‹ Le voile déchiré; pièce en deux actesChapitre 45 sur 51 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

mieux... voilà... il me semble bien que c'est tout ce que nous nous sommes dit !

MICHELINE

Vous êtes certain qu'il n'a pas été question d'autre chose ?

JACQUES, faiblement.

Oui... certain...

MICHELINE

Ses travaux... ses projets... il n'en était pas méconlent ? N'a-t-il pas, par hasard, risqué dans des entreprises des sommes que j'ignore?

J A. G QU>ES, sans hésiter.

Non!

MICHELINE

liien. Germaine, ma chérie, écoute-moi... car, enfin, le moindre détail peut nous éclairer. Dis-moi? Vers trois heures, je crois, nous sentant un peu las, nous nous étions assis, Robert, toi et moi, sur un banc, à l'ombre, près de l'étang... Tu te rappelles, n'estce pas?...

GERMAINE, faiblement.

Oui.

Madame Fortier entre.

MICHELINE

Subitement, Robert se leva et te proposa de l'accompagner jusqu'à la ferme voisine... Je lui fis remarquer, alors, qu'il fallait être fou pour s'en aller ainsi, en pleine campagne, sous un soleil de plomb. Tu m'approuvas d'ailleurs et tu refusas de le suivre pour ne pas me laisser seule... Mais, comme il insistait... tu acceptas enfin, et je vous regardai partir tous les deux, (un temps.) Durant cette promenade, qui dura plus d'une heure, de

quoi aVCZ- VOUS parlé?... (Germaine éclate en sanglots.)

Ne pleure pas, je t'en prie, et réponds... réponds-moi... reste... reste près de moi!...

GERMAINE, d'une voix éteinte.

Je ne me souviens plus !

MICHELINE

Comment! Tu no te souviens plus !

GER?,IAINE, de même.

Non, vraiment !

Page 1