‹ Le voile déchiré; pièce en deux actesChapitre 35 sur 51 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

livide... Regarde-la... Pourquoi n'oses-tu pas la regarder?... (En le soutenant.) Tiens-toi donc, tu vas tomber.

MICHELINE, de loin.

Robert, il Se fait tard. (En embrassant madame Portier. A. Robert.) Si tu te lèves de bonne heure demain matin, je te conseille d'aller te reposer.

JACQUES, à mi-voix.

Va... tu as toute la nuit pour lui mentir encore.

MICHELINE, en embrassant Germaine.

Bonsoir, ma chérie.

GERMAINE, en faisant un grand effort.

Bonsoir...

MICHELINE

Tu es pâlotte.

GERMAINE

Je suis un peu fatiguée.

MICHELINE, en sortant.

Allons, Robert!

Robert sort lentement Germaine s'éloigne. Le dos tourné, elle se tient debout près de la baie.

MADAME PORTIER

Eli bien! as-tu parlé à Germaine?

JACQUES

Non! Pas encore... dors tranquille... (n l'embrasse.) Bonsoir, maman...

Madame Fortier sort. Il demeure sur place une seconde, puis se dirige vers son bureau. Il s'assied, prend une feuille do papier, une plume et écrit. Germaine fait un pas comme pour aller vers lui... mais elle hésite et recule. Elle sort lentement. Dès qu'il se sent seul, la plume s'échappe de ses doigts, il sanglote, la toile tombe.

Rideau.

Pas d'entr'acte. On frappe les trois coups dès la chute du rideau.

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