SCÈNE V
Les Mêmes, moins FERNAND
RAYMO.VD, en pleurant. — Mes enfants, nous venons de vivre une heure abominable.
R.icn.\RD, prenant Haymond par le bras.
— Et maintenant, Raymond...
ISABELLE. — Marise se trouve mal...
(S' élançant.) Marise, Marise, ma petite M'irise !
MARIE-LOUISE, qui étouffc. — Non!...
rien... je n'ai rien!... rien!... Laisse! Lais.se I... (Elle écarte Isabelle et crie.) Raymond, courez, arrêtez cette voiture ! C'est moi qui ai pris l'argent!... C'est moi, c'est moi ! c'est moi !
RAYMOND. — Hein?
MARIE-LOUISE. — Oui : oui ! uioi seule!... Mais courez!... cy>urez ! Rayr^ond! puisque je vous dis que c'est moi! moi! moi!...
RAYMOND. — Qii'est-ce qu'elle raconte?
RICHARD. — La vérité! C'est ma femme qui vous a volé vingt mille francs.
RAYMOND. Mais...
RICHARD. — Ai-je l'air de plaisant/er? Va, rappelle cet enfant !
ISABELLE. — Dépêche-toi, Raymond!
Raymond s'élance au dehors.