ACTE I, SCÈNE III
MAUBERT, riant.
Diable ! le vieux duc est bien téméraire ! {Sérieux.) Il possède une grande fortune, dit-on?
MONTLOeiS.
Immense I quelque chose comme six cent mille livres'de
rentes.
MACBERT, à part.
Six cent mille livres de rentes !
MONTLOUIS
Ce n’est, assure-t-on, que pour avoir le droit de lui laisser cette fortune qu'il a épousé M"* de Simeusc.
LUCENAY, regardant l’heure à sa montre.
Ah çà il est près de minuit... Est-ce que nous ne commandons pas le souper ? Venez-vous, messieurs ?
MoxTLOüis, à Maubert.
Venez- vous, baron ?
MAl'BERT.
Allez, allez ! j’achève mon cigare et je vous rejoins.
{Les jeunes gens entrent dans le café. Maubert tourne les yeux vers rhôtel et semble réfléchir. Au même instant, un personnage qu’on a vu sortir, depuis quelques instants de la maison de jeu, et qui semblait attendre que les jeunes gens se fussent retirés, s'avance et touche le bras de Maubert.)