‹ Le vol de la MarseillaiseChapitre 45 sur 77 · L OH DUE DL' JOUU · texte numérisé non relu

L OH DUE DL' JOUU

Gaîment! A ce mol, tout en larmes, La Marseillaise cric : « Aux armes, Citoyens! » — Qui donc avait dit Que cette France était penchanteP Qu'elle fredonnait;* — Elle chante!

Qu'elle dansait? Elle bondit!

Un grand soldat idéaliste S'est brusquement recomposé, Et voici tous ceux, sur la liste.

Dont il est dit : « S'est proposé Tous ceux, avides d'holocauste.

Pour qui le plus terrible poste Est un irrésistible aimant, Troupe frissonnante et bénie.

Jeunes frères d'Iphigénie...

« S'est proposé spontanément! d

(( S'est offert... » — r Mourir à leur Age. Et quand vient la belle saison!

« S'est offert pour le repérage...

(( S'est offert pour la liaison...

ii8 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

(( S'est offert... » Jamais notre Histoire Ne fut un plus large Offertoire!

Ah! comme on s'est toujours offert Sans espoir de croix ni de grade !

Et chaque fois qu'un camarade Est resté dans les fils de fer!

L'Ordre du Jour est le lexique

De l'orgueil enfin revenu.

« A résisté », verbe stoïque.

« A témoigné... S'est maintenu... »

Ah ! si pauvre que soit sa vie.

Que chacun de nous ait l'envie,

Prenant ces mots à l'avenir

Dans leur forte acception neuve,

De (( témoigner », de « faire preuve a,

De (( résister », de (* maintenir! »

Un détail profond se détache Dans chaque rapide lueur :

On voit soudain une moustache.. Une âme... un san^... une sueur

L ORDRE DU JOUR. 319

Des gants blancs... de grosses mitaines.,. Les casques font aux capitaines Des profils de centurions...

Qu'est-ce qu'un Ordre de l'Armée?

Du Vigny dans du Mérimée...

Un colonel dit : « Sourions! »

« N'a quitté son observatoire

Que lorsque le mur s'écroula..! »

(( Blesse un homme et lui donne à boire...

Tout le soldat de France est là!

Un lieutenant — splendide groupe! —

Rapporte son chasseur en croupe.

Car de l'horreur naît la douceur;

Et le lieutenant qu'on rapporte

Laisse pendre sa tête morte

Sur l'épaule de son chasseur!

Fraternité toujours croissante!

Quel est ce vieux, poussant, là-bas, Sur la brouette gémissante, Le blessé qui ne gémit pas?

C'est un chef qui vers l'ambulance Bamène ainsi son ordonnance; Et lorsque, d'un pas monacal, S'éloigne cette silhouette, Nous savons pourquoi la brouette Fut l'invention de Pascal !

Un commandant, pris du délire

Dont peut être pris un lion,

S'écroule en criant, dans un rire :

« Comme il est beau, mon bataillon! »

Vingt éclats criblent la poitrine

D'un jeune artilleur de marine

Qui ne daignera consentir

A s'évanouir comme un mousse

Qu'après avoir, d'une voix douce.

Dicté ses éléments de tir!

Chargé d'une reconnaissance Au-dessus d'un sombre rempart, L'avion vibre : u Essence? — Essence!

— Contact? — Contact! » L'avion pari.

L ORDRE DU JOUR

Un shrapnell au cri de hulotte Vient couper le pied du pilote.

Le pilote reste railleur, Et, rattrapant son pied qui bouge Dans le grand fuselage rouge, Il le passe à son mitrailleur!

Mais, en bas, d'autres vont, sans ailes, Prendre un aussi terrible essor.

On vient de placer les échelles. C'est à dix heures que l'on sort.

Il se peut qu'un souvenir pleure; Il se peut qu'on regarde l'heure :

L'heure au poignet n'a pas tremblé!

La Mort, naguère, aimait l'emphase; Mais, aujourd'hui, sur quelle phrase Mcurt-on au bord d'un champ de blé?

Que disent-ils, ces grands poètes?

Ils disent : « Je meurs, ce n'est rien, o — (( Deuxième section, faites Votre devoir. J'ai fait le mien. »>

Voilà quelles sont les paroles

Au bord d'un champ de féveroles!

« Avertissez le lieutenant

Qu'ils ont franchi la passerelle,.. »

— (( Pour la France... je meurs pour elle.

Corneille est simple maintenant!

A son commandant qui l'embrasse,

Effrayé de le voir souffrir,

Un soldat de deuxième classe

Dit : « Je suis heureux de mourir I >

On lit sans trouver le mot « plainte ».

On trouve parfois le mot « crainte » :

La crainte d'être évacué.

Ohl comme à leur poste ils demeurent!

Comme ils y meurent! Comme ils meurent!

Lisons : « Tué... Tué... Tué... «

L'un, sous quelque sapin des Vosges Aussi bleu qu'un conte de Grimm, A mordu la pourpre des sauges En chantant la Sidi-Brahim :

L ORDRE DU JOUR. 923

L'autre, avant de mourir, ajoute Son âme à son carnet de route; L'un prie et meurt sur son canon ; L'autre jure : on croit qu'il blasphème ; Mais Dieu, dans le juron suprême, Ne veut entendre que Son Nom 1

Large victoire populaire !

Toute à chacun! N'aimez-vous pas

Qu'il n'y ait plus qu'une colère.

Qu'un serment, qu'un souffle et qu'un pas?

Et, quand l'homme de Rivesalte

Crie enfin sur la Marne : (( Halte I »

Qu'un bon petit être joyeux

Meure au coin de l'immense drame

En disant : « Dites à ma femme

Que je suis mort victorieux ! »

Espoir! espoir dans la lumière!

Les yeux larges comme d^es lacs. Le veilleur est debout derrière Des architectures de sacs.

•ia4 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

La peau de mouton qui l'aiTuble

Dans l'ombre a l'air d'une chasuble.

Le vent chante un long Requiem.

Un blessé cherche de l'iode.

Le Bois des Corbeaux crie : (( Hérodel »

Une étoile dit : <( Bethléem! »

Vjeille, veilleur! Un paysage T'a confié tout son destin.

Mets un mouchoir sur le visage De l'officier mort ce matin.

Veille! et songe, dans ta vigile, Qu'avant d'expirer sur l'argile, Il a retrouvé, ce héros, L'accent du Jardin des Olives Pour dire à vos ombres pensives :

« Allez et veillez aux créneaux ! »

Prête au vol, l'aile qui s'écarte, Derrière l'homme au képi d'or, La Victoire observe la carte; L'homme apprend que son fils est mort.

L ORDRE DU JOUR

La Déesse ferme son aile.

(( Pleure, moi j'attendrai », dit-elle.

— « Non, dit l'homme, je sais qu'on doit Vaincre d'abord, pleurer ensuite.

— Eh bien, l'ennemi prend la fuite...

Pleure! — Je n'en ai plus le droit! »

... Et sur cette liste infinie Il n'est pas un de ces exploits

— Emouvante monotonie! — Qui ne revienne plusieurs fois.

On imite l'exploit qu'on aime.

Contagibn qui gagne même

Le Noir fier d'éblouir le Blanc !

Beaux plagiats dont on s'enivre!

— Regardons les exploits se suivre, Et se suivre en se ressemblant!

Comme de l'aulne sort le vergne, Comme du hêtre le fayard, D'Assas produit La Tour d'Auvergne, Du Guesclin, sans cesse, Bayard !

Multiplication farouche !

Regardons drageonner la souche Et naître, en ces profonds terreaux Où chaque geste en sème d'autres, De l'apôtre un buisson d'apôtres, Du héros un bois de héros !

Bon Dieu ! quel sang ! la forte sève ! Vieille race, tu te cabras !

— Un gas de la campagne enlève La mitrailleuse entre ses bras Comme il emportait une poule!

— Pour pouvoir, tant que son sang coule. Crier sus aux fuyards lourdauds.

L'officier tombé sur la face

Ordonne au caporal qui passe De le retourner sur le dos !

La Mort souffle avec violence.

Flocons d'ouate dans le ciel.

Flocons d'ouate à l'ambulance !

Le brome est pestilentiel.

L ORDRE DU JOUR

Mais de peur qu'une note fausse N'échappe aux clairons que l'on hausse Sous d'effroyables aquilons, Le chef de la Clique, sonore, Pour battre la mesure encore, Monte à l'assaut à reculons!

Pas de cœur où ne s'abolisse Le plus antique différend.

Un prêtre en bonnet de police Veut s'élancer vers un mourant :

11 tombe. Un rabbin le remplace, Voit le crucifix, le ramasse.

Le porte à son frère chrétien.

Et sur ce mourant qu'il assiste Tombe et meurt, merveilleux déiste, Pour un Dieu qui n'est pas le sien !

% Chacun, sans galonnage aux vestes,

Obscur sous un casque embué,

Veut avoir — quels verbes modestes!

« Participé », « Contribué ».

Allemagne, du Nord aux Alpes, La France est dure que tu palpes !

Nos petits canons magistraux Ont allongé letir trajectoire, Et l'on sonne une goutte à boire Qui n'est plus celle des bistros!

Quand la cliarge sonne, on halette.

Mais on fera ce qu'il faudra, Sobre, et n'ayant pour épaulette Qu'un seul petit rouleau de drap!

La goutte à boire sera bue !

Et tandis que l'on « contribue »

En soldat simple d'aujourd'hui.

Et tandis que l'on « participe », C'est au nuage d'une pipe Que tout le panache est réduit!

Plus de cheval noir qui se cabre Pour les Géricault de demain !

Le plus sabreur jette son sabre Et s'en va la canne à la main.

L ORDRE DU JOUR. m3(>

Canne à la main, pipe à la bouche, Ce héros sans geste nous touche Autant que Ney ou que ]Murat.

Mais si la mitraille le lue, Comment fera-t-on sa statue?

Je suis tranquille : on la fera.

— Grenadier, ta main?... — Elle flambe! Mais j'ai mis le feu. — Dur blessé,

Ta jambe?... — Pas besoin de jambe Pour tirer du fond d'un fossé!

— Est-ce toi, Fanfan-la-Tulipe,

Qui pleures du sang comme Œdipe!* '

— C'est bien moi. — Que veux-ti;!' — Je veu\ Rendre compte à mon capitaine

De ce que j'ai vu dans la plaine Lorsque j'avais encor des yeux!

Gloire à ceux qui perdent la vue Pour sauver ce que nous voyons !

Gloire aux âmes qui dans la rue Ont des béquilles pour rayons!

!3o LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

Et puisqu'elles se sont crispées Sur de plus sublimes épées "* Que celles des combats humains, Avec d'humbles lèvres avides Allons, au bord des manches vide«.

Baiser les invisibles mains!

Ah! que d'une voix métallique, Aux quatre coins de la Cité, Comme une prière publique L'Ordre du Jour soit récité!

Mettons les noms en litanies.

Sachons par cœur les agonies.

Et croyons voir, du livre ouvert, S'envoler chaque paragraphe, Pour aller devenir agrafe Sur quelque ruban rouge et vert!

Combien de ces Croix, réservées A des Morts pour la. Nation, N'auront pas été soulevées Par une respiration!

L ORDRE DU JOUR. aSc

La Croix, faite pour la poitrine, Se sent mourir dans la vitrine, Et c'est comme un second trépas; J'ai toujours pensé que la mère Devrait porter la Croix d,e Guerre Quand le fils ne la porte pas.

Oui, demandons que sur leur voile.

Avec un déchirant orgueil.

Les mères portent cette étoile •

Tant qu'elles porteront le deuil,

Pour qu'aux yeux de la foule émue

L'étoile de leur cœur venue

Revienne à leur cœur douloureux.

Pour que, de larmes arrosée,

La Croix de Guerre soit posée

Sur Sept Glaives au lieu de deux !

Dieu! quelle aube nous verrons poindre A travers nos pleurs éblouis !

Joignons les mains ! Il faut les joindre Pour dire en pleurant : « Quel pays! >

aSî LE VOL DE LA M A 11 S E I LL A 1 S E.

Et quel paysan que le noire, Qui, se faisant un cœur d'apôtre Par un effort de sa raison, Va, sous une nouvelle bure, Mettre son antique courbure Au service de l'Horizon!

Pour que la capote Fameuse

Ne s'accroche pas au réseau,

En sifflant l'air de Sambre-el-Meuse

Il l'a retroussée en biseau.

Au drap bleu de la République

Il fait ce pli de forme oblique;

Mais un jour, l'buvrage accompli.

Il laissera, comme d'une aile.

Tomber sur la Terre éternelle

La paix qu'il porte dans ce pli !

Quand le Bois Sabot sent la brise Sjuctéder au vent de l'obus, Quand, sur les noirs chevaux de frise, On croit voir tomber Slrius,

l'ordre du jour! 233

— Mais c'est l'astre d'une fusée, — Ils sortent, et sur l'herbe usée Ils rôdent... Qu'ils sont beaux à voir! Casqués de ciel, bottés de bourbe, Le regard droit, la pipe courbe...

Je les ai vus, un soir. Un soir,

A l'heure oii l'on compte les pertes.

Ceux que l'on nomme les Poilus, Je les ai vus près de ce Perthes Que l'on appelle les Hurlus.

J'ai vu, sur les rondins sylvestres, S'asseoir ces Archanges terrestres.

Habillés d'un azur terreux; Car leur symbole involontaire, C'est que, sous le gris de leur terre, Ils sont du bleu de tous les cieux!

La torpille non explosée S'enfonçait au flanc du ravin, l*]t des Ombres, dans la rosée.

Apportaient le pain et le vin ;

a34 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

Le canon d'un bosquet sinistre Rayait de feu le ciel de bistre ; Et là, sans l'avoir mérité, Près des croix que la pluie écorce, Je les ai vus. J'ai vu leur force, Leur gravité, leur vérité.

Sur la ronce qu'elle cisaille Avant d'aller mourir pour nous, J'ai vu cette sainte Bleusaille Devant qui l'on tombe à genoux!

Bleusaille! mot gouailleur et triste!

Mot qui sent le peuple et l'artiste, Qui contient Danton et Watteau, Le paysage et la colère.

Tout le bleu du sang populaire Coulant pour le bleu du coteau !

Et je me disais, dans cette ombre ^ Les voilà, ceux dont il est dit :

« N'a pas cessé, malgré le nombre.

N'a pas cessé d'être hardi...

L ORDRE DU JOUR. 235

D'avoir du calme.., du courage...

N*a pas cessé, malgré son âge...

iN'a pas cessé, quoique blessé...

N'a pas cessé, malgré la neige... »

Ah! les voilà donc, me disais-je. Voilà ceux qui <( n'ont pas cessé 1 »

Qu'ils sont beaux ! La triple courroie

Plaque à leur dos l'anneau luisant

Qu'ils mettront un jour avec joie

Aux naseaux du monstre pesant,

(( Héros! )) dit mon regard. — « Nous sommes n,

Répond leur silence, u des hommes :

C'est beaucoup moins, et c'est bien mieux! »

Ces hommes, comment les décrire ?

Ilg ont dans leur barbe du rire,

De la tristesse dans leurs yeux.

Le rire dit : « Je m'habitue A me faire pour vous tuer. »

Et l'œil triste ajoute : a Je tue Sans pouvoir m'y habituer. »

Ah I cher homme de notre race, Qui n'a pas rêvé, loup vorace, De mettre un dur pays de loup Au-dessus de tout par la haine, Mais une douce France humaine, Par l'amour, au milieu de tout!

Lorsqu'il chante : « Auprès de ma blonde Qu'il fait bon... )>, il dit, dans son cœur « Mais quand j'aurai sauvé le monde Auprès d'elle il fera meilleur! »

— Quel est le vrai nom qui te nomme, Cher soldat bleuâtre? — (( Bonhomme! d Humanité... bonté... j'entends!

Héros du Linge ou des Eparges, Poilu, c'est pendant que tu chargçs.

Mais Bonhomme, c'est tout le temps!

Et puisque cette guerre, en somme, N'est qu'un dernier duel fatal Du Bonhomme avec le Surhomme, De la Vie avec le Métal,

L ORDRE DU JOUR

Il faut, pour que la Paix ramène La respiration humaine, Que le Bonhomme de chez nous Abatte le Surhomme, et sente Craquer l'armure éblouissante Sous sa grosse semelle à clous !

Méphistophélès, dont le rire

Perdit quelques dents à Verdun,

Espère encor voir se détruire

Tous les hommes à cause d'un ;

Nous, chantons déjà nos prodiges !

O Promontoire de Massiges,

O Lorette, ô Buval profond,

Chantons! Chantons, Puits de Galonné,

L'Ode à la Seconde Colonne

Que les Ordres du Jour nous font!

Sans cesse, comme une fumée Qui se changerait en airain, Les Ordres du Jour de l'Arniée Montent du farouche terrain.

a38 LE VOL DE LA MARSEILLAISE.

Et le tournoyant édifice

Qui s'exhale du sacrifice

Où fondent nos soldats de fer

S'accroît d'une volute neuve

Chaque fois qu'un d'eux « a fait preuve »,

Chaque fois qu'un d'eux (( s'est offert! »

Et toujours, toujours plus opaque Chaque fois qu'on se prodigua, Et plus haute après une attaque De Mangin ou de Passaga, La Colonne monte en volutes.

Grâce aux martyrs des sombres luttes Qui dans la ciive des vallons Ont jeté leur cœur à la fonte.

Et, pour que la Colonne monte, Meurent pendant que nous parlons !

O Colonne toute morale.

Noble pendant spirituel De cette autre dont la spirale Porte un héros dans notre ciel!

l'ordre du jour. 339

M Quoi! » dit la Colonne de bronze, <( Le souffle de Mil huit cent onze ?s'était donc que le précurseur Des âmes de Dix neuf cent seize!

Seconde Colonne française, Tu vas plus haut que lîioi, ma sœur!

« Plus haut dans la pure atmosphère!

Car la Colonne va plus haut

Qui ne s'arrête pas pour faire

Un socle de son chapiteau!

Plus haut dans l'azur même ; Et comme

Ce n'est pas, cette fois, un Homme /

Qu'aux étoiles lu veux mêler,

Ce qu'au-dessus des clameurs fauves

Tu portes, tu soutiens, lu sauves,

C'est le Ciel — qui faillit crouler! :

L'AN NÉE. douloureuse:

Donc, mon pays est en danger. Mon père est mort.

Ma mère est morte. \

J'ai murmuré : « C'est trop ! » car le cœur n'est pas fort.

— Mais l'âme est forte.

J'ai compris. J'ai cessé de demander pourquoi

Ceux que je pleure Avaient, pour s'enfoncer dans le sol devant moi, . Choisi cette heure;

Car plus farouchement, comme le pin léger

De ces collines, Je tiens à cette terre où je viens de plonger

Mes deux racines.

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