ACTE V, SCENE VI
MAUBF.RT.
Payez-Ies, monsieur le duc !
Vous comprenez que je n’ai pas six cent mille francs chez moi.
MAÜBEDT.*
Je le comprends à merveille... Mais vous avez un banquier?
LE DUC
Oui.
HAUBERT
Eh bien ! ma confiance eu vous est si grande, que je vous demande tout simplement de me signer un mandat sur votre banquier, mandat payable au porteur et à vue... en me donnant votre parole d’bonneur qu’il sera payé à présentation... En échange de votre signature, je vous remettrai, moi, les autographes que voici. (Il tire son portefeuille et il prend les lettres.)
LE DUC
C’est bien. (Il va s'asseoir devant le guéridon et écrit; puis, se levant et indiquant à Maubert le mandat, qu'il laisse sur le guéridon.) Voici cet écrit.
HAUBERT, lui donnant les lettres.
Et voici les lettres, monsieur le duc. (Le duc les saisit avidement, passe près de la cheminée à droite, ouvre une des lettres, y jette les yeux, et tombe accablé dans un fauteuil, tandis que Maubert examine et plie le mandat qu’il vient de recevoir. — Pendant cetemps la porte de gauche, s'est ouverte. — Mathilde, pâle, défaillante, s'est approchée du duc, et s^est laissée tomber à ses genoux. — Maubert, qui allait sortir, s'arrêtant, et à part.) La duchesse I