OBSERVATIONS
en
en mètres
kilogrammes. -
par seconde.
A peu près la charge, par mètre carré, des plus petites espèces de chauves-souris.
Cette charge correspond à peu près à» celle de l'alouette.
A peo près la charge du faucoa
créoereUe.
Chaiige \«oisine de celle de la cigogne.
Charge approximative du vautour fauve.
C'est à peu près la charge par mèitre carré dm canand, le plus chargé de tous les animaux volateurs connus.
niste, bien entraîné, fait des ascensions en montagne en gagnant en moyenne 400 mètres d'altitude f>ar heure, et comme il y a 3.600 secondes en ane houre, cela correspond à une vitesse verticale de
LES SUSTEUTATEURS AÉRIENS 111
m. 11. Voilà ce que p^it faire un homme entraÎDé. Il est possible que les oiseaux nous soient supëarieurs sous le rapport de Téner^e musculaire; mais, si Tchk admettait qu'ils pratiquent le vol orthoptère, on serait obligé d'en conclure que leur énergie museulaire est supérieure à celle de rhomiDe dans le rapport de leur vitesse fictive d'ascensHMD à la vitesse de 11 centimètres de Fa)piniste. Gela supposerait que la ebauve-souris est viBgt*six £(»s mieux dooée que Thomme, Talpoette quarante-deux fois mieux, le faucon crécerelle quarante-cinq fois, la cigogne soixante-deux fois, le vautour quatre-vingt-huit fois et le canard cent dix fois; c'est absolument invraisemblable et nous devons en conclure que ces animaux ne pratiquent pas la sustentation orthoptère.
Nous savons aussi que les aéroplanes n'opèrent pas par ce procédé. Ils ne peuvent d'ailleurs pas le faire. Prenons par exemple un appareil genre Voisin de 1908, dont la charge est de 10 kilogrammes par mètre carré, et dont le poids est de 500 kilogrammes environ; si Ton se rappelle que la vitesse fictive d'ascension, pour une charge de 10 kilogrammes est de 11 m. 53, pour soutenir 500 kilogrammes dans le système orthoptère, on devrait dépenser une puissance motrice de 5*665 kilogrammètres par seconde, c'est-à-dire posséder une machine d'environ 75 chevaux. Mais, pour qu'il en soit ainsi, il faudrait admettre que tout le mécanisme a un rendement égal à l'unité; on sait qu'il n'en est rien, et si ce rendement global est de 50 p. 100, ce qui est déjà quelque chose, il faudrait un moteur de 150 chevaux. Nous arriverons de même à conclure qu'un appareil Blériot du même poids et portant 20 kilogrammes par mètre carré devrait avoir un moteur d'environ 220 chevaux. On n'a pas besoin en réalité
de moteurs aussi puissants, et quand même nous n'aurions pas à ce sujet d'autre renseignement, cela nous suffirait pour affirmer que ces appareils ne |jratiquent pas le* vol orthoptère.
D'ailleurs, si Ton admet que, dans un appareil d'aviation, on consacre le quart du poids total au moteur, et que ce moteur a un rendement de 50 p. 100, on peut par un calcul facile déterminer le poids maximum du cheval-vapeur correspondant à des charges données par mètre carré. C'est ce qu'indique le tableau suivant :
Charges
Poids
par mètre carré
du cheval-vapeur
exprimées
exprimé
en kilogrammes.
en kilogrammes.