‹ Le vol a la duchesse drame en cinq actes et huit tableaux dont un prologueChapitre 39 sur 91 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SALLUCES, .MAUBEIIT, RAPHAËL.

HAUBERT, à Raphaël, avec bonté.

Eh bien ! mon enfant, comme te voilà préoccupé, soucieux 1... Est-ce gue tu éprouverais quelque inquiétude au sujet de cette course ?

RAMIAEL.

Oh! ce n’est pas cela qui me préoccupe, je vous assure...

HAUBERT, lui donnant le bras et venant sur le devant.

A la bonne heure... Quoique tu n’aies encore que cinq ou six mois de manège, tu montes parfaitement à cheval... Te voilà devenu, grâce à mes conseils, grâce aux maîtres de toute espèce que je l’ai donnes, un parfait gentilhomme... Quand tu te montres à la promenade, quand tu te présentes dans un salon, tu es accueilli par un murmure approbateur... et moi, moi qui vois, qui entends cela, je suis fier de mon élève, de mon fils adoptif... je m’applaudis de mon ouvrage; car, tu en conviendras, tu es un peu mon ouvrage...

RAPHAËL, vivement.

Oui certes ! je sais ce que vous avez fait, ce que vous faites pour moi...

HAUBERT, l' interrompant.

C’est bien !... c’est bien... ne parlons pas de cela. {Remontant vers le fond et changeant tout à coup de propos.) iMais voyez donc, messieurs... quelle admirable propriété .. ce parc magnifique que l’on aperçoit d’ici... ces arbres séculaires, ces fleurs rares, ces statues de marbre... comme tout cela est princier... comme tout cela est grandiose!... 11 faut convenir que M. le duc de Latour-du-Pic est un véritable grand seigneur, et qu’il entend noblement les choses 1

SALLUCES, qui pendant tout le commencenxeUt^ de cette scène s'est promené d'un air contraint et impatient.

Parbleu, qu’y a-t-il d’étonnaotà cela? quand on a sa fortuna...

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