‹ Le voile déchiré; pièce en deux actesChapitre 15 sur 51 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JACQUES

Encore moins.

MADAME FORTIER

Quelque chose, en tout cas, qui te préoccupe?

JACQUES

Je t'assure que non.

MADAME FORTIER

Alors, pourquoi boudes-tu, seul dans ton coin?

JACQUES

Je t'en prie, no me parle pas comme à un enfant. Si j'avais quoi que ce soit, je t'assure que je ne te le cacherais pas.

MADAME FORTIER

Est-ce lo voisinage des Dancourt qui te tourmente?

JACQUES

Non... Bien qu'ils m'ennuient suffisamment et que leurs visites soit un peu trop fréquentes.

MADAME FORTIER

Tu trouvais madame Dancourt charmante

et tu riais avec elle.

JACQUES

Mon opinion n'a pas varié... Seules les allures de son mari me choquent et m'irritent.

Nous y voilà! Cependant, il y a huit jours encore, avant l'arrivée de Robert et de Micheline, tu me disais qu'il était fort agréable et tu te félicitais d'avoir fait sa connaissance.

JACQUES

Cela prouve que je ne sais plus ce que je dis.

MADAME FORTIER

Remarque que les Dancourt ne m'intéressent nullement... Donc, libre à toi do les bien recevoir ou de les tenir à l'écart; mais, je t'en prie, ne fais pas supporter le poids de la mauvaise humeur, que personne ne comprend, à Robert et à Micheline qui, eux, ne t'ont rien fait... Tu les as invités, comme tous les ans, à venir passer deux mois à la campagne; rends-leur, comme tu le dois, la vie douce et agréable.

JACQUES

Je les martyrise?

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