SCENE VIII
ISIDORE , sortant de derrière les rideaux , DOROTHEE , dans sa
chambre.
ISIDORE
Air : de la Marraine.
 la fin , le voilà parti...
(// va vers la chambre de Dorothée .^ Venez, venez, ma bien-aimée.
noROTHÉE , dans sa chambre .
Il faut V0U5 en aller aussi.
Quant à moi je suis enfermée.
ISIDORE
Vous enfennée ?
DOROTHÉE
A double tour.
Ouvrez-moi , je vous en conjure , Je ne sais pas faire l'amour A travers la serrure.
DOROTHÉE
ÎMoii oncle a emporté la clé.
ISIDORE
Et vous l'avez laissé faire?. .
DOROTHÉE
Allez-vous-en bien vite...
ISIDORE
Ca me fait au contraire l'effet de coucher ici.
DOBOTHÉE.
Et ma tante qui va rentrer...
ISIDORE
Alors, j'aime autant coucLer ailleurs..- mais par où m'en aller?., je ne peux cependant pas sortir par la cheminée... comme un simple ramoneur.
DOROTHÉE
Vous trouverez la clé de l'appartement dans le secrétaire...
ISIDORE
Dans le secrétaire, vous dites ?
DOROTHÉE
Oui, le petit tiroir à droite...
ISIDORE
Attendez, m'y voilà.
(Il ouvre le secrétaire et cherche. )
DOROTHÉE
En descendant, vous prendrez garde,., le gros chien est lâché...
ISIDORE
Ah! si le gros chien s'en mêle... Laquelle est-ce de clés?..
DOROTHÉE
La plus grosse... Adieu, monsieur Isidore.
ISIDORE, furetant dans le secrétaire.
Adieu, maiiizciie Dorothée. ( Prenant la lettre que Gertrude avait mise dans le secrétaire. ) Tiens, une ieltre ; drôle d'écriture. (// /// ) « On dit que Cupidon , qui chérit le mystère... ^'{Parlant. ) Cupidon... le mystère!., comment, mademoiselle Dorothée, on vous écrit de pareilles choses?
DOROTHÉE
Vous n'êtes pas encore parti?
ISIDORE , qui a regardé l'adresse.
.< A mademoiselle Gertrude.» J\on , c'est à la tante... tiens, cette vieille folle, qui n'a pas voulu de moi... pour sa nièce... c'est bon à savoir... sifjné : Bonvoisin... ( Mettant la lettre dans sa poche. ) Interceptée.-. Poste restante... dans ma poche...
(Il remet la main dans le secrétaire.)