‹ Le vol mécanique les aéroplanesChapitre 30 sur 113 · IMPOSSIBILITÉ PRATIQUE DE LA SUSTENTATION ORTHOPTÈRE · texte numérisé non relu

IMPOSSIBILITÉ PRATIQUE DE LA SUSTENTATION ORTHOPTÈRE

Quelle que soit la manière dont on retourne la question, on arrive à cette conclusion que, pour améliorer un sustentateur orthoptère, on n'a d'autre moyen que d'augmenter l'étendue des surfaces . sustentatrices. Mais la considération de la charge par mètre carré, qui nous a fait retrouver d'une autre manière une conclusion déjà connue, est intéressante, car, ainsi que nous le verrons plus loin, elle trouve constamment son application dans les questions de sustentation aérienne. Sans sortir du système orthoptère, elle permet d'ailleurs de calculer facilement quelle est la vitesse fictive d'ascension correspondant à cette charge déterminée par mètre carré. Je vais en donner page 110 un tableau numérique.

Ce , tableau des vitesses fictives d'ascension est suggestif. Il nous montre, en efifet, que si une petite chauve-souris, qui pèse en tout 6 grammes, employait pour se soutenir le système orthoptère, elle aurait une vitesse fictive d'ascension de 2 m. 59, c'est-à-dire devrait exercer constamment le même effort que pour monter verticalement à l'allure de 2 m. 59 par seconde. Le vautour chargé de 7 kilogrammes par mètre carré d'ailes serait beaucoup plus malheureux, car il devrait employer, pour sa sustentation, l'énergie nécessaire à une ascension continue à l'allure de 9 m. 68. Quant au canard, il devrait faire le même effort que pour grimper à la vitesse de 12 m. 12 par seconde. C'est tout à fait invraisemblable. On doit admettre que l'énergie musculaire ne varie pas dans des proportions énormes d'un animal à un autre. Or, un bon alpi-

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