ACTE IV. SCÈNE II
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TRABDCOS.
M*y toici... OaOiquMl y ait vingt ans de cela, tu n’es pas sans te rappeler une certaine personne... beau brin de fille, ma foi 1... et qui s’appelait de Basseterre ?...
M AUBERT
Louise de Basseterre!... Oui, certes, je m’en souviens!... Eh bien! après?... où veux-tu en venir?...
TRABUCOS
Cette jeune personne, que tu avais séduite sous le nom de Martial de Préault, ton projet était de l’épouser à la mort du papa... mais comme dit le proverbe : L'homme propose et Dieu dispose I... Lebon Dieu, qui veillait probablement sur la pauvre fille, disposa donc autrement!... A la mort du père, M“* de Basseterre, qui, à ce qu’il paraît, avait eu de mauvais renseignements sur ton compte , au lieu de te donner sa main, jugea à propos de se retirer dans un couvent...
MAUBERT
Et à quoi bon revenir sur cette vieille histoire?... je sais tout cela aussi bien que toi!...
TRABUCOS
C'est possible t... mais ce que tu ne sais pas, c'est ce qui me reste à t'apprendre.
HAUBERT
Et quoi donc?...
TRABUCOS
Prête-moi toute ton attention !... Il y a six mois environ...
a 'époque ne fait rien à la chose); il y a six mois, plusou moins, de Basseterre, probablement ennuyée de la vie de récluse, est rentrée dans le monde...
HAUBERT
Bah !... Tu es bien sûr de cela ?...
TRABUCOS
Sûr comme de mon existence !... Je l’ai vue, de mes deux yeux vue, à mon retour de... voyage... dans les environs de Beauvais, où est situé son château.
HAUBERT
Eh bien?
TRABUCOS
Eh bien! il paraît que la jeune personne, qui approche de la quarantaine, par parenthèse, ne serait pas fâchée de faire une fin... D’après les renseignements que j’ai obtenus, il paraîtrait qu’elle est sur le point de conjungerer avec un ancien préfet de l’Empire... un ex-bel homme assez ménagé par les révolutions.
HAUBERT
Qu’est-ce que cela me fait?
TRABUCOS
Comment ! ce que cela te fait?... toi, un malin, un flaireur
d’aubaioes, un déterreur de pot-aux-rosea, tu ne vois pas d’ici la spéculation ?...
* HAUBERT
Quelle spéculation?...
TRABUCOS
Eh mais ! une belle et bonne saignée à la dot de la future épouse... histoire de la faire chanter pour le jour de ses noces... Tu écris à ton ex-belle que si elle ne t’envoie pas une somme assez ronde, tu mets opposition au mariage, en racontant ses antécédents au fiancé.
HAUBERT
Imbécile!... Et quelle preuve pourrais-je donner à l’appui de mes paroles?...
TRABUCOS
Quelle preuve?...
HAUBERT
Oui.... il n’y en a pas !
C’est ce qui te trompe, mon bonhomme, il y en a une, une vivante, et qui a des dents!...
HAUBERT
Que veux-tu dire ?... de qui veux-tu parler ?...
TRABUCOS
Eh bien! mais... de l’enfant... du mioche...
HAUBERT
Tu sais bien qu’il est mort eanaissant I...
TRABUCOS
Allons donc !!! t
HAUBERT, vivement.
Il n’est pas mort?...
TRABUCOS
Eh non!... ou, du moins, j’ai tout lieu de le supposer...
HAUBERT
Que dis-tu ?...
TRABUCOS
La vérité, parbleu!... Jusqu’à présent je t’avais caché la chose, parce qu’il ne me servait à rien de te le dire... Le sacrifice n’a pas été consommé.
HAUBERT
Est-ce possible?...
Que veux-tu?... je suis naturellement sensible, moi... la sage-femme, de son côtéj-pyait le cœur très-tendre ; et, ma foi, à nous deux, nous ÔVJns sauvé ton héritier... et nous l’avons porté à l’hospice des Enfants-Trouvés !... Je connaissais l’endroit, pour l’avoir fréquenté dans ma tendre enfance.
HAUBERT
Et, depuis ce temps, qu’est-il devenu ?...
TRABUCOS
Je l’ignore, mais il n’est pas difficile de le savoir !... Les en-