COEFFICIENT
dé résistance.
Les chiffres de la dernière colonne ont été obtenus en multipliant les chiffres correspondants de la deuxième colonne (résistance en prenant celle du plan mince pour unité) par le coefficient fondamental : 0,075.
Ce tableau permet de faire un certain nombre d'observations- On remarquera, par exemple, que la résistance de la demi-sphère creuse, la concavité tournée en arrière, est beaucoup plus grande que celle de la sphère, et pourtant ces deux carènes présentent exactement la même surface du côté avant ;
06 LE VOL MÉCANIQUE. — LES AâBOPLANES
ce feuit suffit à prouver Fimportance des formes d'arrière*
On remarquera aussi Tinfluence considérable de rallongeïnent, même modéré à 2 ou 3 pour 1 ; cela tend à prouver qu'il n'est pas nécessaire de donner âiix carènes aériennes des allongements bien considérables, car on ne peut plus gagner grand'chose comme réduction. De plus, comme les carènes allongées peuvent avoir des mouvements de tangage ou de lacet, qui les inclinent par rapport à leur trajectoire, leur résistance à l'avancement peut se trouver de ce fait nptablement augmentée, car si elles se plaçaient complètement en travers, on of)tiendrait la fésistance indiquée pour le mouvement transversal du fuseau allongé, et si l'allongement était considérable, comme dans 4e cas du ballon Zeppelin, on arriverait à un chiffre très voisin de la résistance du cylindre transversal ; or, les carènes très allongées ont plus de tendance que les autres à se mettre en travers; on gagne donc fort peu, on peut même perdre, à exagérer les allongements.
Ajoutons que toutes les surfaces essayées par le eolonel Renard étaient polies avec le plus grand soin. Pour nous donner une idée de l'influence de ce coefficient de réduction, revenons à notre disque de 12 mètres de diamètre, frappé par un vent de 15 mètres à la seconde, et qui se trouvait, dans ces conditions, soumis à un effortde 1.900 kilogrammes. Supposons qu'au lieu d'un disque, nous ayons un foseau de même section, allongé à 3 pour 1, et se présentant par la pointe. Pour savoir quel est, sur un semblable fuseau, l'effet d'un courant d'air de 15 mètres à la seconde, il suffit de multiplier par 0,032 la résistance du disque, on arrive ainsi au chiffre de 61 kg. 074, c'est-à-dire, en nombre rond. 60 au lieu de 1900; c'est moins de 1/30.
LES Ci^ÈNES AÉRIENNES 67
A côté des pésiatancea des carènes proprement ditesr, il est très intéressant d* étudier les résistances accessoires, telles que celles 'des cordages de suspension, des haubans, du corps ou du buste du Toyageur aérien, etc. Des expériences précises sur Ce paittt seraient très intéressantes, et c^est encore un champ d'exploration tout trouvé pour les laboratoires d'aérodynamique.