‹ Le voleurChapitre 57 sur 65 · VO'US · texte numérisé non relu

VO'US

JOUJOU. — Que vais-je dire aux autres si vous ne m^aeeompagnez pas?

MAURICE. — Ce qu'il vous plaira. Tenez, racontez-leur notre petite aventure!... M'a^- ■^ez-vous assez ^savamment aguiché et mené jusqu^à ia dernière minute, et quand vous avez été bien sûre de me faire de la peine, de m^eii faire beaucoup, bon&oir ! se donner, pas si bête, c'est bon pour les femmes qui ont un peu de cœur.

Il est allé s'appuyer à une des portes-fenêtres et tourne le dos à Joujou.

JOUJOU, que les larmes étouffent. — Maurice, c'est vrai, je me suis mal conduite envers vous, j'ai été coquette, je vous ai menti, mais je vous en demande pardon humblement et je vous supplie de ne pas me laisser partir... pour longtemps peut-être, sur de mauvaises paroles.

MAURICE, sans se retourner. — Je vous en prie.., ces simagrées ont assez duré.

JOUJOU. — Au moins, dites-moi adieu!...

(Un temps.) Vous no voulez pas'i* (Un temps.) Eh bien, moi, Maurice, je vous dis adieu !

Arrivée à la porte d« fond, elle hésite un instant, descend d'un pas, et, à Maurice qui ne la voit pas. envoie des deux mains un grand baiser, puis sort.

JOUJOU. — La, ètes-yous rassuré?

Page 1