‹ Le voleurChapitre 56 sur 65 · SCÈNE Vill · texte numérisé non relu

SCÈNE Vill

JOUJOU,. MAURICE, p«,s LE ClàmER

a-t-iiT''''''* "~ '^^ '"'^ "'^"^^^> '^^«i<>«> qu'v

.M-UEicï. — Parlez?

JOUJOU. Et» bieu. Maurice, il est inu t.l* qu« vo,K aUie. à Pari.. aujoura>r«i

-V.U RiCE. — Parce que?...

JO^JOl^ — Parce que vo.j.< ne ui'v trouva "o/, ptua: ,e ne ferai qu'y passeï! V cTJ rt arrivée cette uuib mén.o à Lisieu.i ■

.it.4i.KKK. CotuiiKut, cftte nuit ujéiue»

jen,«eat. Ce reudea^vou. que vou. ai'a,cz Ujtes n«e tarée, une ftuc^ cruelle, y*«

n'êtes pas capable de cette trahison! (Un Maurice. — Enfin, Joujou, pensez à la

temps.) Képondez-moi. déception effroyable que vous me causez!

THÉRÈSE. — Madame, voici justement monsieur qui vient..

' JOUJOU. — Je n'ai rien à répondre^, je re- joujou. — Maurice,^ r-ien au monde ne

connais mes torts envers vous... peut plus changer ma résolution.

Joujou

MAURICE, avec éclat. — Quelle résolutioTî ? Totit à l'heure vous étiez parfaitement résolue à tenir votre parole ! On ne se joue pas d'un homme comme vous le faites! {Se radoucissant.) Voyons ne nous emballons

JOUJOU, — Ah! bon.

MAURICE. — Eh bien, nous vous rejoignons tout de suite.

LE CERTiER, ^ui s^ cst approché de la porte-fenêtre. — Oui, comme ça, nous n'au-

-<i<!Us«ts«;->— t. ,

MAURICE. — t'AUT-IL QUE JE SOIS STUPIDE POUR AVOIR ÉTÉ VOTRE DUPE.

pas; il y a là quelque chose qui m'échappe et que je veux comiprendre. (Apres rcflcj-ion.) E<t-ce que par hasard?... Non, c'est impossible! c'est une idée folle!... Est-ce que par hasard Blanche vous aurait dit quelque chose?... aurait deviné quelque chose?

JOUJOU. — Vous savez mieux que personne r-onibien Blanche est loin de soupçontter..

MAURICE. — Mais alors? alors?

Entre Le Cartier.

LE CERTIER. — Mcs umis, le breack est prêt et Germaine aussi.

rons pas besoin de nous presser et nous pourrons bavarder à la gare. Quelle admirable journée! Vous ne regrettez pa.^ de pa.sser une pareille journée dans le train?... Dites?

JOUJOU, répondant (/i< haf^ard. — Oui... oui !

LE CERTIER, sc rctouniaut. — Malt qu'est-ce que vous avez, l'un et l'autre?

JOUJOU, — Rien du tout.

LE CERTIER, Ics obscrvaiit . — Pourtant...

MAURICE. — Je vais t' expliquer, moa vieux, tu as interrompu sans t'en douter une conversation sérieuse... assez sérieuse, enfin...

joijor. — Oui, il s'agit de Blanche.

i^K cKRcriKH. — Oih! je vous dema<nc1e pardon, que ne le disie2i-vous tout de suite! Je nio sauve.

Il se dirige vers la porte sans les quitt-er des yeux.

MAURICE. — C'est ça, accoade-nous lUie demi-minute... tu nous excuses, n'est-ee pas^?

JOUJOU. — Eu BIEN, MOI, Maurice, je vous

DIS -VDIEU !

LE CERTIKR. — Mais comment donc, c'est trop naturel... {Troublé.) Je vais vous attendre dans la voiture.

Il sort en faisant un geste presque imperceptible de découragement,

MAURICE. — Et maintenant, dites-moi que nos gentils projets tiennent toujours, que je viens de faire un mauvais rêve, et ^ue...

j JOU.JOU. — Votre insistance est vaine et ne sert qu'à nous toïturer tous les deux...

MAURICE. — Alors, c'est un congé en règle ?

JOUJOU. — Jamais je ne serai votre maîtresse, j an mis!

MAURICE. — Voilà votre dernier mot?

JOUJOU. — Oui.

MAURICE, qui se tient devant la porte du fond, saisissant le poignet de Joujou. — Et vous croyez que je vais vous laisser partir ainsi h

JOUJOU. — Maurice, je vous en conjure, n'oubliez pas que votre femme est dans cette maison.

MAURICE, la Idchcbitt et continuant à lui barrer la sortie. — VouiS avez tout calculé à merveille, mes compliments ! Ah ! j'ai rencontré dans ma vie des menteuses, des rouées, mais je dois reconnaître que pavS une ne vous arrivait à la cheville !

JOUJOU, presque défaillante. — Maurice, il est temps de partir.

MAURICE. — Et VOUS m'avez parlé de votre amour, du grand amour quô vous avez pour moi î Vous, amoureuse, vous ! Faut-il que je sois stupide pour aToir été votre dupe.

Il dégage la porte et descend.

JOUJOU, même jeu. — Tvlaurice, venezvous? Il est temps.

MAURICE. — A la gvire, pour vous, embrasser et vous bénir sur le quai, grand merci ! Je ne sais pas dissimuler ccmme

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