LT. VISITEUR
specteur possède uiT haut degré de douceur, d'intelligence et de dévouement. Comme il appartient au visiteur des écoles d'animer de son génie ceux qui se trouvent placés sous l'influence de sa mission, il doit nécessairement acquérir ces qualités.
lo"" Si les livres adoptés pour l'enseignement sont convenables?
1 1** Si les registres sont bien tenus?
Ces registres sont les suivants :
Un registre matricule où seront inscrits , sous une même série de numéros, les noms et prénoms des enfants admis, les demeures et professions des parents ou tuteurs , et les conventions relatives aux moyens d'amener ou de reconduire les enfants ; un registre des recettes et dépenses ; un registre des inspections ; un registre des notes contenant les observations du maître lui-même sur tout ce qui touche à TaméUoration morale des enfants et à l'améUoration matérielle de l'établissement.
1^"* Si le traitement des surveillants est ce qu'il doit être, et s'il est réguHèrement payé?
Le principe général des salles d'asile est la gratuité ; néanmoins, pour subvenir au traitement fixe des surveillants, rien n'empêche que le conseil municipal n'établisse une rétribution mensuelle qui ne dépasse pas cinquante centimes par enfant et par mois ; mais il est bien entendu que les comités ont le droit d'exempter de toute rétribution un père de famille qui serait dans l'impossibilité de payer un émolu* ment quelconque.
Quand toutes les questions ^e^^'m/e^ qui s'élèyent
au sujet d'une salle d'asile sont examinées, et que le visiteur s'est fait par lui-même une idée complète de chaque chose, il en confère avec les autorités locales, et s'occupe de ces questions spéciales, qui se présentent partout. En effet, les modifications quesuhit la règle générale sont nombreuses. C'est même dans ces modifications que réside le caractère particulier de chaque établissement, et on aurait mal inspecté une institution si l'on n'avait pas saisi son caractère particulier , si l'on n'avait pas donné la principale attention aux difiîcultés spéciales contre lesquelles elle lutte.
Ces difficultés , après avoir été l'objet des conférences du visiteur avec l'autorité locale , sont l'objet essentiel des notes qu'il prend pour les rapports à rédiger immédiatement, et qui doivent toujours indiquer ses vues sur les moyens de surmonter les obstacles qui se rencontrent.
§ III. DE l'inspection DE l' ECOLE ELéMENTAIBE.
Caractère de cette institation.
L'école élémentaire est désormais la simple continuation de la salle d'asile , et plusieurs des questions que présente cette dernière s'appliquent à l'école élémentaire. D'autres et de plus graves viennent sy joindre. L'école élémentaire a pour but principal , non plus de la surveillance et un peu d'instruction, mais l'instruction complète et toute l'éducation publique que reçoit l'enfant du peuple.
iOS hB VISITEUR
Il faut considérer, en effet , que ceDe qu'on y donne est souvent tout ce que l'homme du peuple parvient à savoir. L'école élémentaire est donc une des institutions les plus importantes dans l'état.
Queittomi qu'dle pràtente.
Le visiteur doit s'attacher dans ces institutions aux questions suivantes :
I " lie local est-il sain et spacieux , bien tenu, bien aéré?
Y a-t-il un jardin , une cour , un préau sablé , quelques arbres, quelques appareils pour les jeux et les exercices gymnastiques des enfants ?
Que les écoles soient publiques ou privées, les prescriptions de la loi sur la salubrité du local sont également formelles , et si ces prescriptions ont été suivies dans un grand nombre de communes urbaines ou rurales , il en est d'autres où elles sont encore singulièrement négligées. Il importe donc que partout où les conseils municipaux se trouvent encore plongés dan^ la vieille apathie , le visiteur les réveille avec zèle. S'ils se déterminent enfin à faire les sacrifiées que la loi et la raison leur imposent , il est essentiel que leQ constructions , les réparations et tous le^ trayaux nécessaires soient dirigés avec une économie intelligente, de telle sorte qu'on n'ait pas, au bout do quelques années, à changer ce qui a été fait et à renouveler les sacrifices. D'utiles instructions sur ce sujet sont offertes au visiteur et aux communes dans un ouvrage que l'autorité a fait déposer
aux bureaux des sous-préfectures (i), et quou ckevra consulter sous la direction d'un architecte intelligent.
Visiteur , ce sera sur le local que vous devrez porter vos premiers regards. Dans l'intérêt de l'humanité et avec toute l'énergie de votre amour du bien, vous exigerez que, dans chaque école ^ on dispose tout en sorte que l'air soit pur et le jour favorable ; que tout le travail exigé des enfants leur soit possible, en sorte qu'ils puissent commodément lire ou écrire, et avoir sous la main les livres, les cahiers , les modèles et les instruments nécessaires.
Vous examinerez si le local est spacieux , c'est-àdire si , à côté de la place occupée par les enfants qui pendant plusieurs heures du jour respirent le même air, il reste encore un espace lib^e d'au moins quelques toises? Vous exigerez que cet espace soit ménagé partout, qu'on l'obtienne par voie de construction nouvelle ou de simple agrandissement. Partout où l'architecte mettra la main, vous demanderez, avec toute l'autorité du bon sens, que l'espace soit calculé, de manière à ce que la jeune population d'une commune puisse non pas bj parquer en quelque sorte pour le moment , mais qu'elle puisse s'y tenir à l'aise, même après les accroissements ordinairement si rapides qui ont lieu dans le cours de quelques années.
(1) Bouillon, de la Construction des maisons d* école primaire.
Vous examinerez surtout si le local est suffisamment élevé au-dessus du niveau de la terre , et si l'humidité des murs ne menace pas la santé des écoliers et celle du maître qui habite la maison.
S'il est quelquefois difficile de parer sur-le-champ aux inconvénients et aux dangers que présentent des localités si funestes , il est toujours un moyen d'y apporter quelque amélioration. Ce moyen qu'on néglige encore trop fréquemment, mais qu'on ne saurait trop recommander, c'est l'agrandissement des croisées , opération qui procure à la fois du jour , de l'air et quelquefois une chaleur désirable. Portez sur ce sujet votre sollicitude la plus spé- 4 ciale.
f Portez aussi votre attention sur la pose du plan-
! cher. Il importe que le bureau du maître soit élevé
r :l sur une estrade, ou qu'au contraire les bancs occu-
:; pés par les élèves soient placés en amphithéâtre.
^ é Dans tous les deux cas , il est bon que le maître
puisse aisément voir l'ensemble de ses élèves ; et il