PROLOGUE', SCÈNE XII
in
Vous signerez !
Jamais!
MARTIAL
LABRADOR
MARTIAL
Vous signerez, vous dis-je !
LABRADOR, Qvec épouoante.
Au secours... au...
MARTIAL, lui saisissant le bras.
Pas un mot ! pas un cri, ou vous êtes morte !...
M“* LABRADOR, se laissant retomber sur le canapé.
J’obéis ! j’obéis !... (Elle signe en tremblant.)
MARTIAL , prenant le papier qu'elle vient de signer et le mettant
dans sa poche.
C’est bien 1
LE COMMISSIONNAIRE entrant, suivi du médecin.
Voici le docteur...
M“' LABB.mou, à Martial.
Mais, pour l’amour de Dieu! que voulez-vous faire de cet écrit?... vous voulez donc me perdre?...
MARTIAL
Non ! si vous faites CQoim j’a.tlends de vous.
jlîr* LABRADOR.
Et quoi donc encore ? mon Dieu ! quoi donc encore ?
(Martial semble réfléchir avant de répondre . — Pendant ce temps, le médecin amené par le commissionnaire dans la mansarde s'est rapproché du lit et a pris la main de la marquise.
LE HKDIXl.N.
Cette femme est morte !
LE DUC, avec douleur.
Morte !
LA GARDE, qui vient d’entrer.
Morte !...
M“« LABRADOR, à Martial.
Eh bien !
MARTIAL
Eh bien!... je reviendrai demain... d’ici là, songez à accomplir mes ordres.
LE DUC, étendant la main vers la marquise.
Dors en paix, pauvre femme... je jure de veiller sur ta tille !
MARTIAL, Cl J/"*' Labrador.
11 faut que cet enfant disparaisse !
(Il sort vivement. — J/"’® Labrador, stupéfaite, épouvantée, rentre dans la chambre de Louise. — En ce moment la fenêtre du fond s'ouvre . — Trabucos paraît.)
TRABUCos, à part.
Heureusement, je suis là !... J’adore les enfants.