SCÈNE II
M AUBERT, puis TRABUCOS.
TRABUCOS, s'approchant et frappant au guichet.
C’est à M. le baron de Maubert, dit Yan-Gripp, que j’ai l’honneur de parler?...
HAUBERT, sortant du grillage, et avec l’accent allemand.
Ilein?... Qu’est-ce?... qui êtes-vous?... (Reconnaissant le visiteur). Trabucos! I
TRABUCOS
Moi-même, cher ami!... Il y a longtemps que nous ne nous sommes vus, n’est-ce pas?... Que veux-tu?... j’ai eu des désagréments avec la justice... on m’a fait faire un petit voyage de santé. Je t’ai écrit plusieurs lettres, de ma maison de campagne, mais tu as jugé à propos de ne pas me répondre...
HAUBERT, brusquement.
Que veux-tu ?
TRABUCOS
Oh ! rassure-toi !... contre Tnon habitude, je ne viens pas te demander d’argent... au contraire... je viens t’en proposer...
HAUBERT. 2
Toi?...
TRABUCOS
Ça t’étonne, pas vrai?... c’est pourtant comme ça !... Voyons, pas d’impatience, et écoute-moi... car l’affaire en vaut la peine.
Dépêche-toi!... mes instants sont précieux !...
TRABUCOS
D’abord, une question : veux-tu te marier? (Maubert fait un mouvement d^ impatience.) Non?,.. Ça ne te va pas?... tu as renoncé à les projets d’hyménée... tu es satisfait de ta position de célibataire?... Soit!... n’en parlons plus !... Du reste, l’affaire est aussi bonne d’une autre façon I
HAUBERT
Quelle affaire?... T’expliqueras-tu, eofio?...