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CERFS-VOLANTS ANCIENS

Tout le monde cojinaît le cerf-volant vulgaire

FiG. 65.

représenté figure 64. Les Chinois et les Japonais

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21 s LE VOL uiCAKiauB. — LE8 AÂHOPLATfBS

lui onl donné des formes variées, telles que celles qui sont représentées aux figures 65 et 66. Maisj

Fie. 66.

malgré les différences de formes j dues à rimagina- Lion des peuples de rExlrème-Orientj le principe de ces appareils est le mémet Réduit à ses éléments essentielsj un cerf-volant se

Fié. G7.

compose d'une surface plane A B (fig* 67), attachée au sol par une Ocelle CD. On s'arrange de manière

LBS CERFS-VOLANTS

que le cerf-volant, légèrement incliné, présente sa face inférieure au vent, dont la direction est représentée par laflèche V. Lorsquece résultat est obtenu^ il en résulte une réaction N, normale à la surface et appliquée en un point de celle-ci, appelé, comme on le verra plus loin, le centre de pression.

Dans ces conditions, le cerf-volant est en équilibre sous Faction de trois forces : la traction du câble, appl îquée en G et dirigée suivant CE; l'effort du vent appliqué en et dirigé suivant ON, et enfin le poids de Tappareil appliqué au centre de gravité G et dirigé verticalement suivant G P. On s'arrange de manièro que tout soit symétrique, par rapport à la direction du vent ; les trois forces sont, par suite, situées dans le plan vertical de la figure et on conçoit qu'elles puissent se faire équilibre. L'art du constructeur du cerf-volant a de tout temps consisté à assurer la permanence de cet équilibre. Pour qu'il existe, il faut que les directions des trois forces concourent en un même point M, comme l'indique la figure. La force N, due à la résistance de l'air, est constante, si le vent et l'angle d'incidence ne varient pas ; le poids de l'appareil P reste également constant ; quant à la traction de la corde, elle prendra une valeur variable, de manière à être égale à la résistance des deux autres forces.

On conçoit la possibilité d'obtenir cet équilibre ; mais, si la construction du cerf-volant était réduite aux éléments que nous venons d'indiquer, cet équilibre serait des plus précaires ; la moindre variation du vent augmenterait ou diminuerait la valeur de la réaction N, et l'inclinaison du plan AB changerait immédiatement. Cette variation aurait pour conséquence, ainsi que nous le verrons à propos des aéroplanes, de déplacer le centre de pression 0; ce serait un heureux hasard si. après cette modification, les

trois Torces continuaient à converger vers le même ï»oiDL.

UfpLiiS un temps immémorial, on a remédié à cet inconvénient par un artifice extrêmement simple, représenté dans la figure 68. L'extrémité supérieure C de la corde d'attache n'est pas fixée directement à la surface du cerf-volant, mais elle est le point de départ de deux cordages divergents, CF et CH, *i à l'ensemble desquels on a donné le nom de bride. Si nous *' représentons les forces par les

mêmes lettres que dans la figure précédente, il n'y a rien de changé pour les forces N et P ; quant à la traction du câble, elle s'exerce au f*oint C, et sa direction prolongée vient rencontrer en I la surface A B du cerf-volant.

Dans ces conditions, lorsqu'en cas de variation de la vitesse du vent, le cerf-volant pre'nd une nouvelle inclinaison, le point de convergence des deuxforcesN et V est déplacé, d'une part, par suite du changement de direction de la force N, et, d'autre part, par snite du déplacement de son point d'application; ce point M ne se trouve généralement plus dans le [M'olungement du câble CI, mais alors tout l'en- ^i'iiil;Ie de l'appareil pivote autour du point G, jusqu'à ce que le point M se trouve dans le prolongement de la torde d'attache. Il va sans dire que l'inclinaison de celle-ci varie, s'il est nécessaire, de manière à t'oï[M ider avec la résultante des deux forces N et P. Aiij&:i, grâce à cet artifice extrêmement simple, on peut arriver à maintenir, d'une manière stable, ré(|iiilibre du cerf-volant. Nous n'entrerons pas dans le lii (ail du fonctionnement de ces appareils et des dillV rentes formes qu'on a pu leur donner; le lecteur,

curieux d'approfondir ces questions, pourra se reporter aux ouvrages spéciaux et notamment aux Cerfs* Volants^ de M. Joseph Lecornu^, et aux Cerfs- Volants militaires^ du capitaine Saconney*.

Pour donner à la surface du cerfrvolant une inclinaison relevée du côté d*où vient le vent, on a été nécessairement amené à lester la partie postérieure de Tappareil, de manière à rabaisser; le mode d'attache de la bride permet aussi de favoriser plus ou moins Tihclinaison, en donnant aux brins des longueurs inégales.

Dans la plupart des cerfs-volants anciens, Talourdissement de la partie arrière est obtenu au moyen d'une longue queue, constituée par une ficelle à* laquelle sont attachés, de distance en distance, des fragments de papier, ou de toute autre membrane légère. Cette queue joue un double rôle : elle ramène en arrière le centre de gravité, et, en même temps, elle forme l'office de girouette, de manière à orienter Taxe de la surface porteuse dans la direction du vent.

Quelques auteurs ont préconisé l'emploi de brides élaistiques permettant plus facilement au cerf-volant de prendre l'inclinaison voulue.

Là se sont à peu près bornés les perfectionnements de ces appareils jusque vers la fin du XIX® siècle.

On a pourtant eu depuis longtemps l'idée de donner aux cerfs-volants des dimensions assez considérables pour leur permettre d'enlever des poids notables et mêm^ celui d'un homme. C'est à un Français, M. Maillot, que revient l'honneur d'avoir, pour la première fois, réalisé cette expérience, il y a une trentaine d'années. Son cerf-

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