ACTE DEUXIÈME
GERMAINE, un cri.
Eh bien, oui!... Oui... oui!... C'est vrai... Ta as raison de m'accuser... tu as raison de me chasser... tu as raison... tu as raison!... tu as raison!... et cependant, je le jure devant Dieu, nous avons lutté de toutes nos forces avant de nous rapprocher! Tu ne peux pas comprendre... tu no peux pas comprendre... Tu ne peux pas savoir par où nous avons passé et combien de fois nous nous sommes évités. Tu ne sauras jamais les lendemains que nous avons vécu et toutes les larmes que nous avons versées!... oui, nous avons pleuré... comme des enfants... car nous avions conscience de l'acte que nous commettions et nous le commettions quand même, malgré nous... L'honneur! l'affection! la tendresse!... Il ne restait plus rienl... 11 y a certaines minutes qui détruisent tout ce qui existe et qui font des ôtres les plus propres ce que nous sommes devenus I Et maintenant je t'ai tout dit, fais ce que tu veux, je ne peux plus me défendre!
JACQUES, en pleurant.
Il était presque mon frère !
GERMAINES
Par pitié, ne mo dis plus rien!
Un silence, la porte s'ouvre. .Micheline entre. Germaine aussitôt se dirige vers le perron et se tient dans l'ombre.