‹ Le voleurChapitre 25 sur 65 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MARIE-LOUISE, RICRARi.

RICHARD. — Eh bien, je suis enchanté, si enchanté que je n'éprouve aucun remords ! Alors que je la croyais manquée, mon expérience réussit au delà de tout espoir !

MARI-LOUISE, accablée. — Hein? Comment?... Je ne sais pas.

RICHARD. — Ne fais pas l'innoceni/o .' Afin que je ne révèle pas tes méfaits, toute une nuit tu t'es débattue, tu t'es t^i'aînée, roulée, cramponnée, offerte et sans souci, bien entendu, de mes révoltes, de ma peine!... Tu mendiais le silence, la complicité, le salut ! Tu regardais une dénonciation comme la décheaaice la plus atroce, comme une mort ! Et après tout ce travail, après tant d'efforts, tant de crispations, au premier sanglot du petit ami, sans me lais.ser le temps de prc clamer la vérité, tu t' accuses toi-même ;.■ plein gosier, à pleins poumons. {Riant faux.) Ah ! Ah ! merci ! Br>avo!... Je suis renseigné !..- {Un temps.) Oh! c'est commode de hausser les épaules!... Mais réponds plutôt! Réponds si tu le i)eux!...

M.4RIE-L0UISE. — MoTi pauvic Richard!

RICHARD. — Xe me plaiii.^ donc pas! J'ai voulu voir ! J'ai vu!

MARIE-LOUISE. — Qu'est-ce que tu as vu?... 'Evidemment, je n'avais pas deviné que tu te livrais à une expérience!... Je me figurais que, par jalousie, par colère, tu... enfin, des bêtises!... Et je t-e le dis, j'aurais voulu tomber morte, sur place. Mais, quand Feraand s'est enfui en pleurant, quand Isabelle et Raymond ont pleuré, quand j'ai cntondu l'automobile, quoique je ne te représente qu'une fille sans âme... tu as raison d'ailleurs... une petite bêt-e de ruse et de

en avant, qui a précipité les mots, malgré moi, c'est ma folle puisioji pour Fernand... .J'entendais garder le bieu-aimé. Je n'entendais pas être séparée de lui!... Voilà ta pensée! Eh bien, moi, je te propose de nous expatrier tous les deux, toi et moi ! De n<mB embarquer pour F .0 à sa place ! De changer de pays, de clianger de continent, et de ne revenir que lorsqu'il te plaira... Tiens! de ne jamais revenir!.,. .Je l'accepte avec joie! Allons, c'est une preuve, cela. Tu ne le nies pas, c'est une preuve, une vraie preuve!... (Un silence.) Richard, tu ne dou-

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Oh ! c'est commode de

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