‹ Le voleurChapitre 26 sur 65 · HAUSSER LES EPAULES · texte numérisé non relu

HAUSSER LES EPAULES

mensoQige... eh bien, j'ai tout de même senti quelque chose!... Et alors, j'ai crié!... j'ai crié pour délivrer le brave, le pauvre petit Fernand... Oui. Et j'ai oi'ié aussi pour me délivrer moi-même, pour que le beau passé revive un jour, pour te reprendre, mon chéri!... Enfin, je ne peux pas t 'expliquer... je m'explique mal, très mal... mais tu te rends cc«npt€, et tu me crois!... Sûrement, tu me crois!... Xc dis rien, ne dis rien!... Je n'ai pas fijii... Mon amour, nous nous aimons... Quand on a souffert comme nous vouons de souffrir, c'est qu'on s'aime... Tant pi,s pour toi! Tu partageras le w>rt de cette incon.sciente de Marise, de cette scélérate... Richard, écoute-moi!... Tu me reproches inoji explosion de tout à l'hpure, mes aveux! Et, n'est-ce pas, la force invincible qui m'a jetée

tes plus .- Tu ne me fai^ plus cett-e insulte ? .Je dis ce qui est, Ricliard! lUn nouveau ai lence.) Tu m'abrutis! Ah! je ne te connaissais pas. <Vn temps.) Tout ce que je donnerais pour retrouver le détail, le fait qui convainc, qui éblouit... Attends! Xon! Non!

Jai beau me griffer le cerveau... ySou- Jain.) Richard! Veux-tu sonner? Venx-tu faire appeler Fernand? Tu le questiminera^. tu lui poseras toutes les questions qui te viendront. Xe me ménage pas. va!... Compare nos réponses! Cette humiliation que je icdout;iis par-dessus toutes les autres, mainteiiaait je la subirai, je demande à la subir! Je la réclame. Je la veux!... Je veux me

défeiidre, sortir do cette boue!... Cette iiuit, au moment des bix coûts fraaics, tu as bieu su interpréter ma pâleur, lire dans mes youx, v^ms ma tête, me traquer, me forcer... Eh bieu, use des mêmes moyens!... Aie le courage de révéler à l'autre tes soupçons. Mets-nous en présence là, à cette place! Acharjie-toi sur lui, comme tu t'acharnes sur moi depuis des heures! Obtiens la vérité, coûte que coûte, et, si tu es un homme, tu reconnaîtras, ensuite, que tu m'outrages sans droit ! Allons, Richard, sonne ! Soîuie, je t'en prie.

iiiCHAUD, qui s\'st levé. — Oui!

Un silence. 11 traverse la scène et sonne.

MARIE-LOUISE. — Je suis contente!... Lorsque Fernand entrera, je lui dirai simplement qu'il ne te cache rien, et puis je me tairai, interroge.

Paraît un domestique.

RICHARD. — Priez M. Lagardes de vouloir bien venir jusqu'ici,

MARIE-LOUISE, Gu (lomestique . — M. Fernand I

RICHARD, doucement. — Non. = . M. Lagardes.

LE DO.MESTIQUE.

Bien, monsieur!

Il sort.

]MARiE-LoaiSE. — Raymond!... Pourquoi? RICHARD. — Patiente une seconde.

MARIF.-L0UI3E. — Oh ! Ricîiard ! J'ai honte! J'ai honte!

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