-il convenable et sufiisant ?
Le mobilier doit comprendre autant que possible :
Des tabliers de toile de diverses tailles, des champignons pour les casquettes , les vestes et les tabliers , des baquets ou jattes , des sébilles de bois ou des gobelets d'étain , des éponges et des serviettes , une fontaine , un poêle , deux lits de camp sans rideaux, une pendule, une cloche qui indique tous les mouvements, un sifflet ou signal pour les divers exercices de l'intérieur , des tableaux et des portetableaux, des ardoises, des crayons, un chevalet portant la planche noire et les crayons blancs, des boites pour enfermer les crayons, un boulier compteur ayant dix rangées de dix boules chacune, des images qui représentent des animaux , des plantes, les traits les plus remarquables de l'Ancien et du Nouveau Testament, des portefeuilles pour renfermer les images , un cadre ou porte-gravure pour placer le dessin qu on expose aux regards, des registres et cahiers de notes, une armoire où seront gardés les registres , les tableaux de lecture , etc. , les matériaux et les produits du travail manuel.
Un symbole rehgieux et surtout une image du Christ.
3q La propreté règne-t-elle dans toutes les parties du service ?
La propreté est une des choses les plus essentielles ; elle est un des principaux moyens d'éducation ; elle doit être exigée à l'égard des enfants et de tout ce qui leur appartient, aussi bien quà Fégard du mobiher et du local. Sans l'habitude de la pro-
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' preté^ il n'est pas de bonne éducation. On ne saurait trop faire sentir cette vérité dans les salles où se réunissent les enfants des dernières classes de la société.
4^ L'ordre et la régularité président-ilç à tous les mouyements?
11 faut laisser aux enfants la faculté d'arriver comme ils peuvent, de marcher et de se tenir comme le permet leur âge ; il faut en général les diriger avec une tendre indulgence ; mais cette bienveillance ne doit jamais aller jusqu'à souffrir de leur part le désordre volontaire, l'irrégularité capricieuse. On doit avant tout s'attacher à leur faire contracterdes habitudes d'ordre, de régularité. Il en faut surtout dans la succession des diverses études auxquelles on les applique. Leur intelligence , si faible encore , devra être graduellement développée. Il faut se garder de la fatiguer par une application trop soutenue. On parviendra le mieux au but en entre-mélant leur travail de beaucoup de récréations , et en donnant quelquefois au travail même la forme d'un amusement.
5^ Les soins donnés à l'éducation physique des enfants sont-ils dirigés avec intelligence et sont-fls complets?
Les salles d'asile sont essentiellement des lieux de surveillance maternelle. Elles peuvent être dirigées par des hommes ; toutefois une femme y doit toujours être préposée.
Les enfants n'y restant que jusqu'à l'âge de six ans • les soins d'une femme leur suffisent.
9k LK VISITEUR
Nul enfaot ne doit être admis si les parents ne • justifient qu'il a été Taociné ou qu'il a eu la pedte vérole , ou s'ils ne oonsenteot à le laisser vacciner dans l'école.
L'air des saUes doit être renouvelé fréquemment.
Ôh le renouvelle au moyen de la ventilation et de croisées tenues fréquemment ouvertes, mais on aura soin d'éviter les courants d'air pendant la présence des enfants.
On conduit souvent les élèves au grand air.
On surveille particulièrement la nourriture que les enfants prennent à la salle.
Les heures de classe et de récréation doivent être distribuées de telle sorte qu'il y ait tout l'exercice corporel et tous les jeux que réclame le développe*, ment physique de cet âge.
Un petit cours d'évolutions gymnastiques sera fort utile.
Il est bon d'avoir un préau sablé , une cour ou un jardin auprès de chaque salle ; mais les exercices du jardinage, qu'on a recommandés quelquefois, ne con» viennent qu'à des enfants plus avancés.
Il est de toute nécessité qu'un médecin attaché à l'établissement en fasse la visite avec une grande exactitude. C'est lui que l'on devra consulter aussi sur \ei jeux et les exercices gymnastiques.
6"" L'éducation morale et religieuse e^t-elle don* née avec soin ?
On ne doit jamais l'oublier, c e^ là le but ptînci-* pal de l'éducation qu'on dojone dans les salles d'asile, et ce point n^ligé ou dirigé sans intelligence i tout
OB0 ÉQOULBêi SU
Ui rastd produirait pdu de bi^n* IlBttfiimitde négliger Téducation pour perdre ces établissements comme Tenfantis qu'on j élèyOé
n est sans doute impossible de faire dans les asildi un cours complet d'instruction morale et religieuse^ et personne ne devra même 1^ tenter; mais on s'â(>« tachera à saisir toutes les ocioasions pour donner aut en&nts les premières notions de Dieu.
Après avoir parlé de ses attributs et de sa pro4 . videnoe , on parlera de Vàme et de Timmortalité, et on joindra à chacune de ces leçons des explications sur les devoirs de Thomme et de Tenfant.
On observera surtout avec Tattention la plus scrupuleuse les premiers développements des dispositions morales et Tinfluence que les familles exercent sous ce rapport* On appuiera vivement cette influence» si elle est bonne; on la combattra avec une prudente énergie) si elle est mauvaise.
Maisi à côté de ces utiles enseignementà, on s^ap« pliquera surtout h donner m% enfants des habitudes religieuses, à les ibriiier de bonne heure à ce recueil^ lement et à ces exâihens Ats ccrnscience où conduit lai prière.
La prière ne sera pas, comme cela arrive trop souvent , une simple afiaire dliabîtude ou de discipline. Si le surveiUant sait prier, il Saura aussi diriger la prière des enfants. S'il ne le savait pas , les inspecteurs auraient de grands devoirs à remplir. Us auraient sans doute égard k des intérêts ipiondains» mais ik aumietot eti^od? plw d'égipd ptn; infant»
religieux des enfants qu'on aurait eu le tort de confier à un mauvais guide.
Ce qui est surtout important, c'est que les enfants, si disposés à l'imitation, ne voient que de bons «Eemples, qu'ils n'entendent que des paroles convenables, et qu'ils soient toujours mis dans la voie du devoir, de la règle et de la soumission ;*de telle manière qu'on n'ait pas besoin de châtier en eux des fautes qui , en dernière analyse, sont celles des maîtres, n est certain, par exemple, que la véracité, la docilité , la décence du maintien , la bienveillance et TajOTection envers les camarades , ne peuvent s'obtenir qu'autant que les maîtres savent inspirer et commander ces habitudes par leurs exemples et leur dévouement autant que par leurs exhortations.
L'instruction religieuse ne peut se donner aux enfants d'une salle d'asile que jusqu'à un certain d^ré. Elle se rattache pour cet âge à l'Histoire sainte, aux récits de la vie des premiers honunes , des patriarches, des juges, des rois et des prophètes du peuple de Dieu ; à l'histoire du Sauveur, des Apôtres, et de ceux qui ont prêché et confessé l'Évangile avec le plus de sainteté et de pureté. Pour que ces récits , qui se gravent si profondément dans les jeunes âmes, produisent tout leur fruit , il conviendra de les accompagner de quelques réflexions sages et précises, afin qu'ils parlent à l'intelligence et à la conscience autant qu'à la mémoire.
7'» Si l'éducation intellectuelle est donnée avec la sagesse et la sobriété convenables, et si l'instruction est bien proportionnée aux facultés de l'enfance? si
elle est accompagnée de travaux manuels et de chants?
L'ordonnance du 22 décembre 1887 ^^^ ^ ^^ égard : « Il y aura dans les salles d'asile des exercices qui comprendront nécessairement les premiers principes de rin]5truction religieuse et les notions élémentaires de la lecture , de l'écriture , du calcid yerbaL On pourra y joindre des chants instructifs et moraux, des travaux d'aiguille et tous les ouvrages de main. »
L'attention et la mémoire sont à peu près les seules facultés qu'on puisse cultiver un peu sérieusement dans ces écoles.TL'instruction devra être rigoureusement bornée aux premiers et plus simples éléments de la lecture et de l'écriture, à la connaissance des chi£5:es ordinaires et de quelques nombres, à quelques notions tout à fait usuelles d'histoire naturelle. Tout ce qui est au delà de ces simples éléments appartient et doit être réservé aux écoles primaires , telles que la loi les a expressément définies.
En même temps qu'on agira par ce modeste enseignement sur l'esprit et sur le cœur de ces jeunes enfants, on aura soin d'exercer leurs mains à des ouvrages faciles , dont l'expérience a prouvé la convenance et l'utilité pour ce premier âge; par exemple, leparfilage des chiSons de soie, le tricot, et principalement le tricot à grosses mailles et à aiguilles de bois, la tapisserie, le filet.
Pendant ces travaux nianuels , on les accoutumera par degrés à répéter en chœur des chants moraux et religieux composés pour l'enfance.
M lË VfSftKtîtt
Quant atix prcxîédés h suivre pôiir cette première instruction, il est inutile de les déterminer ici d'une manière détaillée. Des maîtres et des maitresses qui connaissent bien l'enfance, et qui lui portent du fond du cœur tout l'ititérêt qu'elle mérite , sauront trouver dans leur affection même et dans le sentiment de leur devoir les moyens les plus propres à obtenir l'attehtion et la docilité des eftfatts. La base de tout bon procédé, c'est une grande patience, c'est une douceur inaltérable. Mais que Tordre et le silence soient maintenus dans les moments de travail; que le mouvement et la gaieté soient pour les heures de récréation.
8** Si les surveillants ou surveillantes remplissent tous leurs devoirs et dirigent toutes les parties du i^ervice avec intelligence, avec dévouement, avec autorité?
Leurs devoirs se résument ainsi :
Surveiller l'exactitude des arrivées à l'école , l'ordre des mouvements dans tous les exercices , la régularité des sorties.
Pour que rien n'échappe à cette paternelle sollicitude, former un certain nombre d'aides sous le nom de moniteurs ou de surveillants.
Surveiller particulièrement la nature et la quantité dés aUmeâls que les enfants apportent de chez eux , l'état de leurs vêtements et de leurs personnes sous le rapport delà |)ropretéj voir les parents ou tuteurs, et s'entendre avec eux sur tous ces points.
Indiquer au médecin , lors de ses visites , les en-
fants i|ui pât^aisdcftit ihcohiitiodés, tetiii* hDte dé&èB réponses et suivre exactement ses pretoi4ptiôfis.
Recevait* les personnes qui ont droit de visiter k ttiaison.
Avertir les administrateurs < le comité Itkîdl , dû les dames inspectrices , de tout te qui peut intéresser le bon ordre.
Donner sans cesse dans lêiit conduite et dônâ leur langage les meilleurs eïemples^
Parler avec calttië , âved clarté et tiettété , les enfants imitant t')ujours le langage de ceux qui lés élèvent.
Accoutumer les enfants à pratiquer ce qui est bon, aimable ^ honnête , in^iré par l'ômour de DiêfU et des hommes.
9^ Si l'on se conf()fîtte éjrâctettietit aui conseils et aut prescriptions dés âUtdrité^ préposés à la survei^ lance de ràtttlé?
C'est avec les autorités locales et avec les damés inspectrices, lés délé^ées spédàles ^ et, à t'aris, la déléguée générale, que le visiteur habituel deê sâïlës d'asile a lés rapports les plus noinbretuc et lès plus graves ; et c'esf côtijoinietnent aveô ces autorités qu'il doit veiller à ce que les surveillants des asiles acodm'> plissent etactement les devoirs qui leur sont imposiés»
Nous dirons ici , au sujet de le salle d'asile , ce qui s'applique à la vi^te dé tous léS genres d^écdles, c'est que les mauvais visiteurs dérangent les hùûÉ iûiU très, tandis que les bons (ont ttiéihe d'un mauvais maître un instituteur tolérable. Mais* pÔUt Obtenir èe dernier téwltàt) il faut uécessâireinent que Tin*