SCÈNE Vill
JOUJOU,. MAURICE, p«,s LE ClàmER
a-t-iiT''''''* "~ '^^ '"'^ "'^"^^^> '^^«i<>«> qu'v
.M-UEicï. — Parlez?
JOUJOU. Et» bieu. Maurice, il est inu t.l* qu« vo,K aUie. à Pari.. aujoura>r«i
-V.U RiCE. — Parce que?...
JO^JOl^ — Parce que vo.j.< ne ui'v trouva "o/, ptua: ,e ne ferai qu'y passeï! V cTJ rt arrivée cette uuib mén.o à Lisieu.i ■
.it.4i.KKK. CotuiiKut, cftte nuit ujéiue»
jen,«eat. Ce reudea^vou. que vou. ai'a,cz Ujtes n«e tarée, une ftuc^ cruelle, y*«
n'êtes pas capable de cette trahison! (Un Maurice. — Enfin, Joujou, pensez à la
temps.) Képondez-moi. déception effroyable que vous me causez!
THÉRÈSE. — Madame, voici justement monsieur qui vient..
' JOUJOU. — Je n'ai rien à répondre^, je re- joujou. — Maurice,^ r-ien au monde ne
connais mes torts envers vous... peut plus changer ma résolution.
Joujou
MAURICE, avec éclat. — Quelle résolutioTî ? Totit à l'heure vous étiez parfaitement résolue à tenir votre parole ! On ne se joue pas d'un homme comme vous le faites! {Se radoucissant.) Voyons ne nous emballons
JOUJOU, — Ah! bon.
MAURICE. — Eh bien, nous vous rejoignons tout de suite.
LE CERTiER, ^ui s^ cst approché de la porte-fenêtre. — Oui, comme ça, nous n'au-
-<i<!Us«ts«;->— t. ,
MAURICE. — t'AUT-IL QUE JE SOIS STUPIDE POUR AVOIR ÉTÉ VOTRE DUPE.
pas; il y a là quelque chose qui m'échappe et que je veux comiprendre. (Apres rcflcj-ion.) E<t-ce que par hasard?... Non, c'est impossible! c'est une idée folle!... Est-ce que par hasard Blanche vous aurait dit quelque chose?... aurait deviné quelque chose?
JOUJOU. — Vous savez mieux que personne r-onibien Blanche est loin de soupçontter..
MAURICE. — Mais alors? alors?
Entre Le Cartier.
LE CERTIER. — Mcs umis, le breack est prêt et Germaine aussi.
rons pas besoin de nous presser et nous pourrons bavarder à la gare. Quelle admirable journée! Vous ne regrettez pa.^ de pa.sser une pareille journée dans le train?... Dites?
JOUJOU, répondant (/i< haf^ard. — Oui... oui !
LE CERTIER, sc rctouniaut. — Malt qu'est-ce que vous avez, l'un et l'autre?
JOUJOU, — Rien du tout.
LE CERTIER, Ics obscrvaiit . — Pourtant...
MAURICE. — Je vais t' expliquer, moa vieux, tu as interrompu sans t'en douter une conversation sérieuse... assez sérieuse, enfin...
joijor. — Oui, il s'agit de Blanche.
i^K cKRcriKH. — Oih! je vous dema<nc1e pardon, que ne le disie2i-vous tout de suite! Je nio sauve.
Il se dirige vers la porte sans les quitt-er des yeux.
MAURICE. — C'est ça, accoade-nous lUie demi-minute... tu nous excuses, n'est-ee pas^?
JOUJOU. — Eu BIEN, MOI, Maurice, je vous
DIS -VDIEU !
LE CERTIKR. — Mais comment donc, c'est trop naturel... {Troublé.) Je vais vous attendre dans la voiture.
Il sort en faisant un geste presque imperceptible de découragement,
MAURICE. — Et maintenant, dites-moi que nos gentils projets tiennent toujours, que je viens de faire un mauvais rêve, et ^ue...
j JOU.JOU. — Votre insistance est vaine et ne sert qu'à nous toïturer tous les deux...
MAURICE. — Alors, c'est un congé en règle ?
JOUJOU. — Jamais je ne serai votre maîtresse, j an mis!
MAURICE. — Voilà votre dernier mot?
JOUJOU. — Oui.
MAURICE, qui se tient devant la porte du fond, saisissant le poignet de Joujou. — Et vous croyez que je vais vous laisser partir ainsi h
JOUJOU. — Maurice, je vous en conjure, n'oubliez pas que votre femme est dans cette maison.
MAURICE, la Idchcbitt et continuant à lui barrer la sortie. — VouiS avez tout calculé à merveille, mes compliments ! Ah ! j'ai rencontré dans ma vie des menteuses, des rouées, mais je dois reconnaître que pavS une ne vous arrivait à la cheville !
JOUJOU, presque défaillante. — Maurice, il est temps de partir.
MAURICE. — Et VOUS m'avez parlé de votre amour, du grand amour quô vous avez pour moi î Vous, amoureuse, vous ! Faut-il que je sois stupide pour aToir été votre dupe.
Il dégage la porte et descend.
JOUJOU, même jeu. — Tvlaurice, venezvous? Il est temps.
MAURICE. — A la gvire, pour vous, embrasser et vous bénir sur le quai, grand merci ! Je ne sais pas dissimuler ccmme