‹ Le voleurChapitre 4 sur 65 · MARIE-LOUISE, ISABELLE · texte numérisé non relu

MARIE-LOUISE, ISABELLE

et, dans le jardin d'hiver, FEKNx\ND

MARIE-LOUISE, tenomt Isabelle par les mains. — Beauty, je veux, tu comprends, je veux que tu me révèles tout ce que tu sais sur le compte de l'inexplicable M. Zambault.

ISABELLE. — Mais, Marisc, je te jure que je n'en sais pas plus que toi ?

MARIE-LOUISE. — Enfin, tu questionnes Kaymond, en tête à tête ?

ISABELLE. — Et j'obtiens chaque fois la même réponse: u J'ai entretenu jadis, avec M. Zambault, des relations d'affaires très suivies. Depuis lors, je l'avais perdu de vue. Aujourd'hui, il m'apporte un projet intéressant, j'étudierai ce projet à mon heure. »

MARIE-LOUISE. — Et, de ce projet, ton mari ne souffle pas un mot au mien et, malgré son horreur des étrangers, Paymond invite M. Zambault au château et il nous le oolle du matin au soir. Enfin, Beauty, tout cela ne te paraît-il pas bien singulier ?

ISABELLE. — Non ! vSi j'étais curieuse, je me .sentirais peut-être intriiiuée. Mais, vrai! je ne suis pas curieuse. Oh! je ne m'en vante pas, je t'envie!...

MARIE-LOUISE. — Moi, si Pichard me carhait la plus petite parcelle de la vérité, je le battrais !

ISABELLE. - — Eh bien, Marie-Louise, je te ]:romets de donner ce soir même le fouet à Ra^ymond.

M.ARiE-LOuiSR. — Isabelle, tu es odieuse!... Tu te moques de moi, tu me fais enra^^er !

Elle se jette dans un fauteuil.

ISABELLE. — Viens te consoler en admirant ton Riky, ton deminiieu !

MARIE-LOUISE, faisœnt mine de bouder. — Non, je reste ici.

ISABELLE. — Oh!

MARIE-LOUISE. — J'ai mal à la tête... Ce briiit de billes... Et puis, votre M. Zam-

FERNAND. — Quelle raison votre mari aurai t^il de grimper à sa cliaiiibre avant le café?... Et puis, je savais que vous monteriez un moment après moi.. Je vous avais fait notre petit signe.

bault... On ne peut même pas s'embrasser en sa présence !

ISABELLE, — Avec ccla que tu te gênes !

MARIE-LOUISE. — Prodiguc-toi !. .. Tu es la maîtresse de la maison, après tout... Je fais mon invitée, moi... Je lis le Temps.

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