VAS METTRE TON MANTE- LET
tous les autres vêtements, c'est-à-diro très bien. II y
a certrcins homines qui savent s'habiller et d'autres qui ne ^^a.uront jamais... Jo ne dis pas cela pour votre mari, chère madame.
GERMAINE. — Oh! lui!... A projfcs, il n'est p^s rentré, Max?
^lor«s, c'est
uiï marbre.
BLANCHE. Pa,5
'^ nouvelles.
GERMAINE. — Ib
s'en paient une balade tous les deuxl
MAURICE. — Ymia
êtes jalouse?
GERMAINE. Ja-
loiise de Max ! ! !
MAURICE. Ou
de Joujou.
GERMAINE. — Oh 1
de Joujou ! Ecoirt-ele, Blanche.
BLANCHE. On
n'est pas jalou«e d'une a-mie '^e cette trempc-là !
GERMAINE. — Et puis, je suppose que si elle aa décidait à... hum!
Joujou s'offrirair.
quelque chose d'un peu mieux que mon seigneur et maître.
MAURICE, à
Qe rmaine . — Alors, vous or©yez sincèrement que jamais Joujou n'a... huM?
GERMAINE
Je ne le ct^,s pa^, j'en sw»s sûre !
MAURICE
Les femmes ont autant de candeur que de duplicité.
GERMAINE
Mais vous êtes ^ou... Demandez à Blanche, q«i a été élevée a^vec elle et qui connaît son passé pour ainsi dire heure par heure...
BLANCHE
Alaurice le sait hien, Joujou n'a pas à se reprocher l'ombre d'une faiblesse.
GERMAINE
J'enmetta-aisttoâ ' quatre têtes à couper.
MAURICE
La vôtre suffit., votre a-mie p
Joujou
GERMAINE. — • Un marbre !
MAURICE. — Dame! a-t-elle été amoureuse de son mari ?
BLANCHE. — Ce pauvre Meyran!... Il ne faut pas demander l'impossible!...
MAURICE. — Meyran était un homme des plus estimables.
BLANCHE. — Oh! Maurice, tu ne pouvais pas .le souffrir !
GERMAINE. — Il est inouï, ma chère!... Il vous soutiendrait mordicus des choses... Et vous, notre oncle, vous êtes là et vous -■ ' dites rien, défendez; Joujou, voyons !
LR çERTiER. — Mcs chcrs amîs, voulezvous mon avis? Je ne trouve pas votre conversation très... très chic.
MAURICE. — Et pourquoi?
LE CERTiER. — Oli ! cllc u'a riett de criminel, mais enfin Joujou est notre amie très chère, elle nous tient pour ses très ohers amis, et certainement elle compte qu'en son absence nous ne la discutons pas, nous ne l'épluchons pas, comme s'"i s'agissait de madajne Trois Etoiles.
BLANCHE. — Hubert -. mille fois raison.
MAURICE. — Hube; G tourne au vieux raseur.
LK CERTIER. — Il cst possiblc que je sois un raseur, mais, alors, je l'ai toujours été, car mes opinions n'ont pas varié sur ce point-là. Du reste, à quoi bon tout ceci ? INous sommes très convaincus, toi le pre^ mier, que l'existence de Joujou est pur© eoîiime cristal et...
MAURICE. — Mais je n'en suis pas convp.:'nçu du tout!
LE CERTIER, ncrveux. — Eh bien, tu es un imbécile!
BLANCHE. — Oh! oh! notre oncle!..,
GERMAINE. — Hé ! là ! Vous u'allez pas vous battre!
MAURICE. — Hein ! ces vieillards, quand on les taquine... avez- vous vu?
«BRMAiNE. — Eh bien, depuis que je connais notre oncle, c'est la première fois que...
us CER,TIER, très cloux. — Excuse-moi, mon cher Maurice, l'expression a dépassé ma pensée... je voulais dire : <( Tu es... tu e.s un imbécile ! >>
MAURICE. — Du moment que tu rétractes!... (.4 Blanche qui s^est levée.) Tu sors?
BiiANCHE, — Je me sens un peu oppressée vraiment . Il faut que je fasse quelques pas,.. Tu vaux venir avec moi?
MAURICE. — Oui.
BLANCBffi. — Tu sais, si ça t'ennuie...
MAURICE. — Pourquoi ça m'ennuierait^ il? Seulement tu vas mettre ton mantelet... si, si/
bla-nche. — La soirée est si douce!
MAURICE. — Tu vas mettre ton mantelet!
■A Germaine et tont en aidant Blanche.) Qu'est-ce que vous avez à rire, vous? Jo n'ai plus le droit de montrer des égards à ma femme ?
CERMAiNE. — Du calmc, mon petit ami.
blanche. — Vous ne nous acvX>mpagne?
pas tous les deux?
le CERTIER. — Non, nou, nous nous ea voudrions de troubler cette petite idylle.